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Inculpation de gardes d'Erdogan pour des violences à Washington: Ankara proteste

  • VOA Afrique

Le président Erdogan part de la cérémonie qui rendait hommage aux victimes du double attentat à Istanbul, le 11 décembre 2016.

La Turquie a protesté mercredi contre les inculpations "partiales" aux Etats-Unis de trois nouveaux agents de sécurité du président turc, accusés de violences à Washington en marge d'une récente visite de Recep Tayyip Erdogan.

Au total 19 personnes, dont 15 agents de sécurité turcs et gardes du corps de M. Erdogan, sont soupçonnées d'avoir agressé le 16 mai dernier des manifestants kurdes pacifiques dans la capitale fédérale américaine.

Les trois inculpés supplémentaires ont été identifiés par les noms de Muhsin Kose, Yusuf Ayar et Harrettin Eren.

Les violences s'étaient déroulées le 16 mai au soir devant la résidence de l'ambassadeur de Turquie, où M. Erdogan s'était rendu après son entretien à la Maison Blanche avec le président américain Donald Trump.

La rixe s'était soldée par un bilan de 12 blessés dont un policier.

Dans un communiqué publié mercredi soir, le ministère turc des Affaires étrangères a "protesté dans les termes les plus forts contre le fait qu'une inculpation aussi injuste et partiale, mentionnant les noms de personnes qui ne sont jamais allées aux Etats-Unis, ait été acceptée".

La diplomatie turque dit avoir fait part de sa réaction à l'ambassadeur américain à Ankara.

La Turquie "se réserve le droit d'agir par les voies légales" contre ces inculpations que le ministère juge "infondées".

Le président turc avait violemment critiqué en juin les premières inculpations.

"Nous nous battrons politiquement et juridiquement" contre ces mesures, avait déclaré M. Erdogan dans un discours retransmis à la télévision.

Selon les témoignages et vidéos, des agents de sécurité turcs, souvent en costume sombre, avaient agressé les protestataires pacifiques, les frappant même à terre.

Sur les 19 inculpés, seuls deux ont été arrêtés: Sinan Narin, habitant la Virginie, et Eyup Yildirim, résidant dans l'Etat du New Jersey, sont poursuivis pour coups et blessures et comparaîtront en septembre devant la justice américaine.

Les autres suspects sont recherchés et il est improbable qu'ils remettent volontairement le pied sur le territoire américain.

Avec AFP

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