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Arrestation au Mexique de 205 agents de police

Des policiers patrouillent les quartiers pauvres d'Acapulco, au Mexique, le 21 juin 2018.

Les autorités mexicaines ont arrêté jeudi 205 agents en uniforme, policiers et agents de voirie municipaux, en réponse à des taux de criminalité élevés, mais ont découvert que vingt d'entre eux ne faisaient pas partie des forces de l'ordre.

Sur les 368 agents travaillant dans la municipalité de Tehuacan, dans l'Etat de Puebla (centre), "20 étaient en situation irrégulière, ils n'étaient pas enregistrés, n'avaient pas passé les examens de contrôle et tests de confiance", a déclaré à la presse Jesus Morales, secrétaire de Sécurité publique de Puebla.

Les autorités étatiques ont décidé de prendre le contrôle de la police municipale de Tehuacan et d'autres services, soupçonnés de liens avec le crime organisé.

"Les pistes d'enquête nécessaires seront explorées. Nous sommes préoccupés par les omissions et les complicités possibles qui peuvent exister avec le crime organisé, il y a des anomalies et nous enquêtons", a déclaré Diodoro Carrasco, secrétaire général de l'Etat de Puebla.

"Nous prenons le contrôle de la prison, du département de police, du département de la circulation et du centre d'intervention immédiate (secours d'urgence)", a ajouté M. Morales.

Les autorités sont encore à la recherche de 113 agents qui ne travaillaient pas jeudi.

"Nous enquêtons sur les raisons pour lesquelles ils ne se sont pas présentés, y compris les commandants. Nous les cherchons."

Tehuacan est situé à 252 kilomètres de la capitale mexicaine et sa population est d'environ 320.000 habitants.

Il s'agit de la troisième municipalité de l'Etat de Puebla dont la sécurité est reprise en main par le gouvernement.

Dans la première, San Martin Texmelucan, 200 policiers avaient été relevés de leurs fonctions et désarmés le 2 mai, car soupçonnés de collusion avec des groupes criminels spécialisés dans le vol de carburant depuis les pipelines de l'entreprise Pemex (Petroleos Mexicanos).

Le 21 juin, à Ciudad Serdan, à 237 kilomètres de Mexico, le directeur de la police municipale et 35 agents avaient également été arrêtés.

D'autres opérations similaires ont été menées ailleurs dans le pays, en proie à des vagues de violences dues au narcotrafic.

Avec AFP

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Le vaccin anti-coronavirus russe suscite des doutes

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La Russie dit avoir développé le premier vaccin contre le coronavirus

Le président russe Vladimir Poutine sur la Place Rouge à Moscou, en Russie, le 24 juin 2020. REUTERS/Maxim Shemetov

Le président russe Vladimir Poutine a annoncé mardi que le Centre de recherches en épidémiologie et microbiologie Nikolaï Gamaleïa avait développé le "premier" vaccin contre le nouveau coronavirus dans le monde.

Le ministère russe de la Santé a précisé qu'une double inoculation "permettait de former une immunité longue", estimant qu'elle pouvait durer "deux ans".

Le vaccin contre le coronavirus développé en Russie a été baptisé "Spoutnik V", en référence au satellite soviétique, premier engin spatial mis en orbite, a déclaré le fonds souverain impliqué dans son développement.

"Plus d'un milliard de doses" ont été pré-commandées par 20 pays étrangers, a affirmé le patron de ce fonds Kirill Dmitriev, précisant que la phase 3 des essais commençait mercredi.

Le fonds souverain a précisé que la production industrielle débutera en septembre.

Cependant des experts émettent des doutes sur l'efficacité d'un vaccin produit, semble-t-il, à la hâte, rapporte le quotidien britannique Financial Times.

Des critiques balayées d'un revers de main par M. Dmitriev, qui dénonce une "politisation" de la recherche scientifique.

"Au lieu d'attaquer constamment la Russie, qui sera le premier pays au monde à enregistrer un vaccin contre le coronavirus, il serait préférable de s'engager dans un dialogue constructif avec nous", a-t-il déclaré.

D'après le magazine Time, le président Vladimir Poutine a déclaré qu'une de ses filles a déjà été inoculée du vaccin, gage de sa fiabilité.

Selon les autorités russes, les enseignants et le personnel médical devraient commencer à être vaccinés dès le mois d'août avant que le vaccin ne soit mis en circulation le 1er janvier 2021 dans la population.

Le nom du vaccin, Spoutnik V, renvoie à la victoire politico-scientifique qu'était la mise en orbite du satellite Spoutnik 1 par l'URSS en pleine Guerre Froide.

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HRW se félicite d'un soutien croissant au contrôle des robots tueurs

Un faux robot tueur exposé à Londres en avril 2013 lors du lancement de la campagne contre les robots tueurs.

Une majorité de pays sont désormais favorables à une réglementation internationale sur les armes autonomes, également appelées "robots tueurs", a affirmé lundi Human Rights Watch, en publiant un rapport sur les positions en la matière de 97 pays.

"Chaque pays a le devoir de protéger l'humanité de ces évolutions dangereuses", a estimé Mary Wareham, directrice du plaidoyer auprès de la division Armes de HRW et coordinatrice de la Campagne contre les robots tueurs, ces systèmes d'armement automatisés capables d'identifier et d'éliminer des cibles sans qu'une action humaine soit nécessaire.

"Placer l’usage de la force hors de tout contrôle humain est désormais largement considéré comme une grave menace pour l’humanité qui mérite une action préventive multilatérale urgente", a plaidé la responsable.

Elle s'est félicité d'un soutien croissant à l'interdiction de ces armes, comme le montre un rapport de l'organisation qui a examiné les positions de 97 pays: "La grande majorité d’entre eux considère que le maintien d’un contrôle et d’une prise de décision par des humains est une condition essentielle à l’acceptabilité et à la légalité internationale des systèmes d’armement".

"La plupart de ces pays ont exprimé le désir qu’un nouveau traité soit adopté imposant le maintien du contrôle humain sur l’usage de la force, dont 30 qui ont pris explicitement position en faveur d’une interdiction pure et simple des armes totalement autonomes", selon HRW.

Le rapport avait été préparé en vue d'une réunion de la Convention sur les armes classiques (CCAC) sur les robots tueurs qui devait s'ouvrir à l'ONU à Genève (Suisse) ce lundi mais a été reportée à l'automne prochain.

Mais "la technologie progresse clairement alors que certains des efforts diplomatiques ralentissent", a regretté Steve Goose, directeur de la division Armes de HRW.

HWR déplore notamment qu'"un petit nombre de puissances militaires – notamment la Russie et les États-Unis – (aient) bloqué les progrès vers une réglementation, tout en investissant massivement dans les applications militaires de l’intelligence artificielle et en développant des systèmes d’armes autonomes aériennes, terrestres et maritimes". Les décisions de la CCAC sont prises par consensus.

Depuis 2017, un groupe d'experts a défini, dans le cadre de la CCAC, 11 principes endossés par 121 pays, où revient constamment l'idée du maintien, en toutes circonstances, d'une forme de contrôle humain.

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