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Arrêt d'une campagne contre les violences conjugales au Chili mettant en scène un meurtrier

Manifestation contre la violence sexiste à Santiago, Chili, le 4 décembre 2019. (REUTERS/Pablo Sanhueza)

Le gouvernement chilien a retiré, face à un déluge de critiques, une campagne sur les réseaux sociaux montrant un homme condamné pour le meurtre de son épouse plaider de façon larmoyante contre les violences faites aux femmes.

"Ma chère petite fille, ma princesse. En ces jours d'enfermement tu me manques plus que jamais, et je suis très inquiet depuis que je sais que ton petit ami t'a agressée", dit le prisonnier dans cette vidéo.

"Mon âme pleure pour ce qui t'arrive. Peut-être suis-je puni par la vie pour ce que j'ai fait à ta grand-mère. Même si elle n'est plus parmi nous, il ne se passe aucune nuit sans que je ne lui demande pardon pour tout le mal que je lui ai fait", poursuit l'individu, qui conclut: "Il n'est jamais trop tard pour réfléchir et pour demander pardon pour les erreurs du passé".

Cette campagne a soulevé un tollé, notamment parmi les organisations de défense des droits humains. "Les larmes d'un agresseur ne servent à rien pour en finir avec la violence contre les femmes", a dénoncé le Réseau chilien contre les violences faites aux femmes.

"Ne viens pas avec tes lettres, ne viens pas demander pardon ou la compassion parce qu'ici le coupable, celui qui a frappé, c'est toi", a protesté l'ONG Corporacion Matria.

Face aux critiques, la ministre chilienne de la Femme, Macarena Santelices, a présenté ses excuses et annoncé le retrait immédiat de la campagne. "Un agresseur ne pourra jamais se justifier", a-t-elle déclaré.

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Huit rebelles de l'ELN arrêtés pour un attentat à Bogota

Une femme déposant des fleurs devant l'Académie de police Général Francisco de Paula Santander, au lendemain de l'attentat de l'ELN ayant fait 22 morts à Bogota, Colombie, 18 janvier 2019. (Photo AP/John Wilson Vizcaino)

Huit rebelles de l'ELN, la dernière guérilla de Colombie, ont été arrêtés pour leur participation présumée à l'attentat à la voiture piégée contre une école de police en 2019 à Bogota qui avait fait 23 morts.

"Le travail réalisé par le Parquet général et par la police nationale de Colombie a eu de très bons résultats (...) en permettant la capture de plusieurs des membres de cette cellule criminelle qui ont commis cet acte terroriste", a annoncé jeudi le président Ivan Duquea.

Selon l'enquête, ces guérilleros seraient impliqués dans l'attentat du 17 janvier 2019 contre l'école de police Général Francisco de Paula Santander au cours duquel 22 cadets avaient été tués, ainsi que l'auteur présumé.

Les huit rebelles "ont participé au financement, à la planification et à l'exécution de l'attentat" et seront poursuivis pour homicide, tentative d'homicide, actes de terrorisme, financement du terrorisme, blanchiment d'argent, enrichissement illicite et rébellion, a précisé le procureur Francisco Barbosa.

Parmi les suspects arrêtés, figure Andrés Felipe Oviedo, alias Jesus, accusé d'avoir planifier l'attentat. Ont également été interpelés Carlos Arturo Marin, alias Marin, et Angie Lorena Solano, alias Maco, pour avoir escorter à moto le véhicule utilisé pour l'attentat. Ces arrestations s'ajoutent à cinq autre effectuées en 2019 à Bogota, Manizales, Zipaquira, Tuta et Arauquita.

A la suite de cet attentat, revendiqué par l'ELN, le président Ivan Duque avait mis fin aux pourparlers de paix initiés en 2017 par son prédécesseur Juan Manuel Santos pour tenter de mettre fin à plus d'un demi-siècle de confrontation armée.

L'ELN compte quelque 2.300 combattants et est considérée comme la dernière guérilla du pays, depuis l'accord de paix signé en 2016 avec les Forces Armées Révolutionnaires de Colombie (Farc).

