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47 associations de défense dénoncent le projet de loi d'entente nationale au Mali

Les animateurs de 47 organisations maliennes de défense des droits humains réunis lors d’une conférence à Bamako, Mali, le 9 novembre 2018. (Facebook/Aboubacrine Ag Aklini)

Quarante-sept organisations maliennes de défense des droits humains ont rejeté vendredi le projet de loi d'entente nationale censé contribuer à la restauration de la paix et la réconciliation après la crise qu'a connue le pays en 2012.

Ce projet de loi de 38 articles, adopté par le gouvernement en juin, a été présenté en août à l'Assemblée nationale qui doit en débattre à partir du 13 décembre en vue de son adoption, selon les associations.

"Nous ne sommes pas contre un projet de loi d'entente nationale, bien au contraire. Mais pas ce projet qui est un projet de mésentente et non d'entente", a déclaré lors d'une conférence de presse à Bamako Me Moctar Mariko, président de l'Association malienne de défense des droits de l'Homme (AMDH).

"Nous allons nous battre par tous les moyens légaux pour qu'il ne soit pas adopté le 13 décembre prochain à l'Assemblée. Nous prévoyons des marches notamment dans tout le Mali", a ajouté Me Mariko.

Le texte prévoit l'exonération des poursuites pénales contre les personnes ayant commis des crimes et délits punis par le Code pénal malien ou les conventions ratifiées par le Mali "survenus dans le cadre des événements liés à la crise née en 2012".

"Sont exclus du champ d'application de la présente loi les crimes de guerre, les crimes contre l'humanité, les viols et tout autre crime réputé imprescriptible", selon le projet.

Mais, dans un communiqué, les associations ont déploré des "mécanismes inadéquats" pour garantir que les auteurs de tels actes puissent bénéficier de l'exonération prévue par cette loi, ainsi que l'absence de consultation des victimes par le gouvernement.

Au cours de la conférence de presse, la présidente du Conseil national des associations de victimes (Cnav), Amina Maïga, a qualifié le texte d"'insulte aux mères des enfants issus de viols commis par des combattants lors de la crise".

Dans son message de fin d'année, le président Ibrahim Boubacar Keïta, réélu en août, avait annoncé une loi "d'entente nationale" exemptant de poursuites "tous ceux impliqués dans une rébellion armée", à condition qu'ils n'aient "pas de sang sur les mains".

D'autres pays en proie à des violences "ont pratiqué une démarche similaire", avait-il souligné, en référence notamment à la loi de "concorde civile" en Algérie voisine.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes, en grande partie dispersés par une intervention militaire lancée en janvier 2013 à l'initiative de la France.

Mais des zones entières échappent au contrôle des forces maliennes, françaises et de l'ONU, malgré la signature en mai-juin 2015 d'un accord de paix censé isoler définitivement les jihadistes, dont l'application accumule les retards.

Avec AFP

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Soudan : la police disperse des manifestants en tirant du gaz lacrymogène

Le général Jamal Omar, membre du Conseil militaire de transition du Soudan, à la télévision soudanaise le 11 juillet 2019.

La police soudanaise a dispersé lundi, par des tirs de gaz lacrymogène, des manifestants rassemblés dans le centre de Khartoum après la mort la veille d'un homme tué par des paramilitaires dans une ville du sud-est du Soudan.

"La police a tiré du gaz lacrymogène pour nous disperser. Mais nous sommes revenus", a expliqué à l'AFP un des manifestants présents à la gare routière dans le centre de la capitale. Des rassemblements spontanés ont eu lieu lundi dans plusieurs quartiers de Khartoum, selon des témoins.

Dimanche, des paramilitaires soudanais ont tué par balle un civil et blessé sept autres personnes dans la ville d'Al-Souk, dans l'Etat de Sennar (sud-est), après un rassemblement d'habitants réclamant le départ de leur ville des Forces de soutien rapide (RSF), un groupe redouté de paramilitaires, ont raconté des témoins à l'AFP.

Scandant "régime civil, régime civil", environ 200 manifestants étaient encore présents dans le centre de Khartoum à la tombée de la nuit. Ils ont essuyé de nouveaux tirs de gaz lacrymogène, a constaté une journaliste de l'AFP.

