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Assassinat à Tombouctou d'un chef de l'ex-rébellion

Des soldats de l'ONU près de l'aéroport de Tombouctou, le 4 février 2016.

Un responsable de l'ex-rébellion touareg dans le nord du Mali, chef d'une unité mixte formée notamment de soldats et d'ex-rebelles, a été assassiné dimanche à Tombouctou (nord-ouest), a-t-on appris lundi auprès des ex-rebelles et de source sécuritaire.

Le commandant Saloum Ould Becki était le "chef de mission" de la Coordination des mouvements de l'Azawad (CMA, ex-rébellion à dominante touareg) au sein du Mécanisme opérationnel de coordination (MOC) à Tombouctou, a déclaré à l'AFP Mohamed El Maouloud Ramadane, un responsable de la CMA.

Le MOC, une structure prévue par l'accord d'Alger de 2015 pour la paix dans le nord du Mali, est composé de militaires de l'armée régulière, de combattants des groupes armés progouvernementaux et d'ex-rebelles.

Son objectif, en prélude au désarmement, est d'instaurer la confiance entre l'armée malienne et les groupes armés impliqués dans le processus de paix, mais aussi de rassurer les populations dans ce pays du Sahel toujours confronté à la violence jihadiste.

Le commandant Ould Becki "a été assassiné dimanche soir dans son véhicule par des hommes armés", a expliqué M. Ramadane.

"C'est un commando de terroristes qui a assassiné Saloum Ould Becki (...) Son corps a été retrouvé dans sa voiture", a confirmé une source sécuritaire.

Il a été tué "par des hommes armés non identifiés qui se trouvaient à bord d'un véhicule pick-up aux environ de 21 heures (locales et GMT) dans le quartier de Hamabangou" à Tombouctou, a précisé la CMA lundi dans un communiqué.

Celle-ci "demande à la Minusma (la force de l'ONU au Mali) de procéder à une enquête". Elle affirme qu'elle "ne laissera pas ce crime impuni" et qu'elle "va entreprendre des poursuites pour retrouver les auteurs de cet odieux assassinat et les mettre hors d'état de nuire".

Depuis le lancement en 2013 d'une intervention militaire française, les groupes jihadistes ont été dispersés et en grande partie chassés du nord du Mali, dont ils avaient pris le contrôle en mars-avril 2012.

Mais des zones entières du pays échappent au contrôle des forces maliennes, françaises et de l'ONU, régulièrement visées par des attaques, malgré la signature de l'accord de paix de 2015, censé isoler définitivement les jihadistes, dont l'application accumule les retards.

Le président Ibrahim Boubacar Keïta, réélu en août, s'est fixé comme priorité le retour de la paix dans le nord avec la relance de la mise en oeuvre de l'accord de paix.

Avec AFP

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