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Crimes/enquêtes

Attaque aux cocktails molotov contre l'ambassade de Cuba en France

Le président cubain Miguel Diaz-Canel.

L'ambassade de Cuba à Paris, en France, a déclaré mardi que son bâtiment avait été attaqué avec des cocktails Molotov, causant de sérieux dégâts, bien qu'aucun blessé parmi le personnel diplomatique n'a été signalé.

L'ambassade a publié des photos sur son compte Twitter officiel pour montrer les dégâts causés au complexe et condamner l'attaque qu'elle considère comme "des actes terroristes". Elle n'a pas précisé qui était considéré comme responsable, mais a toutefois blâmé des "les campagnes de gouvernement des Etats Unis" contre Cuba, selon un communiqué publié sur son site web.

"Les responsables directs de ces actes sont ceux qui incitent à la violence ou à la haine envers notre pays", a déclaré le ministre cubain des Affaires étrangères sur Twitter.

Une source policière a déclaré qu'une enquête était en cours et que les motifs de l'incident restent inconnus.

La source a également confirmé qu'il n'y avait pas de blessés.

La France a condamné l'attaque de mardi contre l'ambassade de Cuba, a déclaré une porte-parole du ministère français des Affaires étrangères.

La porte-parole a ajouté qu'une enquête judiciaire a été ouverte sur cet incident.

Manifestations à Cuba

Cuba a connu des manifestations massives en raison de la crise de la pandémie et de la gestion de l'urgence sanitaire par le gouvernement. Les marches ont été rejointes par des demandes de renforcement des libertés civiles, incitant le gouvernement socialiste à restreindre l'accès aux réseaux sociaux et aux plateformes de messagerie.

Les ministres des affaires étrangères de deux douzaines de pays, dont les États-Unis, ont condamné les arrestations de manifestants à Cuba et demandé le rétablissement complet de l'accès à Internet.

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Elmarie Myburgh,l'enquêteuse la plus redoutée de Pretoria

Le lieutenant-colonel Elmarie Myburgh (d) porte un mannequin après l'examen pratique des étudiants lors d'un cours sur les crimes à motivation psychologique à l'Académie des services de police sud-africains à Hammanskraal le 15 septembre 2021.

Les seins sont mutilés mais le sexe intact. Pas de sang sur la scène de crime, le corps a été déplacé: le crime est maquillé, en déduit Elmarie Myburgh, seule profileuse dans un des pays les plus violents au monde, l'Afrique du Sud.

Dans le bureau qu'elle occupe depuis près de 25 ans, au quartier général de la police à Pretoria, elle a accumulé de la paperasse. Derrière elle, les "dockets", dossiers dans lesquels s'assemblent les pièces du puzzle de chaque crime: interrogatoires, expertises médicales et balistiques, relevés sanguins...

Soixante-dix affaires de meurtres et 90 viols en série au compteur: cette femme calme et souriante a dressé le profil de chacun de ces criminels. Elle a observé le nombre de coups, la violence exprimée lors du passage à l'acte, évalué la proximité de l'auteur des faits avec la victime et tenté de comprendre le crime pour traquer son auteur.

Elle est la seule à faire ce travail en Afrique du Sud, épaulée par trois capitaines qu'elle forme pour la relève. Ce pays, qui enregistre un meurtre toutes les 25 minutes et 115 plaintes pour viols par jour, pourrait compter des dizaines de criminologues, psychologues du crime et spécialistes des crimes en série.

Mais la police sud-africaine, qui traîne la sulfureuse réputation d'être corrompue et inefficace, souffre aussi de coupes budgétaires qui ont dépeuplé ses rangs.

"Courant d'air"

Elmarie Myburgh était déjà là lorsque l'unité d'enquête psychologique a été créée après la fin du régime d'apartheid en 1994. A l'époque, le FBI américain excellait déjà dans le profilage des criminels. "Aujourd'hui, on les égale", estime-t-elle.

