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Europe

Douze ans de Chirac à la tête de la France: un bilan contrasté

Jacques Chirac et sa femme Bernadette le 21 novembre 2013.

Président français pendant douze ans, dont cinq en cohabitation avec le socialiste Lionel Jospin comme Premier ministre, Jacques Chirac a quitté le pouvoir en 2007 sur un bilan contrasté.

DIPLOMATIE

Le "non" français au référendum sur la Constitution européenne, en mai 2005 est l'un des principaux échecs de son mandat, entraînant une panne de l'Union européenne. En revanche, son opposition à la guerre en Irak en 2003 et son engagement pour une plus grande solidarité envers le Sud assoient son autorité internationale.

DEFENSE

A peine élu, Chirac reprend les essais nucléaires à Mururoa - avant leur arrêt définitif en janvier 1996 - déclenchant un tollé dans le monde.

La même année, il met un terme au service militaire.

Sa principale opération armée a eu lieu en Côte d'Ivoire où la France compte de 3.000 à 5.000 hommes depuis 2003.

HISTOIRE

Jacques Chirac a reconnu, dans un discours en 1995, la responsabilité de l'Etat français dans la déportation des Juifs pendant la Seconde guerre mondiale.

Il a instauré une journée commémorative de l'abolition de l'esclavage (10 mai) et aligné les pensions des anciens combattants coloniaux sur celles de ceux de la métropole.

ECONOMIE

Dès 1995, Jacques Chirac met la priorité sur l'emploi. Son mandat démarre sur 11,3% de chômeurs, avec un pic à 12,2% en 1997. Il y a ensuite une décrue en décembre 2006 à 8,6%, meilleur taux depuis juin 2001.

Mais la dette de la France s'aggrave: elle représente 64,6% du Produit intérieur brut (PIB) fin 2006, 9,5 points de plus qu'en 1995.

Son mandat se termine sur une petite croissance de 2% en 2006, à la traîne en Europe.

FRACTURE SOCIALE

Elu sur le thème de la "fracture sociale", Jacques Chirac a commencé son premier mandat avec des grèves et des manifestations massives contre ses projets, notamment sur les retraites, qu'il parviendra néanmoins à réformer en 2003. Autre crise majeure: les émeutes en banlieue de novembre 2005.

La précarité s'est aggravée, illustrée par le problème récurrent des mal-logés.

SECURITE

La sécurité a été le thème principal de la présidentielle de 2002, remportée par Jacques Chirac après un duel contre le patron de l'extrême-droite Jean-Marie Le Pen. C'est son ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy qui est chargé du dossier, avec un bilan mitigé: crimes et délits ont connu une baisse continue, mais les violences ont augmenté.

DU RPR A L'UMP

Fondateur en 1976 du Rassemblement pour la République (RPR, qui se réclame de l'héritage du général de Gaulle), Jacques Chirac est en 2002 à l'origine de la création de l'UMP, parti unique de la majorité - aujourd'hui disparu - qui lui a progressivement échappé au profit de Nicolas Sarkozy, devenu son principal rival. Après avoir tenté de lui barrer la route, il n'a pu l'empêcher de faire de ce parti une machine de guerre à son service. En 2007, Nicolas Sarkozy remporte l'élection présidentielle.

INSTITUTIONS

En 2000, Chirac instaure le quinquennat: le mandat des présidents français passe à cinq ans contre sept auparavant.

Au total, la Constitution aura été révisée 14 fois entre 1995 et 2007, un record pour un texte qui n'a connu que 22 révisions entre 1960 et 2007.

CULTURE

Grand connaisseur des civilisations non occidentales, Jacques Chirac inaugure en 2006 à Paris le musée du Quai Branly consacré aux Arts premiers.

Pour ses dix ans en juin 2016, le musée a été rebaptisé "Quai Branly-Jacques Chirac".

SPORTS

Jacques Chirac a vécu la première victoire de la France au Mondial de football, en 1998, mais aussi la défaite de Paris face à Londres pour l'organisation des JO de 2012.

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Giscard et l'affaire des "diamants de Bokassa"

Le président français Valery Giscard d'Estaing et le président de la République centrafricaine Jean-Bedel Bokassa assistent à une cérémonie à Bangui, lors de la visite officielle du président français, le 5 mars 1975.

L'ancien président français Valéry Giscard d'Estaing, décédé mercredi, s'était retrouvé en 1979 au centre de l'affaire dite des "diamants de Bokassa", suscitant une polémique embarrassante avant la présidentielle de 1981 qu'il allait perdre.

