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Ankara et Washington échangent de nouvelles menaces

Le président des États-Unis, Donald Trump et le président turc Recep Tayyip Erdogan discutent lors du sommet des dirigeants du G20 à Hambourg, en Allemagne, le 7 juillet 2017.

La Turquie a promis de répliquer si les Etats-Unis décident, comme ils ont menacé de le faire, de durcir leurs sanctions liées à la détention d'un pasteur américain, lesquelles ont déjà nettement fragilisé la livre turque.

Au moment où le gouvernement turc s'efforçait de rassurer les marchés à propos de la solidité de son économie, le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin a prévenu jeudi que Washington prendrait des sanctions supplémentaires si Ankara ne libère pas le pasteur Andrew Brunson.

"Nous avons répliqué (aux sanctions américaines) en accord avec les règles de l'OMC et nous continuerons de le faire", a réagi vendredi la ministre turque du Commerce, Ruhsar Pekcan, citée par l'agence étatique Anadolu.

Alors que la crise diplomatique entre les deux alliés de l'Otan ne montre aucun signe d'apaisement, la livre turque, qui a pourtant repris des couleurs cette semaine après une spectaculaire débâcle, piquait à nouveau du nez vendredi.

Vers 09H30 GMT, la livre turque perdait ainsi près de 5% sur la séance face au dollar, effaçant ses gains de la veille et tombant à 6,1246 pour un billet vert.

>> Lire aussi : La Turquie assure ne pas avoir besoin du FMI

Le pasteur Brunson, au cœur de la tempête diplomatique entre les deux alliés de l'Otan, a été placé le mois dernier en résidence surveillée après plus d'un an et demi d'incarcération. Ankara l'accuse d'espionnage et d'activités "terroristes", ce qu'il dément.

"La Turquie a profité des Etats-Unis pendant beaucoup d'années", a lancé sur Twitter le président américain Donald Trump jeudi soir. "Ils retiennent notre merveilleux Pasteur Chrétien, à qui je dois maintenant demander de représenter notre Pays en tant qu'otage patriote".

"Nous ne paierons rien pour la libération d'un homme innocent", a-t-il ajouté.

Un tribunal turc a rejeté mercredi la levée de l'assignation à résidence de M. Brunson, mais son avocat a indiqué à l'AFP qu'une autre cour de plus haute instance devait encore se prononcer.

- "Minimum nécessaire" -

Le ministre turc des Finances Berat Albayrak, par ailleurs gendre du président Recep Tayyip Erdogan, s'était efforcé jeudi de rassurer les marchés, au cours d'une téléconférence inédite avec plusieurs milliers d'investisseurs.

>> Lire aussi : Le Qatar promet d'investir 15 milliards de dollars en Turquie

Il a assuré que son pays "émergerait encore plus fort" de la crise de la livre, dont la valeur a fondu d'environ 40% par rapport au dollar cette année.

Il a par ailleurs indiqué que son pays n'était pas en contact avec le Fonds monétaire international pour un éventuel plan d'aide et qu'Ankara n'aurait pas recours au contrôle des capitaux.

Pour Capital Economics, la performance de M. Albayrak a été "modérément convaincante".

Les autorités "ne semblent vraiment avoir fait que le minimum nécessaire", poursuit le cabinet dans une note à ses clients. Lors de la téléconférence, M. Albayrak "n'a pas pris en compte pourquoi la confiance en la Turquie s'est évaporée".

Les économistes restent préoccupés par la dispute entre Ankara et Washington mais aussi par la mainmise de M. Erdogan sur l'économie.

Les marchés ont sévèrement sanctionné le refus de la banque centrale de relever ses taux d'intérêt le mois dernier, en dépit de la chute de la monnaie nationale et d'une inflation galopante. M. Erdogan, partisan de la croissance à tout prix, s'y oppose fermement.

Dans la tourmente financière, la Turquie a néanmoins reçu un soutien de poids mercredi: le Qatar a promis d'investir 15 milliards de dollars dans ce pays.

Par ailleurs, M. Erdogan s'est entretenu cette semaine avec la chancelière allemande Angela Merkel et le président français Emmanuel Macron, signe qu'Ankara veut se rapprocher de l'Europe après deux années de tensions liées à la situation des droits de l'Homme en Turquie.

La justice turque a ordonné mardi la libération de deux soldats grecs et mercredi du président d'Amnesty International en Turquie, des décisions inattendues dans deux affaires très critiquées en Europe.

Avec AFP

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L'Australie sur le pied de guerre pour faire face aux incendies

La ville de Sydney est enveloppée par une fumée provenant d'incendies dans le nord de la ville, en Australie, le 11 novembre 2019.

