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Attaques de Paris : une enquête aux ramifications en Belgique et en Syrie

Arzu Cakir (VOA)

Qui sont les assaillants, leurs éventuels complices et commanditaires? L'enquête, qui s'annonce longue, devra déterminer comment des kamikazes - un mode opératoire employé pour la première fois en France - ont pu se coordonner pour commettre un tel carnage dans Paris au nom du groupe jihadiste Etat islamique (EI) vendredi soir.

- QUI SONT LES KAMIKAZES? -

Ce sont très vraisemblablement trois équipes qui ont frappé vendredi soir, a déclaré le procureur de Paris François Molins. Sept assaillants sont morts. Trois personnes ont aussi été arrêtées à Bruxelles, dont un homme résidant en Belgique -- français selon M. Molins, belge d'après le gouvernement belge -- qui a loué l'un des véhicules utilisés lors des tueries. Inconnues des services de renseignement français, mais pas toutes étrangères aux services belges, ces trois personnes interpellées avaient fait l'objet d'un contrôle routier près de la frontière franco-belge, samedi matin. Ces trois personnes forment-elles la troisième équipe d'assaillants citée par le procureur, avec celle du Stade de France et celle du Bataclan, dont les membres sont morts? Ce n'était pas clair samedi soir.

La "piste syrienne" est l'une des hypothèses de travail des enquêteurs, ont souligné des sources policières. De fait, un passeport syrien a été retrouvé près d'un des auteurs des attaques, appartenant à un migrant enregistré sur une île grecque en octobre, a affirmé Athènes. Un homme inconnu des services français, selon le procureur François Molins.

En revanche, un des kamikazes du Bataclan (89 morts), un homme de 29 ans, né à Courcouronnes en banlieue parisienne, connu pour des faits de petite délinquance mais jamais incarcéré, avait été l'objet d'une fiche des services de renseignements en 2010 pour radicalisation. Mais il n'avait jamais été impliqué judiciairement dans une affaire de terrorisme.

Une source policière évoque "des types aguerris à première vue et parfaitement entraînés, que les témoins décrivent comme assez jeunes et sûrs d'eux". Ont-ils pour partie combattu en Syrie? Les assaillants du Bataclan ont en tout cas évoqué la Syrie et l'Irak lors d'une brève tentative de médiation avec les forces de l'ordre.

- UNE ATTAQUE DE NATURE INÉDITE -

Elle est sans précédent. Par l'ampleur du bilan (129 morts, un chiffre qui semble appelé à augmenter). Mais aussi par son mode opératoire: c'est la première fois que des kamikazes frappent sur le territoire français.

Contrairement aux auteurs des attentats de janvier, cette fois, à en croire les premiers éléments, ils semblent avoir réussi à rester sous le radar des services spécialisés, même si au moins l'un d'entre eux avait fait l'objet d'une fiche S.

Enfin les objectifs. Jusqu'à présent, certaines catégories de personnes étaient visées (caricaturistes, catholiques, policiers ou militaires, et surtout juifs). Cette fois, les jihadistes ont tiré indistinctement dans la foule attablée à des restaurants, visé un match de football, exécuté des spectateurs d'un concert de rock. C'était aussi le cas fin août, quand un carnage a été évité de justesse dans un train Thalys.

En août, un Français arrêté à son retour de Syrie, où il avait séjourné quelques jours à Raqqa, fief du groupe EI, avait évoqué des instructions pour viser une salle de concert.

- SUR LA TRACE D'ÉVENTUELS COMPLICES -

La coordination de ces attaques terroristes ne fait aucun doute: de la première explosion au Stade de France au début d'un match international à 21H20 à la dernière à 21H53, il s'est déroulé un peu plus d'une demi-heure. L'assaut qui devait mettre fin à la prise d'otages du Bataclan a été donné à 00H20.

Y a-t-il eu des commanditaires à l'étranger, notamment en Syrie, comme cela semble désormais le cas dans la plupart des dossiers terroristes? Les jihadistes de l'État islamique, qui n'ont jamais assumé des actes qu'il n'avaient pas commis, ont revendiqué les attaques de Paris.

Qui a fourni les armes, le financement, les voitures? Qui est l'artificier, dont des spécialistes doutent qu'il soit parmi les morts, trop précieux pour être engager directement?

Tous les auteurs étaient équipés d'armes de guerre de type kalachnikov et ont tiré des centaines de fois, chacun portait "le même type d'explosifs". Au stade de France, le kamikaze portait "une ceinture explosive (...) avec un détonateur avec bouton poussoir sous forme de boulons pour accroître le souffle de l'explosion", a expliqué le procureur.

Avec AFP

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Une ville californienne va interdire chips et bonbons aux caisses des supermarchés

Des enfants portant des masques d'Halloween reçoivent des bonbons pendant la tradition «Trick or Treat» à Makati à Manille le 31 octobre 2008. Les parents doivent surveiller la consommation de sucre de leurs enfants selon le Dr Mary Hayes, dentiste pédiatre à Chicago. AP/Marquez

La ville de Berkeley, bastion progressiste du nord de la Californie, va interdire la vente des produits trop sucrés ou salés sur les présentoirs situés aux caisses des supermarchés afin de promouvoir une alimentation plus saine, une première aux Etats-Unis selon des médias locaux.

Le conseil municipal de Berkeley, ville universitaire de 120.000 habitants près de San Francisco, a adopté cette semaine à l'unanimité une ordonnance qui bannira des caisses les produits contenant plus de 5 grammes de sucres ajoutés ou plus de 250 mg de sodium par portion. L'interdiction vise également toutes les boissons contenant des sucres ajoutés ou des édulcorants artificiels.

L'ordonnance relève que "des aliments bon marché et riches en sel, graisses saturées et sucres ajoutés sont prédominants dans les présentoirs des caisses". Les clients y sont "plus enclins à effectuer des achats impulsifs et les parents se battent avec leurs enfants qui réclament des confiserie à la fin des courses".

L'interdiction, qui doit s'appliquer à 25 supermarchés de la ville, entrera en vigueur en mars prochain et les premières visites des inspecteurs sanitaires sont prévues en janvier 2022.

"Ce qui est bon pour les clients à Berkeley est aussi bon pour nos commerces", a lancé Kate Harrison, l'une des élues à l'origine de cette mesure.

En 2014, Berkeley avait déjà été la première à imposer une taxe sur les sodas, une initiative reprise ensuite par plusieurs autres grandes villes américaines.

Selon une étude publiée début 2019, les habitants de Berkeley avaient diminué leur consommation de boissons sucrées de 21% dans l'année qui avait suivi la mise en place de cette "taxe sodas". La chute atteignait 52% en 2017.

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