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Égypte

Amnesty évoque une grève massive de la faim dans une prison du Caire

Depuis l'arrivée au pouvoir du président Abdel Fattah al-Sissi en 2014, les ONG dénoncent régulièrement les violations des droits humains et la répression des opposants en Egypte( Photo-Archives)

Amnesty International a affirmé mercredi que quelque 130 détenus observaient une grève de la faim depuis six semaines dans une prison de sécurité dans le sud du Caire, évoquant des "conditions de détention cruelles".

"Les autorités égyptiennes doivent immédiatement mettre fin à des conditions de détention cruelles et inhumaines et autoriser des visites familiales régulières à la prison à sécurité d'Al-Aqrab à Tora, où environ 130 détenus ont entamé une grève de la faim depuis plus de six semaines", déclare l'ONG dans un communiqué.

En réponse à cette grève de la faim entamée le 17 juin, les autorités ont riposté contre les détenus "en les frappant, en appliquant des décharges électriques et imposant à d'autres des mesures disciplinaires dans le but de les contraindre à mettre fin à leur grève", a ajouté Amnesty.

"Au moins 10 grévistes de la faim ont eu les yeux bandés et ont été transférés dans des cellules spéciales qu'ils ne sont pas autorisés à quitter toute la journée", ajoute l'ONG, qui dit tenir ses informations d'un message publié par les détenus.

En refusant les visites de leurs familles, les autorités égyptiennes "bafouent de manière flagrante le droit égyptien et le droit international et font preuve d'une cruauté impitoyable", poursuit Amnesty.

Les autorités égyptiennes ont poussé des dizaines de détenus à Al-Aqrab "au point de rupture", prévient l'ONG.

D'après Amnesty, la majorité des personnes en grève de la faim ont été victimes "de disparitions forcées pour des périodes allant de 11 à 155 jours", avant d'être présentés au "Procureur de la Sûreté de l'Etat qui a compétence sur les crimes liés au terrorisme".

L'organisation ajoute que les détenus sont incarcérés dans des "cellules surpeuplées", infestés d'insectes et dont les températures dépassent les 40 degrés en été.

Pour Magdalena Mughrabi, directrice-adjointe pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord à Amnesty International, "rien ne peut justifier le traitement cruel et inhumain que ces détenus ont subi".

Depuis l'arrivée au pouvoir du président Abdel Fattah al-Sissi en 2014, les ONG dénoncent régulièrement les violations des droits humains et la répression des opposants en Egypte.

Sous son mandat, les autorités égyptiennes ont emprisonné des milliers d'islamistes, ainsi que des membres de l'opposition libérale, des activistes, blogueurs, acteurs, chanteurs, journalistes.

Avec AFP

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Barrage sur le Nil: un accord pourrait prendre "des mois", estime Pompeo

Vue générale sur le Nil Bleu

Le secrétaire d'État américain, Mike Pompeo, a estimé mardi qu'un accord permettant de résoudre le différend qui oppose l'Égypte et l'Éthiopie au sujet de l'immense barrage que celle-ci construit sur le Nil bleu pourrait prendre "des mois".

"Il reste beaucoup de travail à faire, mais je suis confiant que dans les mois à venir nous pourrons résoudre" ce désaccord, a déclaré M. Pompeo au cours d'une conférence de presse à Addis Abeba.

Les dernières négociations la semaine dernière à Washington se sont achevées sans qu'un accord global soit conclu. Mais le Trésor américain a dit oeuvrer à la préparation d'un accord final qui puisse être soumis aux chefs d'État d'ici la fin février.

Ce projet est depuis 2011 l'objet de vives tensions entre l'Éthiopie, l'Égypte et le Soudan, mais les négociations se sont accélérées ces derniers mois.

Le Trésor américain s'est impliqué dans le dossier après que le président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, a fait appel à Donald Trump.

L'Éthiopie estime que le Grand barrage éthiopien de la renaissance (Gerd), appelé à devenir la plus grande installation hydroélectrique d'Afrique, est essentiel pour son développement économique.

Mais l'Égypte s'inquiète de son impact sur le débit du fleuve, qui pourvoit à 97% de ses besoins en eau.

Addisu Lashitew, analyste à la Brookings Institution, avait estimé que M. Pompeo chercherait "à faire un dernier effort" pour obtenir un accord au cours de sa visite en Ethiopie.