Des milliers de pompiers ont été déployés mardi dans l'est de l'Australie pour faire face aux incendies qui devraient s'intensifier en raison d'une combinaison de facteurs: des vents violents, des températures caniculaires et une végétation sèche.

Alors que des dizaines de feux de brousse n'étaient toujours pas maîtrisés, des températures atteignant les 40 degrés, des vents soufflant à 60 km/h sont attendus dans certaines régions de l'Etat de Nouvelles-Galles du Sud (sud-est).

Les pompiers ont prévenu qu'une vaste région située autour de Sydney était menacée par ces conditions "hors normes".

Depuis vendredi, les incendies sur la côte est de l'Australie ont déjà fait trois morts, détruit plus de 150 habitations et contraint des milliers d'habitants à fuir.

Shane Fitzsimmons, responsable des pompiers de l'Etat de Nouvelles-Galles du Sud (sud-est), a affirmé que dans les conditions actuelles, "si un incendie se déclare et s'établit ... nous ne l'arrêterons pas".

"Nous avons déjà d'importants incendies sur la côte nord de la Nouvelle-Galles du Sud. Certains couvrent à eux seuls une superficie de plus de 100.000 hectares, soit un périmètre d'un millier de kilomètres", a-t-il ajouté.

Les vents qui soufflent d'ouest en est et la végétation qui souffre d'une intense sécheresse risquent de propager les feux de brousse en direction des foyers de population vivant sur le littoral.

A titre préventif, environ 600 écoles ont été fermées, ainsi que de nombreux parcs nationaux et, par endroits, les habitants ont été invités à envisager de quitter leurs domiciles.

La police et l'armée apportent un appui logistique aux pompiers qui ont également reçu le soutien aérien de plus de 80 appareils.

"Maintenant, il est temps de réfléchir à partir, partez tôt et allez dans un endroit sûr", a conseillé M. Fitzsimmons.

Le rallye d'Australie, dernière manche du championnat du monde des rallyes de la FIA, qui devait débuter jeudi en Nouvelle-Galles du Sud, a été annulé mardi par les organisateurs.

"Il n'est pas opportun d'organiser le rallye", a déclaré dans un communiqué Andrew Papadopoulos, le président de cet événement, invoquant notamment des raisons de sécurité.

- "Les feux sont partout" -

Dans la petite ville de Taree, au nord de Sydney, des dizaines de personnes ont trouvé refuge dans un parc d'exposition.

Caroline Watson, 59 ans, est arrivée lundi soir avec son époux et leur chien.

"Les feux sont absolument partout ", a-t-elle dit à l'AFP. "Ils ne nous ont pas demandé de partir, mais on s'est dit que ça viendrait."

Dans les Blue Mountains, à l'ouest de Sydney, Alan Gardiner, un pompier de Winmalee, a indiqué que les habitants étaient "terrifiés et à bout de forces".

La ville porte encore les stigmates de l'incendie de 2013 qui avait détruit 200 habitations et la population est parfaitement consciente du fait, qu'en raison du peu d'axes routiers dans cette zone montagneuse, ils doivent envisager de partir avant qu'il ne soit trop tard.

Mais M. Gardiner veut encore croire que "la journée sera très calme. (...) S'il y a un incendie, ce sera catastrophique".

Les autorités ne pensent pas que la ville de Sydney, qui compte plus de quatre millions d'habitants, soit menacée mais elles ont lancé une alerte sanitaire en raison de l'épais nuage de fumée toxique qui recouvre la ville.

La présence de ces nuages de fumée, liés aux incendies de la semaine dernière, a été signalée jusqu'en Nouvelle-Calédonie, à près de 1.500 kilomètres de l'autre côté de la mer.

Sue Johnson, qui vit dans le nord de Sydney, a participé à l'évacuation de chevaux qui se trouvaient dans des zones menacées aux environs de Sydney.

"J'ai emmené deux chevaux au milieu de la nuit", a-t-elle expliqué, avant de préciser qu'elle a coupé la végétation autour de sa maison.

"J'espère que rien de tout cela ne sera nécessaire, a-t-elle souligné, mais les habitants ont "peur, très peur".

De tels incendies se produisent chaque année sur l'immense île-continent pendant le printemps et l'été en Australie. Cette année, elle a été particulièrement précoce et violente. Elle pourrait être l'une des pires qu'ait connue l'Australie.

En Nouvelle-Galles du Sud, un million d'hectares ont déjà brûlé, soit déjà trois fois plus que l'an dernier.

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