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Après sa partie de campagne, le Conseil de sécurité va de l'avant sur la Syrie


Les membres du Conseil de sécurité des Nations Unies votent contre une résolution russe condamnant 'l'agression' contre la Syrie par les États-Unis et leurs alliés lors d'une réunion d'urgence sur la Syrie à New York, États-Unis, 14 avril 2018.

Le temps de sa retraite dans la campagne suédoise, le Conseil de sécurité des Nations unies s'est engagé à redoubler d'efforts pour surmonter ses divisions sur le conflit syrien, a indiqué dimanche la Suède.

"Il y a un accord pour revenir sérieusement à un solution politique sous la houlette du processus de Genève des Nations unies", a annoncé Olof Skoog, ambassadeur de la Suède auprès de l'ONU.

"Nous sommes d'accord pour dire c'est maintenant le moment de récréer et approfondir le dialogue et trouver une dynamique constructive au sein du Conseil", a déclaré le président du Conseil de sécurité, l'ambassadeur péruvien Gustavo Meza-Cuadra.

"Une solution politique doit être conforme à la résolution 2254", a-t-il dit.

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Les membres du Conseil de sécurité, arrivés la veille à Backåkra, la résidence de campagne de Dag Hammarskjöld, second secrétaire général de l'histoire de l'ONU, se sont également accordés sur les efforts humanitaires et les armes chimiques.

Le secrétaire-général de l'ONU Antonio Guterres était également présent. Son envoyé spécial sur la Syrie Staffan de Mistura a participé dimanche aux discussions.

"Nous allons travailler dur maintenant et dans les jours qui suivent pour nous mettre d'accord sur un mécanisme sérieux pour établir si ces armes sont utilisées, qui est responsable", a ajouté M. Skoog.

"Nous avons été très inquiets d'une escalade du conflit dans la région, a-t-il rappelé.

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"Le fait que la Russie avec mon collègue Vassili (Nebenzia) et l'ambassadrice américaine Nikki (Haley) s'assoient autour d'une table une journée et demie (...) cela créée une confiance dont le Conseil de sécurité a besoin pour prendre ses responsabilités".

Cette retraite dans une bâtisse blanche avec vue sur la mer Baltique a eu un "effet cathartique, en permettant aux membres du Conseil de débrancher leur pilotage automatique et d'engager une vraie discussion de substance", a indiqué à l'AFP l'ambassadeur de France, François Delattre.

"Nous avons essayé de commencer à établir des zones de convergence possibles", s'est-il notamment félicité.

Avec AFP

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