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La justice vénézuélienne poursuivra ceux qui "conspirent contre la paix"

Une marche de soutien au président Maduro à Caracas au Venezuela le 06 août 2018. Photo: Alvaro Algarra, VOA.

La justice vénézuélienne a promis de poursuivre tous ceux qui "conspirent contre la paix" après l'"attentat" dont le président Nicolas Maduro dit avoir été la cible.

Alors que les autorités annoncent une riposte énergique, une marée de partisans du pouvoir, portant des portraits de M. Maduro, ont défilé lundi jusqu'au palais présidentiel de Miraflores à Caracas.

Plusieurs centaines de chavistes ont attendu pendant des heures une apparition de M. Maduro, annoncée par le ministère de la Communication, mais le président n'est pas venu. Le ministère n'a pas donné d'explication à son absence.

"Nous sommes venus soutenir le président après l'attaque terroriste dont il a été la cible", a déclaré à l'AFP Francisca Harvey, 53 ans, alors qu'elle se dirigeait vers l'estrade où l'on pouvait lire sur un écran géant "Maduro pour longtemps".

"J'espérais le voir aujourd'hui, mais on imagine qu'il n'est pas sorti pour des raisons de sécurité", déclarait Margot Sivira, 36 ans, qui s'est présentée comme "une combattante sociale".

Une autre manifestante, Linda Estrada, 48 ans, a elle aussi justifié l'absence de M. Maduro. "Le président ne peut pas venir ici, on ne va pas leur donner le plaisir de pouvoir le tuer", a-t-elle dit.

Depuis l'estrade, le numéro deux du camp présidentiel, Diosdado Cabello, a mis en garde contre les conséquences d'un éventuel assassinat du président. "Ne pensez pas, messieurs de la bourgeoisie, des partis d'opposition, que vous pourriez gouverner un seul instant. Le Venezuela serait à feu et à sang!", a-t-il lancé.

Selon les autorités vénézuéliennes, deux drones chargés d'explosif ont détoné près de la tribune présidentielle lors d'une cérémonie militaire à Caracas.

Rapidité de la réponse des forces de l'ordre, contradictions dans les déclarations des autorités, éventuelles manipulations: l'affaire soulève de nombreuses questions. M. Maduro affirme régulièrement être la cible de complots en tous genres que ses services de sécurité parviendraient à déjouer.

"Connexions internationales"

Lors d'une conférence de presse lundi, le procureur général du Venezuela Tarek William Saab a mis en garde contre toute nouvelle tentative de viser les autorités.

La justice "poursuivra dans le cadre de la loi ceux qui conspirent contre la paix civile", a averti le magistrat. "Que ces faits servent, une fois pour toutes, à mettre un terme à toute tentative de porter atteinte à la paix de façon violente".

M. Saab a confirmé que deux hommes avaient été arrêtés "en flagrant délit" alors qu'ils pilotaient un des drones depuis un véhicule à proximité de l'événement. Cet engin a explosé après avoir heurté un immeuble, selon les autorités.

Contrairement à ce qu'il avait annoncé dimanche, le procureur général n'a pas révélé les identités des personnes interpellées.

Pour l'heure, six personnes ont été arrêtées dans cette affaire, d'après le ministre de l'Intérieur Nestor Reverol.

"On sait d'où ont été pilotés les drones, des preuves y ont été recueillies (...) Tous les auteurs des faits ont été identifiés ainsi que leurs complices", a affirmé le magistrat.

M. Saab a également assuré que les personnes "qui ont fabriqué les engins" explosifs ont été identifiées et que "les premières connexions internationales ont été établies".

Complots

Peu après les faits, M. Maduro a mis en cause son homologue colombien Juan Manuel Santos, qui cède mardi le pouvoir à son successeur Ivan Duque. Evoquant des "financiers" non identifiés qui résideraient aux Etats-Unis, il a également mis en cause "l'ultra-droite", se référant ainsi à l'opposition vénézuélienne.

Il a réitéré ses accusations contre M. Santos dans une vidéo postée sur Twitter dans la nuit de lundi à mardi.

Les forces de sécurité "ont capturé tous les auteurs matériels et nous allons poursuivre les auteurs intellectuels. C'est clair et il y a suffisamment de preuves de l'implication du gouvernement colombien sortant de Juan Manuel Santos", a déclaré M. Maduro. "Je vais le démontrer avec des preuves et des témoignages", a-t-il assuré.

A Bogota, le gouvernement a qualifié d'"absurde" la version de Caracas, que le président Santos lui-même a jugée "insolite".

Les Etats-Unis ont eux aussi nié toute implication.

Un mystérieux groupe rebelle, baptisé "Mouvement national des soldats en chemise" a revendiqué l'action sur les réseaux sociaux.

L'opposition a exprimé son inquiétude devant la fermeté des avertissements des autorités, craignant une nouvelle vague de répression. Selon les adversaires de M. Maduro, le pays compte 248 "prisonniers politiques".

L'événement continue à susciter des réactions internationales. Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres "est préoccupé", a indiqué lundi un porte-parole. Le président turc Recep Tayyip Erdogan a exprimé son soutien à M. Maduro lors d'un entretien téléphonique.