De nombreux policiers antiémeutes étaient déployés. Des protestataires, dont certains ont reçu des coups de matraque, ont été emmenés dans des fourgons de police.

Dans la nuit, des hommes et des femmes manifestaient encore, agitant des drapeaux soudanais et scandant des slogans révolutionnaires, dans un quartier de l'est de Khartoum, celui de Burri, en présence d'unités de la police.

Ces rassemblements surviennent alors qu'un accord est attendu entre les militaires au pouvoir au Soudan depuis la chute en avril de l'ex-président Omar el-Béchir et les meneurs du mouvement de contestation qui secoue ce pays depuis plusieurs mois.

Cet accord doit formaliser le principe d'un partage du pouvoir entre les deux parties pendant une période de transition d'environ trois ans. Mais les négociations, qui ne sont pas encore achevées, ont été reportées à deux reprises la semaine dernière, à la demande des contestataires. Une nouvelle rencontre est prévue pour mardi.

Avec AFP

11 personnes en garde à vue décédées à l'unité antidrogue en une nuit

Adama Pamtaba, chargé de communication de la police municipale de Ouagadougou, au Burkina, le 12 novembre 2018. (VOA/Lamine Traoré)

Onze personnes détenues en garde à vue sont décédées dans la nuit de dimanche à lundi dans les locaux de l'Unité antidrogue de Ouagadougou, a annoncé la procureure du Burkina Faso, Maiza Sérémé.

"Le procureur du (Burkina) Faso près le tribunal de grande instance de Ouagadougou a été informé, ce jour 15 juillet 2019, par la directrice de la police judiciaire de la police nationale de ce que onze personnes gardées à vue à l'Unité antidrogue (UAD) pour des infractions relatives à la législation des stupéfiants sont décédées dans la nuit du 14 au 15 juillet 2019", a écrit Mme Sérémé dans un communiqué.

Une "enquête a été ouverte",a indiqué la procureure qui s'est rendue sur les lieux accompagnée de ses substituts et de membres des services techniques.

"Des médecins légistes ont été requis" pour procéder à des examens et aux autopsies nécessaires pour déterminer les raisons des décès qui sont encore inconnues, a-t-elle souligné.

La société civile a par le passé souvent dénoncé les violences des forces de sécurité.

Le Burkina Faso, pays pauvre, est une des plaques tournantes du trafic de drogue vers l'Europe. La drogue arrive au Burkina Faso en provenance des ports d'Afrique de l'Ouest et prend ensuite la direction du nord vers le désert malien et libyen, selon une source sécuritaire.

En juin dernier, les autorités ont procédé à l'incinération de 35.300 tonnes de drogue, représentant le quart des saisies de l'année 2018, selon le secrétariat permanent du comité national de lutte contre la drogue.

Finale CAN-2019: 28 avions pour transporter les fans algériens

Un Boeing Boeing 737-8D6 immatriculé 7T-VKQ d'Air Algérie débarque à l'aéroport de Genève, le 20 novembre 2017.

Les autorités algériennes ont annoncé lundi avoir mobilisé 28 avions afin de transporter, via un pont aérien, 4.800 fans des "Fennecs" pour assister à la finale de la CAN-2019 face au Sénégal, vendredi au Caire.

Selon des sources concordantes, il y aura 13 avions d'Air Algérie, six de Tassili Airlines et neuf avions militaires. Ces avions décolleront des quatre coins du pays.

Le ministère algérien de la Défense avait annoncé dimanche par communiqué qu'il allait mettre à disposition neuf avions de transport militaire au profit de 870 supporters algériens.

La décision du pont aérien a été prise par le Premier Ministre, Noureddine Bédoui, lors d'un conseil du gouvernement tenu lundi.

Le pays est secoué depuis le 22 février d'un mouvement de contestation qui demande la fin du régime en place. Le Premier ministre fait partie des personnes dont le départ est réclamé par la rue.

Depuis le début de la CAN, 2.275 supporters sont partis d'Algérie. Plus de 1.200 d'entre eux sont restés au Caire pour assister jusqu'au bout aux matchs des verts, selon des sources concordantes.

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