Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Afrique

345 anciens délinquants mineurs resocialisés en Côte d'Ivoire

Des enfants jouant dans une rue d’Abidjan, Côte d’Ivoire, 16 juin 2005.

Ces jeunes gens surnommés "microbes" en Côte d'Ivoire ont bénéficié d'un programme national de resocialisation, a annoncé le ministère de la Protection de l'enfance.

345 enfants mineurs anciens délinquants ont été remis officiellement à leur parents, selon le ministère ivoirien de la Protection de l'enfance.

"On a inculqué des valeurs civiques morales et citoyennes à ces 345 enfants afin de les éloigner de la délinquance et de leur assurer une réinsertion à travers la formation à un métier", a expliqué samedi la ministre ivoirienne de la Femme, de la protection de l'enfance et de la solidarité, Mariétou Koné.

Agés de 10 à 17 ans, ces enfants et adolescents ont été formés dans un centre de resocialisation situé à M'Bahiakro (centre) pendant six mois, qui les a jugés "aptes à retourner dans la société où ils ne seront plus un danger, ni en danger".

Ils ont été initiés notamment aux métiers de la menuiserie, la mécanique, l'électricité et la couture.

"C'est votre deuxième chance. Ne croyez pas que votre vie est gâchée. Ne retombez plus dans la drogue, la violence et les bagarres inutiles" a conseillé le ministre ivoirien de l'Intérieur, Ahmed Bakayoko, lors de la cérémonie de remise des jeunes à leurs parents.

Ces anciens mineurs délinquants ont bénéficié du projet de resocialisation des mineurs en difficulté avec la loi (PRMDL), mis en place par le président Alassane Ouattara pour traiter "exclusivement" de la question de ces jeunes.

Ces enfants issus des quartiers difficiles, étaient membres de bandes organisées, qui agressaient des gens à la hache et au couteau dans la capitale économique ivoirienne.

Les "microbes", sont notamment cités dans de nombreux cas d'agressions à Abidjan, qui ont eu pour conséquences des pertes en vies humaines.

"Par ma voix, tous les enfants de ce centre demandent pardon à la nation ivoirienne pour le tort que nous lui avons causé dans un passé récent. Nous regrettons", a déclaré leur porte-parole.

Le programme de resocialisation piloté par le responsable du Conseil national de la sécurité en Côte d'Ivoire, Fidèle Sarassoro, a pour objectif de resocialiser 1.000 mineurs en un an.

Avec AFP

See all News Updates of the Day

Foule immense vendredi dans les rues du centre d'Alger

Des manifestants algériens scandent des slogans alors qu'ils manifestent dans la capitale, Alger, contre la candidature de leur président à un cinquième mandat, le 24 février 2019.

Des cortèges massifs sont également signalés dans le reste du pays, notamment à Oran (nord-ouest), Constantine et Annaba (nord-est), les plus importantes villes d'Algérie après la capitale, selon des journalistes locaux et la télévision nationale.

Une foule immense remplit à nouveau sur plusieurs kilomètres les rues du centre d'Alger, pour un 9e vendredi consécutif de manifestations réclamant le départ du pouvoir de l'ensemble de l'appareil lié au président déchu Abdelaziz Bouteflika, a constaté une journaliste de l'AFP.

Des cortèges massifs sont également signalés dans le reste du pays, notamment à Oran (nord-ouest), Constantine et Annaba (nord-est), les plus importantes villes d'Algérie après la capitale, selon des journalistes locaux et la télévision nationale.

A Alger, la police, accusée ces dernières semaines de tenter de réprimer les manifestations, s'est fait discrète. "Sylmiya (pacifiques) malgré la provocation et le gaz" lacrymogène, peut-on lire sur une pancarte.

"Dégage Bensalah", scandent les manifestants, à l'adresse du président de la Chambre haute, Abdelkader Bensalah, incarnation du régime Bouteflika propulsé, conformément à Constitution, chef de l'Etat par interim le 9 avril, après le départ du pouvoir de M. Bouteflika.

Galvanisés par la démission dans la semaine du président du Conseil constitutionnel, Tayeb Belaiz, proche du président déchu et personnage-clé de son appareil, les manifestants réclament le départ de M. Bensalah, du Premier ministre Noureddine Bedoui et de l'ensemble des personnalités liées au régime Bouteflika.

Ils rejettent également la convocation d'une présidentielle le 4 juillet pour élire un successeur à Abdelaziz Bouteflika, estimant que les structures et figures de l'ancien régime ne peuvent garantir un scrutin libre et équitable. Ils réclament un processus de transition géré par des structures ad hoc.

Un haut responsable policier menace publiquement d'éliminer des opposants

FILE - Burundi's security guards patrol near a polling station for the referendum on a controversial constitutional reform in Bujumbra, Burundi, May 17, 2018.

Un haut responsable de la police burundaise a publiquement menacé d'éliminer les membres du principal parti d'opposition et leurs familles, s'ils organisent des "réunions clandestines" à leur domicile, selon un enregistrement audio parvenu vendredi à l'AFP.

Ces menaces ont été proférées par un commissaire provincial alors que le parti d'opposition Congrès national pour la liberté (CNL), deuxième force politique du pays, dénonce la "féroce" répression qui frappe ses membres depuis son agrément fin février.

"Je voudrais dire à celui qui tient une réunion clandestine nocturne chez lui que si on en est averti (...), tu seras en train d'attirer le malheur sur toute ta famille", a déclaré Jérôme Ntibibogora, le commissaire de la police dans la province de Muyinga (est), lors d'une réunion publique mercredi dirigée par le gouverneur de la province dans la commune de Gasogwe.

L'authenticité de l'enregistrement a été confirmée à l'AFP par plusieurs témoins présents sur place, dont des sources administratives, sous couvert de l'anonymat.

Le commissaire a assuré qu'il a toujours sur lui "des engins (explosifs)" et, a-t-il dit, il "suffit que je jette deux d'entre eux dans cette maison". "Si tu veux perturber la sécurité, je vais en finir avec toi sur place, et si tu es avec ta femme et tes enfants, vous partez ensemble", a-t-il ajouté, répondant à des questions sur la répression qui frappe les militants du CNL.

Contactés par l'AFP, la police nationale et le ministère de l'Intérieur n'ont pas souhaité réagir aux propos tenus par le commissaire. Un responsable gouvernemental a toutefois déploré sous couvert de l'anonymat "un excès de zèle" de la part du policier. "Un gradé de la police ne peut tenir de tels propos car ils ne correspondent pas à la politique du gouvernement", a-t-il affirmé.

Le commissaire Ntibibogora dirigeait la police dans les quartiers sud de Bujumbura au plus fort de la crise en 2015, et a été une des grandes figures de la répression des manifestations contre la candidature du président Pierre Nkurunziza à un troisième mandat controversé.

Le Burundi est en crise depuis que le président a annoncé en avril 2015 sa candidature à un troisième mandat. Il avait été réélu en juillet de la même année.

Avec AFP

Eric Manirakiza a joint à Dakar, le responsable du bureau Afrique au sein de RSF, Arnaud Froger

Eric Manirakiza a joint à Dakar, le responsable du bureau Afrique au sein de RSF, Arnaud Froger
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:44 0:00

Retour en classe jeudi

Retour en classe jeudi
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:04 0:00

L'ancien président Boni Yayi appelle ses compatriotes à la résistance

L'ancien président Boni Yayi appelle ses compatriotes à la résistance
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:31 0:00

Voir plus

XS
SM
MD
LG