L'incident est survenu dans un contexte social et politique tendu. Tous les voyants économiques au Venezuela sont au rouge vif. L'inflation pourrait atteindre 1.000.000% fin 2018, selon le Fonds monétaire international (FMI), et le PIB devrait s'effondrer de 18%.

Avec AFP

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L'Australie sur le pied de guerre pour faire face aux incendies

La ville de Sydney est enveloppée par une fumée provenant d'incendies dans le nord de la ville, en Australie, le 11 novembre 2019.

Des milliers de pompiers ont été déployés mardi dans l'est de l'Australie pour faire face aux incendies qui devraient s'intensifier en raison d'une combinaison de facteurs: des vents violents, des températures caniculaires et une végétation sèche.

Alors que des dizaines de feux de brousse n'étaient toujours pas maîtrisés, des températures atteignant les 40 degrés, des vents soufflant à 60 km/h sont attendus dans certaines régions de l'Etat de Nouvelles-Galles du Sud (sud-est).

Les pompiers ont prévenu qu'une vaste région située autour de Sydney était menacée par ces conditions "hors normes".

Depuis vendredi, les incendies sur la côte est de l'Australie ont déjà fait trois morts, détruit plus de 150 habitations et contraint des milliers d'habitants à fuir.

Shane Fitzsimmons, responsable des pompiers de l'Etat de Nouvelles-Galles du Sud (sud-est), a affirmé que dans les conditions actuelles, "si un incendie se déclare et s'établit ... nous ne l'arrêterons pas".

"Nous avons déjà d'importants incendies sur la côte nord de la Nouvelle-Galles du Sud. Certains couvrent à eux seuls une superficie de plus de 100.000 hectares, soit un périmètre d'un millier de kilomètres", a-t-il ajouté.

Les vents qui soufflent d'ouest en est et la végétation qui souffre d'une intense sécheresse risquent de propager les feux de brousse en direction des foyers de population vivant sur le littoral.

A titre préventif, environ 600 écoles ont été fermées, ainsi que de nombreux parcs nationaux et, par endroits, les habitants ont été invités à envisager de quitter leurs domiciles.

La police et l'armée apportent un appui logistique aux pompiers qui ont également reçu le soutien aérien de plus de 80 appareils.

"Maintenant, il est temps de réfléchir à partir, partez tôt et allez dans un endroit sûr", a conseillé M. Fitzsimmons.

Le rallye d'Australie, dernière manche du championnat du monde des rallyes de la FIA, qui devait débuter jeudi en Nouvelle-Galles du Sud, a été annulé mardi par les organisateurs.

"Il n'est pas opportun d'organiser le rallye", a déclaré dans un communiqué Andrew Papadopoulos, le président de cet événement, invoquant notamment des raisons de sécurité.

- "Les feux sont partout" -

Dans la petite ville de Taree, au nord de Sydney, des dizaines de personnes ont trouvé refuge dans un parc d'exposition.

Caroline Watson, 59 ans, est arrivée lundi soir avec son époux et leur chien.

"Les feux sont absolument partout ", a-t-elle dit à l'AFP. "Ils ne nous ont pas demandé de partir, mais on s'est dit que ça viendrait."

Dans les Blue Mountains, à l'ouest de Sydney, Alan Gardiner, un pompier de Winmalee, a indiqué que les habitants étaient "terrifiés et à bout de forces".

La ville porte encore les stigmates de l'incendie de 2013 qui avait détruit 200 habitations et la population est parfaitement consciente du fait, qu'en raison du peu d'axes routiers dans cette zone montagneuse, ils doivent envisager de partir avant qu'il ne soit trop tard.

Mais M. Gardiner veut encore croire que "la journée sera très calme. (...) S'il y a un incendie, ce sera catastrophique".

Les autorités ne pensent pas que la ville de Sydney, qui compte plus de quatre millions d'habitants, soit menacée mais elles ont lancé une alerte sanitaire en raison de l'épais nuage de fumée toxique qui recouvre la ville.

La présence de ces nuages de fumée, liés aux incendies de la semaine dernière, a été signalée jusqu'en Nouvelle-Calédonie, à près de 1.500 kilomètres de l'autre côté de la mer.

Sue Johnson, qui vit dans le nord de Sydney, a participé à l'évacuation de chevaux qui se trouvaient dans des zones menacées aux environs de Sydney.

"J'ai emmené deux chevaux au milieu de la nuit", a-t-elle expliqué, avant de préciser qu'elle a coupé la végétation autour de sa maison.

"J'espère que rien de tout cela ne sera nécessaire, a-t-elle souligné, mais les habitants ont "peur, très peur".

De tels incendies se produisent chaque année sur l'immense île-continent pendant le printemps et l'été en Australie. Cette année, elle a été particulièrement précoce et violente. Elle pourrait être l'une des pires qu'ait connue l'Australie.

En Nouvelle-Galles du Sud, un million d'hectares ont déjà brûlé, soit déjà trois fois plus que l'an dernier.

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