Brésil: pire mois de juin en 13 ans pour les incendies en Amazonie

Feux en Amazonie

Le nombre d'incendies de forêt en Amazonie brésilienne a augmenté de 19,5% en juin par rapport au même mois de l'année dernière, avec 2.248 foyers recensés, le pire total depuis 13 ans, d'après les données officielles rendues publiques mercredi.

Le mois de juin marque le début de la saison sèche et ces chiffres confirment les prévisions des analystes, qui tablent sur une année encore plus dévastatrice que 2019, quand la recrudescence des feux de forêt en Amazonie avait suscité une vive émotion dans le monde entier.

Le site de l'Institut national de recherches spatiales (INPE), qui permet de suivre en temps réel les alertes d'incendies identifiées par satellite, n'avait jamais fait état d'autant de foyers pour ce mois de l'année depuis les 3.519 recensés en 2007.

Mais le pire est attendu pour le mois d'août: plus de 30.000 foyers avaient été enregistrés en 2019, trois fois plus que lors de ce même mois en 2018.

Les incendies de forêt en Amazonie sont pour la plupart criminels et directement liés à la déforestation, étant souvent causés par des agriculteurs pratiquant le brûlis sur les zones déboisées pour pouvoir cultiver ou faire paître le bétail.

La déforestation au Brésil était déjà très élevée cette année avant même le début de la saison sèche, avec plus de 2.000 km2 déboisés de janvier à mai, 34% de plus que sur la même période de 2019, selon les dernières données de l'INPE.

L'Institut de recherches environnementales de l'Amazonie (Ipam) estime que 9.000 km2 de forêt déjà déboisés depuis l'an dernier pourraient partir en fumée d'ici le mois d'août.

Les écologistes accusent le gouvernement du président d'extrême droite Jair Bolsonaro, un climatosceptique notoire, de favoriser la déforestation en appelant à légaliser l'agriculture ou les activités minières dans des zones protégées.

Les spécialistes craignent par ailleurs que l'augmentation des incendies ne cause davantage de troubles respiratoires chez une population déjà touchée de plein fouet par le coronavirus.

Autre problème de taille: les pouvoirs publics disposent de moins de moyens humains et financiers pour protéger l'environnement à cause de la pandémie, qui a fait près de 60.000 morts au Brésil.

Annulation du jugement qui obligeait le président brésilien Bolsonaro à porter un masque

Le président brésilien Jair Bolsonaro avant une conférence de presse pour annoncer des mesures visant à freiner la propagation du coronavirus, Brasilia, 18 mars 2020. (REUTERS/Adriano Machado)

Une juge a annulé en appel un jugement qui obligeait Jair Bolsonaro à porter un masque en public à Brasilia, où cette obligation est déjà la norme pour tout citoyen dans la capitale.

La magistrate, Daniele Maranhao Costa, a donné raison à l'Avocat général de l'Union (AGU), qui représente les intérêts de l'Etat brésilien.

Le jugement de première instance avait ordonné à M. Bolsonaro de porter un masque dans les lieux publics sous peine d'une amende de 2.000 réais. L'AGU soutenait que ce jugement n'était pas nécessaire, vu que le port du masque est déjà obligatoire pour tous, en vertu d'un décret, dans la capitale fédérale Brasilia.

En faisant appel, l'AGU avait précisé que son recours ne visait en aucun cas à exempter M. Bolsonaro de l'obligation du port du masque, mais que l'objectif était de s'assurer que le président était traité comme tout autre citoyen.

"L'existence d'une norme rendant obligatoire l'utilisation d'un masque de protection" à Brasilia "élimine la nécessité d'intervention du pouvoir judiciaire pour reconnaître la même obligation", a écrit la juge d'appel dans son arrêt mardi donnant raison à l'AGU.

La semaine dernière, l'ex-ministre de l'Education Abraham Weintraub s'était vu infliger une amende de 2.000 réais pour être allé à la rencontre de militants pro-Bolsonaro sans masque à Brasilia.

Le Brésil est le deuxième pays du monde le plus touché par la pandémie de Covid-19, avec 1,4 million de cas confirmés et 59.594 morts, selon un bilan officiel publié mardi.

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