"Le président Trump cherche à obtenir le crédit (...) en tant que celui qui aura permis un accord pour résoudre ce litige", avait-il expliqué à la presse au cours d'une conférence téléphonique la semaine passée.

Mais le ministre éthiopien des Affaires étrangères, Gedu Andargachew, a estimé mardi lors de la même conférence de presse que Mike Pompeo qu'il y avait encore "des problèmes en suspens qui doivent être négociés".

Il n'a pas précisé quels étaient ces problèmes, mais l'un des principaux points d'achoppement concerne la vitesse de remplissage du réservoir du barrage, qui pourra contenir 74 milliards de m3 d'eau.

L'Égypte craint une réduction drastique du débit du Nil en cas de remplissage trop rapide du réservoir par l'Éthiopie.

Le Nil bleu prend sa source en Ethiopie, rejoint le Nil blanc à Khartoum pour former le Nil, qui traverse ensuite l'Égypte et se jette dans la Méditerranée.

Premier cas de nouveau coronavirus en Afrique

Des agents de la santé se préparent à prendre la température corporelle des voyageurs qui arrivent à l'aéroport international du Caire le 1er février 2020, (AFP)

Le ministère égyptien de la Santé a annoncé vendredi avoir enregistré le premier cas de nouveau coronavirus sur le continent africain.


Le porteur de la maladie n'est pas égyptien, a indiqué dans un communiqué le porte-parole du ministère, Khaled Megahed, sans préciser sa nationalité ni son genre.


L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a été informée et le patient, qui ne présentait aucun "symptôme", a été transféré à l'hôpital et placé en quarantaine pour être soigné, selon le ministère.


"Le ministère a pris des mesures préventives et surveille l'évolution du cas (...) qui s'est stabilisé", a déclaré M. Megahed.


Il s'agit du premier cas enregistré dans un pays du continent africain, qui a de forts liens commerciaux avec la Chine et où les systèmes de santé sont parfois vétustes.

L'Egypte avait suspendu début février jusqu'à la fin du mois les vols de sa compagnie nationale avec la Chine.

Environ 300 Egyptiens avaient été évacués en février de Wuhan, ville chinoise épicentre de l'épidémie, et avaient été placés en quarantaine pour 14 jours.

Le bilan de l'épidémie du nouveau coronavirus approchait vendredi les 1.400 morts en Chine, qui concentre 99,9% des décès enregistrés dans le monde en raison de ce virus.

Jusqu'à présent, seuls le Japon et les Philippines ont fait état chacun d'un mort sur leur territoire.

Barrage sur le Nil: pas de percée lors des derniers pourparlers

Construction du barrage de la Grande Renaissance sur le Nil, dans la région de Benishangul Gumuz, en Éthiopie, le 26 septembre 2019. (REUTERS/Tiksa Negeri)

Les dernières négociations menées cette semaine à Washington au sujet de l'immense barrage que l'Ethiopie construit sur le Nil bleu n'ont pas permis de trouver un accord global avec l'Égypte et le Soudan, ont indiqué vendredi plusieurs responsables éthiopiens.

Les parties se sont retrouvées pendant deux jours pour de nouveaux pourparlers facilités par le Trésor américain, qui s'est impliqué dans le dossier après que le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi ait fait appel à Donald Trump.

L'Ethiopie estime que le Grand barrage éthiopien de la renaissance (Gerd), appelé à devenir la plus grande installation hydroélectrique d'Afrique, est essentiel pour son développement économique, mais l'Egypte s'inquiète de son impact sur le débit du fleuve, qui pourvoit à 97% de ses besoins en eau.

L'ambassadeur d'Ethiopie aux Etats-Unis, Fitsum Arega, a indiqué vendredi sur son comte Twitter que les discussions de cette semaine "s'étaient achevées sans un accord final".

Le ministre Ethiopien de l'Eau, Seleshi Bekele, a pour sa part expliqué sur son propre compte que des progrès avaient été enregistrés mais que "plus de travail" était nécessaire pour parvenir à un accord d'ici la date-limite fixée en l'état à la fin du mois.

Cette absence de percée intervient alors que le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo doit se rendre en Ethiopie à partir de lundi soir pour la troisième et dernière étape d'une tournée africaine.

Jeudi, le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin a rappelé dans un communiqué l'engagement des Etats-Unis "à faciliter la préparation de l'accord final qui sera soumis pour conclusion aux ministres et chef d'Etats d'ici la fin du mois".

