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Apparition surprise de Marine Le Pen au QG de Donald Trump


Marine Le Pen dit soutenir Donald Trump à cause de ses vues en politique étrangère (archives)

La candidate d'extrême-droite à la présidentielle française était jeudi à la Trump Tower, mais elle n'a recontré ni le futur président américain ni aucun membre de son équipe.

La présidente du Front national, qui incarne la vague populiste en France et avait été l'une des premières à féliciter Donald Trump pour son élection en novembre, a été prise en photo prenant un café au Trump Ice Cream Parlor, l'un des cafés situés au rez-de-chaussée de Trump Tower. Elle était attablée avec trois hommes, dont son compagnon Louis Aliot, vice-président du FN, et l'un des principaux contacts du FN à New York, Guido Lombardi.

Contrairement au leader europhobe britannique Nigel Farage, qui avait rencontré Donald Trump à New York peu après son élection, Mme Le Pen ne devait rencontrer "personne de notre équipe", a précisé une porte-parole de M. Trump, Hope Hicks.

Même si le milliardaire habite et travaille dans les étages de la tour, située sur la 5e Avenue, le bâtiment est resté ouvert au public depuis son élection. Tout le monde peut y entrer à condition de se soumettre aux fouilles de sac imposées par les forces de police.

Mme Le Pen, qui assurait en novembre que Donald Trump avait son numéro de téléphone et qu'ils avaient "des connaissances en commun depuis longtemps", a refusé à son arrivée à la tour de dire si elle était venue rencontrer M. Trump ou des membres de son équipe.

La raison de sa visite dans le nouveau temple du pouvoir américain pourrait être plus simple: son contact Guido Lombardi, qui s'est impliqué dans la campagne de l'homme d'affaire, habite dans l'un des appartements de Trump Tower.

L'un de ses proches n'avait pas exclu que Marine Le Pen parle aux journalistes avant de repartir, mais en début d'après-midi, personne ne savait si elle était encore à Trump Tower.

Le directeur de campagne de Mme Le Pen, David Rachline, avait affirmé depuis Paris que Marine Le Pen était partie en visite "privée" à New York, ne donnant aucun détail sur son programme sauf pour écarter toute rencontre avec le futur président américain.

Un autre candidat à la présidentielle française, le centriste Emmanuel Macron, est venu à New York en décembre. Mais sa visite avait été annoncée et il n'avait pas caché qu'il était venu aussi bien pour se présenter à l'importante communauté française de la mégapole américaine lors d'interventions publiques, que pour des rencontres privées destinées à lever des fonds.

Je fais partie de la majorité des Français qui parlent peu l'anglais. En cela je suis très gaullienne".

Apparemment désireuse de profiter d'un possible "effet Trump" sur les prochaines échéances électorales en Europe, Marine Le Pen a encore salué la semaine dernière le "volontarisme" du président élu en matière de protectionnisme, après qu'il a poussé le constructeur automobile Ford à construire certains de ses modèles aux Etats-Unis plutôt qu'au Mexique.

Sa dernière visite connue à New York remonte à avril 2015, lorsqu'elle était venue pour une cérémonie du magazine Time dédiée aux 100 personnes jugées les plus influentes de l'année par l'hebdomadaire.

Elle était aussi venue dans la mégapole américaine fin 2011, avant sa première candidature à la présidentielle française de 2012. Elle avait alors eu une rencontre controversée avec l'ambassadeur d'Israël à l'ONU, la première rencontre avec un responsable israélien pour la fille de Jean-Marie Le Pen qui avait qualifié les chambres à gaz de "détail" de l'histoire de la Seconde guerre mondiale.

Les sondages pronostiquent pour l'instant que Marine Le Pen devrait parvenir au second tour du scrutin qui doit désigner en mai prochain le successeur du socialiste François Hollande.

Avec AFP

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