Sa première scène de crime, elle s'en souvient parfaitement. "Un meurtre, ici à Pretoria. L'homme était allongé sur le dos. La tête écrasée sous une énorme pierre".

A 27 ans, elle avait déjà scruté bon nombre de photos de crimes. "Mais c'est une autre histoire quand tu es sur place. Le sang, l'odeur", décrit-elle.

Peu de temps après, elle est appelée sur un autre meurtre. Une femme, plusieurs coups de couteau, dans sa maison. "On était assis dans le salon, on interrogeait le mari. Un courant d'air a fait claquer une porte. J'ai sursauté", avoue-t-elle.

Ces deux affaires n'ont jamais été résolues. Manque de preuves. Pour elle, la frustration fait partie du métier. Surtout dans un système surchargé qui tout entier déraille: "Il y a tellement d'affaires", dit Elmarie Myburgh. "On a plus de meurtres à Pretoria le samedi qu'en Norvège ou en Suède en un an", ironise-t-elle.

Alors il faut parfois attendre des mois, voire des années, pour recevoir les résultats d'un test ADN ou d'une analyse de téléphone.

"Fiction"

Les chiffres ne sont pas bons: moins de deux meurtres sur dix sont élucidés, selon les statistiques. Pour la spécialiste, la criminalité record, en hausse depuis au moins dix ans, s'explique aussi comme ça: "Les gens pensent qu'ils peuvent s'en tirer".

Le lieutenant-colonel Myburgh ne fume pas, a un penchant pour le bon vin. Cette femme de 50 ans au regard clair, coiffure soignée et ongles faits, carbure au café quand il y a du boulot. Pour se délasser, elle regarde parfois un épisode des "Experts". "Pas réaliste", observe-t-elle. Finalement, les acteurs l'agacent.

L'auteur sud-africain de polars à succès, Deon Meyer, lui envoie ses manuscrits pour relecture. Elle règle de petits détails. "Il se débrouille bien, il ferait un bon enquêteur", rit-elle.

"Elle comprend à la fois ce qu'un enquêteur a dans le ventre et ce qu'il y a dans l'esprit d'un criminel. Mais ce qui la rend si exceptionnelle, c'est qu'elle lit aussi des romans policiers", a publiquement dit d'elle l'écrivain.

Elle est régulièrement citée dans les journaux pour ses interventions au tribunal. Car une part non négligeable du métier est de présenter, au cours du procès, le profil criminel de ceux qui sont "des dangers pour la société".

Dans un peu plus de neuf ans, la profileuse pourra prendre sa retraite: "Je devrais pouvoir tenir jusque-là", dit-elle sereinement.

Arrestation d'auteurs présumés du kidnapping de plus d'une centaine d'élèves nigérians

Quelques effets restants des élèves du lycée Bethel Baptist enlevés par des hommes armés dans la zone de gouvernement local de Chikun dans l'État de Kaduna, au nord-ouest du Nigéria, le 14 juillet 2021. (Photo AFP/ Kola Sulaimon)

Trois personnes soupçonnées d'avoir enlevé dans le nord-ouest du Nigeria plus d'une centaine d'élèves dans une école chrétienne il y deux mois ont été arrêtées, a annoncé jeudi soir la police.

"Trois personnes parmi les suspects-clé impliqués dans l'enlèvement des élèves de la Bethel Baptist High School ont été arrêtées", a indiqué dans un communiqué un porte-parole de la police nigériane, Frank Mba.

Selon lui, l'un des trois suspects "s'est occupé de la surveillance de l'école et s'est concerté avec les autres membres de son gang avant d'attaquer et d'enlever les élèves". Un fusil d'assaut AK47 a été retrouvé chez chacun des trois suspects, a-t-il ajouté, précisant que l'enquête était toujours en cours.

Le 5 juillet, des hommes armés avaient envahi le pensionnat du lycée baptiste Bethel Secondary School, à la périphérie de la ville de Kaduna, et enlevé 121 élèves qui dormaient dans leurs chambres.