Fana BC, un média affilié au régime en place à Addis Abeba, a précisé vendredi que les dernières discussions portaient sur des points d'achoppement tels que la vitesse de remplissage du réservoir du barrage, qui pourra contenir 74 milliards de m3 d'eau.

L'Egypte craint une réduction drastique du débit du Nil en cas de remplissage trop rapide du réservoir par l'Ethiopie.

Le Nil bleu prend sa source en Ethiopie, rejoint le Nil blanc à Khartoum pour former le Nil, qui traverse ensuite l'Egypte et se jette dans la Méditerranée.

La justice égyptienne libère un médecin qui a pratiqué une excision mortelle sur une fille de 12 ans

Session d'éducation sur l'éradication des mutilations génitales féminines à Minia, en Égypte, le 13 juin 2006. (Reuters)

Un tribunal égyptien a libéré un docteur qui a excisé une fille de 12 ans, provoquant sa mort et suscitant une vague d'indignation sur les réseaux sociaux. La libération du gynécologue a coïncidé avec la Journée mondiale de lutte contre les mutilations génitales féminines, le 6 févier.

Le gynécologue a indiqué avoir mené cette opération fin janvier seul dans sa clinique privée "sans aucun anesthésiste ou infirmière présents" à ses côtés, selon les procureurs cités par des médias locaux, qui ont annoncé sa libération.

La fillette, qui se prénommait Nada, est décédée d'une hémorragie peu après et son père a porté plainte contre le gynécologue. La police avait arrêté le docteur, mais également les parents de la victime et une de ses tantes, avant de libérer ces derniers quelques jours plus tard.

D'après les médias locaux, le gynécologue a été libéré contre le paiement de 50.000 livres par le tribunal de Manfalout, à 400 km au sud du Caire, tandis que le Conseil national pour les femmes avait appelé à "une peine maximale pour tous ceux ayant participé à ce crime".

Sur les réseaux sociaux, les internautes se sont également émus du sort de Nada, dénonçant la pratique de l'excision. Selon la loi égyptienne, l’excision est passible de sept ans de prison et jusqu'à 15 ans de réclusion si elle "entraîne une infirmité permanente ou la mort". Une loi rarement appliquée.

Dar Al-Ifta, l'institution gouvernementale chargée de rendre des édits religieux, a publié le même jour, Journée mondiale de lutte contre les mutilations génitales féminines, un communiqué condamnant toute mutilation génitale féminine, soulignant qu'elles étaient "interdites" par la loi islamique.

Selon une étude publiée en 2016 par le Fonds des Nations Unies pour l'Enfance (Unicef), près de 90% des femmes et filles égyptiennes entre 15 et 49 ans ont été excisées.

Attaque à l'explosif contre un gazoduc dans le Sinai

L'attaque n'a pas été revendiquée et les autorités égyptiennes ne se sont pas exprimées jusqu'ici.

Des hommes armés et masqués ont fait exploser dimanche un gazoduc dans la péninsule du Sinaï en Egypte, ont indiqué des sources sécuritaires, une attaque qui n'a pas fait de blessés dans cette région en proie à une insurrection.

Les assaillants à bord d'un véhicule tout-terrain ont placé des explosifs à environ 80 km à l'ouest d'Al Arish, la capitale provinciale du Sinaï, dans le nord-est de l'Egypte, provoquant une forte déflagration, selon les mêmes sources.

L'attaque n'a pas été revendiquée et les autorités égyptiennes ne se sont pas exprimées jusqu'ici.

Selon des médias, ce gazoduc pourrait avoir été visé en raison d'un projet récemment inauguré de pompage de gaz naturel du champ offshore israélien Leviathan vers l'Egypte pour sa liquéfaction.

En janvier, l'Egypte a commencé à recevoir du gaz naturel d'Israël pour le liquéfier et le réexporter vers l'Europe, dans le cadre d'un accord historique évalué à 13,3 milliards d'euros entre les deux pays.

Par le passé, l'Egypte a exporté du gaz vers Israël. Des tronçons de gazoduc acheminant l'or bleu ont été attaqués à de multiples reprises dans le Sinaï en 2011 et 2012.

L'Egype lutte depuis des années contre une insurrection dans le nord du Sinaï. Celle-ci s'est intensifiée après l'éviction par l'armée, en 2013, du président islamiste Mohamed Morsi à la suite d'importantes manifestations.

En février 2018, l'armée et la police ont lancé une opération nationale contre des militants concentrés dans le nord du Sinaï.

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