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Annulation du jugement qui obligeait le président brésilien Bolsonaro à porter un masque

Le président brésilien Jair Bolsonaro avant une conférence de presse pour annoncer des mesures visant à freiner la propagation du coronavirus, Brasilia, 18 mars 2020. (REUTERS/Adriano Machado)

Une juge a annulé en appel un jugement qui obligeait personnellement Jair Bolsonaro à porter un masque en public à Brasilia, où cette obligation est déjà la norme pour tout citoyen dans la capitale.

La magistrate, Daniele Maranhao Costa, a donné raison à l'Avocat général de l'Union (AGU), qui représente les intérêts de l'Etat brésilien.

Le jugement de première instance avait ordonné à M. Bolsonaro de porter un masque dans les lieux publics sous peine d'une amende de 2.000 réais. L'AGU soutenait que ce jugement n'était pas nécessaire, vu que le port du masque est déjà obligatoire pour tous, en vertu d'un décret, dans la capitale fédérale Brasilia.

En faisant appel, l'AGU avait précisé que son recours ne visait en aucun cas à exempter M. Bolsonaro de l'obligation du port du masque, mais que l'objectif était de s'assurer que le président était traité comme tout autre citoyen.

"L'existence d'une norme rendant obligatoire l'utilisation d'un masque de protection" à Brasilia "élimine la nécessité d'intervention du pouvoir judiciaire pour reconnaître la même obligation", a écrit la juge d'appel dans son arrêt mardi donnant raison à l'AGU.

La semaine dernière, l'ex-ministre de l'Education Abraham Weintraub s'était vu infliger une amende de 2.000 réais pour être allé à la rencontre de militants pro-Bolsonaro sans masque à Brasilia.

Le Brésil est le deuxième pays du monde le plus touché par la pandémie de Covid-19, avec 1,4 million de cas confirmés et 59.594 morts, selon un bilan officiel publié mardi.

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Pénurie d'aliments et de médicaments après 10 jours de blocages routiers en Bolivie

Blocage routier imposé par les partisans de l'ancien président bolivien Evo Morales pour protester contre le nouveau report des élections en raison de l'épidémie de Covid-19, à El Alto, le 10 août 2020. (REUTERS/David Mercado)

Les blocages routiers se poursuivent pour le dixième jour consécutif en Bolivie, où des partisans de l'ex-président Evo Morales protestent contre le nouveau report des élections générales au 18 octobre, provoquant des difficultés d'approvisionnement en aliments et médicaments.

"Il y a 142 barrages routiers dans le pays", a indiqué mercredi le vice-ministre de l'Intérieur, Javier Issa, qui a dénoncé la présence de manifestants armés autour de certains d'entre eux.

Ces barrages concernent les neuf départements du pays, mais sont surtout concentrés autour des grandes villes, La Paz, sa voisine El Alto, Cochabamba et Santa Cruz, selon le dernier décompte du ministère de l'Intérieur.

Des partisans du Mouvement vers le socialisme (MAS), le parti de l'ancien président Evo Morales ont commencé à bloquer les routes le 3 août après l'annonce par le Tribunal Suprême Electoral d'un nouveau report des élections présidentielle et législatives en raison de la pandémie de coronavirus.

D'abord prévues le 3 mai, ces élections avaient déjà été reportées une première fois au 6 septembre. Les protestataires estiment que ce nouveau report sera préjudiciable pour le candidat du MAS et dauphin d'Evo Morales, Luis Arce, en tête dans les intentions de vote pour le premier tour, selon les derniers sondages.

En pleine pandémie, ces blocages routier compliquent l'approvisionnement en denrées des principales villes du pays, où des pénuries ont été constatées tout comme un début de spéculation sur les prix.

Ils rendent également plus difficile l'arrivée de bouteilles d'oxygène médical dans les hôpitaux pour les malades du Covid-19. Le pays andin de onze millions d'habitants compte à ce jour 93.300 cas déclarés, dont 3.761 décès.

Mardi, l'Eglise catholique, l'Union Européenne et l'ONU ont annoncé une démarche conjointe pour tenter de mettre en œuvre un dialogue entre les différentes parties en conflit, dont le gouvernement intérimaire de la présidente de droite Jeanine Añez et l'opposition de gauche.

Selon l'Eglise catholique, les discussions pourraient débuter dès mercredi entre le gouvernement, le Parlement, l'instance électorale, les partis politiques et les syndicats.

La Bolivie traverse une crise post-électorale depuis le scrutin d'octobre 2019. Le président sortant, Evo Morales, s'est proclamé vainqueur de la présidentielle pour un quatrième mandat, mais l'opposition a crié à la fraude.

Après des semaines de manifestations, le président indigène a démissionné début novembre et fui la Bolivie, lâché par la police et l'armée. Un gouvernement intérimaire est en place depuis lors, dans l'attente de nouvelles élections.

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