Depuis le 5 juillet, 100 élèves ont été libérés ou ont réussi à s'échapper, tandis que 21 restent encore aux mains de leurs ravisseurs.

Ce kidnapping de masse s'inscrivait dans une série d'enlèvements menés depuis des mois par des groupes criminels armés, agissant dans le nord-ouest et le centre du Nigeria.

Ces groupes qui mènent pillages, attaques et enlèvements, sont d'abord motivés pour l'appât du gain. Ils prennent pour cible des écoliers et des étudiants pour en obtenir des rançons et n'ont a priori pas de motivation idéologique, à l'inverse des groupes jihadistes qui sévissent au Nigeria.

Environ un millier d'écoliers et d'étudiants ont été enlevés depuis décembre, lorsque les gangs ont commencé à s'en prendre aux établissements scolaires. La plupart ont été relâchés après des négociations mais des centaines restent prisonniers dans des camps cachés dans des forêts.

Le mois dernier, près d'une centaine d'élèves d'une école privée musulmane qui avaient été enlevés dans l'ouest du Nigeria en mai ont retrouvé leurs parents.

Les islamistes de Boko Haram sont les premiers à s'être livrés à des rapts dans des écoles, avec l'enlèvement de plus de 200 jeunes filles dans leur dortoir de Chibok en 2014, suscitant l'émoi de l'opinion publique mondiale.

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Arrestation en RDC du formateur présumé des rebelles ADF

Patrouille mixte ONU-FARDC près de la zone d'une attaque aux ADF à environ 30 km de Beni, en République démocratique du Congo, le 23 juillet 2021.

Un ressortissant étranger présenté par les autorités congolaises comme un Jordanien formateur des rebelles du groupe Forces démocratiques alliées (ADF) a été arrêté sur un axe routier dangereux de Beni, dans l'est de la République démocratique du Congo, a-t-on appris mardi de source gournementale.

"L'armée a arrêté un Jordanien sur la route Beni-Kasindi. Il a été transféré à Kinshasa et a été soumis aujourd'hui (mardi) à l'interrogatoire du parquet militaire", a déclaré à l'AFP Patrick Muyaya, porte-parole du gouvernement congolais.

"Cet homme avait la charge de former des terroristes ADF à la manipulation des drones", a-t-il ajouté.

Selon une autre source, il avait sur lui un titre de séjour de la République du Kosovo, qu'a pu consulter l'AFP. Ce document indique son âge, 40 ans, et mentionne la nationalité non pas jordanienne, mais saoudienne.

En mai, une ex-otage des ADF avait témoigné auprès d'une équipe de l'AFP avoir vu des Caucasiens manipuler des drones dans une clairière dans une forêt du territoire de Beni.

Cette arrestation "serait la première indication claire que l'État islamique (EI) fournit à sa filiale congolaise une assistance technique directe pour améliorer ses capacités", a analysé auprès de l'AFP Laren Poole, chef des opérations de l'organisation américaine Bridgeway Foundation.

De la centaine de groupes armés actifs dans la région orientale de la RDC, les ADF sont accusés d'être responsables de massacres de plus de 6.000 civils depuis 2013, selon un décompte de l'épiscopat congolais. A l'origine, les ADF étaient des rebelles musulmans ougandais. Ils sont maintenant présentés par l'organisation jihadiste EI comme sa branche en Afrique centrale.

Dans le nord-ouest du Nigeria, "les bandits" en fuite inquiètent les habitants

Un convoi de l'armée nigériane avec un canon antiaérien se dirige vers Bama, dans l'État de Borno, au Nigéria, le 31 août 2016.

L'opération menée par l'armée nigériane contre le banditisme dans le nord-ouest du pays le plus peuplé d'Afrique inquiète les habitants et autorités des régions voisines, où des hommes armés, membres de ces groupes criminels, ont récemment fui en nombre.

Ces hommes, connus localement sous le nom de bandits, pillent les villages, volent le bétail et pratiquent des enlèvements contre rançons. Cette année, ces gangs ont pris pour cible des écoles et des universités, enlevant plus de 1.400 élèves, selon l'Unicef.