Le 10 octobre 1979, l'hebdomadaire français Le Canard enchaîné révèle que Valéry Giscard d'Estaing (VGE), a reçu en 1973, alors qu'il était ministre des Finances, une plaquette de trente carats de diamants offerte par le président centrafricain Jean Bedel Bokassa

La semaine suivante, Le Canard affirme que la valeur de la plaquette est de 1 million de francs et précise que d'autres diamants lui ont été offerts à l'occasion des ses déplacements à Bangui entre 1970 et 1975.

Le 27 novembre, le président Giscard d'Estaing oppose un "démenti catégorique et méprisant" aux allégations concernant la valeur des cadeaux qu'il aurait reçus. "Il faut, dit-il, laisser les choses basses mourir de leur propre poison".

L'hebdomadaire satirique relance l'affaire un an plus tard, le 16 septembre 1980, en publiant un entretien téléphonique avec l'ancien "empereur" centrafricain Jean Bedel Bokassa, déposé de son trône le 20 septembre 1979.

Il affirme "avoir remis à quatre reprises des diamants au couple présidentiel". "Vous ne pouvez pas imaginer ce que j'ai remis à cette famille-là", ajoute Bokassa.

Le 10 mars 1981, VGE déclare à la télévision qu'il "n'y a aucun mystère dans l'affaire des diamants" et que "le produit de ces cadeaux a été versé à des œuvres humanitaires centrafricaines". Il précise que les diamants ont été vendus "au profit de la Croix rouge centrafricaine, d'une maternité, d'une pouponnière et d'une mission".

Selon l'hebdomadaire Le Point du 22 mars 1981, qui a consulté la comptabilité des cadeaux officiels à l'Élysée, les diamants ont été vendus pour une somme de 114.977 francs remise à des œuvres de bienfaisance centrafricaines.

Dans une interview au Washington Post du 8 mai 1981, l'empereur déchu réaffirme avoir offert des diamants à VGE, en présence de témoins, à quatre occasions en huit ans.

Contrairement aux indications du président français, pour qui les diamants reçus n'étaient que de petites pierres, Bokassa affirme lui avoir offert des diamants de 10 à 20 carats. Il soutient également avoir offert à la famille Giscard d'Estaing, dont deux cousins, plus de diamants qu'à n'importe qui d'autre. "Je les ai gâtés", déclare-t-il, ajoutant : "ils sont pourris".

Bokassa reconnaît accorder cette interview, à la veille du second tour de l'élection présidentielle, dans le but d'empêcher la réélection du président centriste VGE. "Je règle mes comptes avec ceux qui ont provoqué ma chute", termine-t-il. Le 10 mai, le socialiste François Mitterrand remporte l'élection présidentielle en France.

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L'ancien président français Valéry Giscard d'Estaing est mort

L'ancien président français Valery Giscard d'Estaing lors des funérailles d'État de l'ancien chancelier ouest-allemand Helmut Schmidt à l'extérieur de l'église Sankt Michaelis, à Hambourg, le 23 novembre 2015.

L'ancien président français Valéry Giscard d'Estaing, âgé de 94 ans, est décédé mercredi soir "entouré de sa famille" dans le centre de la France, a appris l'AFP auprès de son entourage, confirmant une information de la radio Europe 1.

Plus jeune président de la Ve République lors de son élection (48 ans) en 1974, le centriste Valéry Giscard d'Estaing avait été hospitalisé à plusieurs reprises ces derniers mois pour des problèmes cardiaques.

Pendant son mandat jusqu'en 1981, il a eu une action modernisatrice sur le pays, promulguant d'importantes réformes de société, comme l'autorisation de l'interruption volontaire de grossesse (IVG) ou l'abaissement du droit de vote à 18 ans. Il fut aussi le premier président non gaulliste de la Ve République, après l'emblématique général de Gaulle, et son héritier politique Georges Pompidou.

Il n'avait effectué qu'un seul mandat, battu par le socialiste François Mitterrand en 1981.

M. Giscard d'Estaing, qui séjournait depuis le début du confinement dans sa résidence de campagne à Authon (centre), avait été admis quelques jours dans le service de cardiologie de l'hôpital de Tours du 15 au 20 novembre pour une "insuffisance cardiaque".

Il avait auparavant été hospitalisé quelques jours mi-septembre à à Paris pour une légère infection aux poumons. Mais les médecins avaient écarté une infection au coronavirus.

M. Giscard d'Estaing, qui a fêté ses 94 ans le 2 février, a déjà été hospitalisé à Pompidou en cardiologie à plusieurs reprises il y a quelques années pour la pose de stents.

L'une de ses dernières apparitions publiques remonte au 30 septembre 2019 lors des obsèques à Paris d'un autre président de la République, Jacques Chirac, qui fut son Premier ministre de 1974 à 1976.

Il a aussi fait parler de lui en mai, visé par une enquête pour agression sexuelle après la plainte d'une journaliste allemande. Cette dernière l'accusait de lui avoir touché les fesses lors d'une interview plus d'un an plus tôt.

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