Début septembre, des centaines de soldats appuyés par des forces aériennes ont lancé une offensive dans l'Etat de Zamfara, où sont installées un grand nombre de ces bandes.

Pour mener à bien cette opération militaire, les autorités ont suspendu les réseaux mobiles à Zamfara.

Elles ont également imposé une série de restrictions, allant de l'interdiction de vendre des bidons d'essence jusqu'à la suspension de marchés de bétails, l'une des principales sources de revenus de ces gangs.

En réaction, les "bandits" ont installé des barrages sur plusieurs grandes routes de Katsina, l'Etat frontalier avec Zamfara. Là, ils saisissent la nourriture transportée par les camions, et siphonnent l'essence des véhicules, selon les témoignages d'habitants recueillis au téléphone par l'AFP.

"Ces derniers jours, nous avons observé une présence accrue d'hommes armés à moto dans la zone", explique Ashiru Bawa, qui habite dans le département de Kankara. "Les pénuries de nourriture et d'essence les ont sérieusement affectés".

Les médias locaux rapportent que les criminels se trouvent privés de nourriture, et qu'ils exigent désormais aux familles des otages des vivres, et non plus des billets de banques, pour le paiement des rançons.

Les autorités de Katsina ont également coupé les réseaux mobiles sur une partie du territoire. Tout comme l'Etat voisin de Sokoto dimanche.

La suspension des télécommunication vise à empêcher les bandits d'échanger entre eux, mais aussi avec leurs informateurs, et protéger ainsi les déplacements des troupes.

Mais ces coupures affectent également les habitants qui peinent désormais à prévenir les autorités en cas d'attaques, affirme M. Bawa, qui a parcouru 120 kilomètres pour atteindre la capitale de l'Etat de Katsina et passer un important coup de fil.

A Katsina, les bandits n'ont pas fait de mal aux automobilistes, selon les habitants qui craignent cependant qu'ils ne reprennent leurs attaques "après avoir repris des forces", s'inquiète M. Bawa.

Les différentes campagnes militaires lancées depuis 2016 et les accords d'amnistie conclus entre les gouverneurs locaux avec les bandits n'ont pas réussi à mettre fin aux violences.

- "Affamés et abattus" -

Ces derniers jours, les autorité de Kaduna ont rapporté une augmentation du nombre d'attaques dans plusieurs zones reculées de cet autre Etat voisin.

Les bandits ont envahi plusieurs communautés dans les districts de Igabi, Chikun, Giwa, Birnin Gwari et Sanga "où plusieurs habitants ont perdu la vie", a déclaré le responsable de la sécurité de l'Etat de Kaduna, Samuel Aruwan.

Les habitants du district de Giwa ont informé l'AFP que des hommes armés juchés sur des motos et venus de Zamfara circulaient actuellement sur leurs routes et occupaient les villages de Saulawa et Damari.

Ailleurs, dans le district de Birnin Gwari, les bandits "sont arrivés pour la plupart à pied, l'air affamé et abattu, et se sont enfoncés dans la forêt", décrit un habitant du village de Udawa, Husseini Ibrahim.

Selon lui, certains de ces hommes prêchent auprès de la population, suggérant un possible lien avec Ansaru, un groupe affilié à al-Qaïda présent dans les forêts de Kaduna.

Les bandes criminelles sont d'abord motivées par l'appât du gain, et n'ont a priori pas de motivation idéologique, mais des liens avec les groupes jihadistes qui opèrent à des centaines de kilomètres de là, dans le nord-est du Nigeria, existent également.

"Les bandits qui sont chassés de Zamfara, arrivent en masse à Birnin Gwari et les forces de sécurité ne les poursuivent pas", déplore Ahmed Isah, un habitant.

"Ils devraient coordonner l'opération avec les Etats voisins pour bloquer les routes par lesquelles les bandits s'échappent et les écraser", avance-t-il. "Sinon l'opération de Zamfara ne les fera que changer d'endroit".

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