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Allemagne: le Bayern se balade en finale de Coupe et rêve désormais de triplé

David Alaba, défenseur autrichien du Bayern, lève les mains à la victoire de son équipe contre Besiktas au parc de Besiktas à Istanbul, 14 mars 2018.

Grandissime favori de la finale de Coupe d'Allemagne, le Bayern Munich s'est baladé contre Leverkusen (4-2) samedi à Berlin, scellant son doublé Coupe-Championnat; de quoi se tourner désormais vers la Ligue des champions en août en rêvant de rééditer le retentissant triplé de 2013.

Un coup franc absolument imparable de David Alaba à l'entrée de la surface de réparation au bout du premier quart d'heure de jeu, puis une frappe croisée parfaite de Serge Gnabry dix minutes plus tard: en l'espace d'une demi-heure, les joueurs de Hansi Flick ont tué tout suspense dans cette finale pour s'assurer la 20e Coupe de leur histoire, après le 30e titre de champion conquis mi-juin.

Et c'est au moment où Leverkusen allait légèrement mieux dans la rencontre, peu avant l'heure de jeu (grosse occasion de Kevin Volland, entré au retour des vestiaires), que Robert Lewandowski, sur une frappe sèche, a aggravé le score. Le Polonais a profité d'une énorme erreur du portier Hradecky pour inscrire son 50e but de la saison, toutes compétitions confondues.

Mais comme en demi-finale contre l'Eintracht Francfort (victoire 2-1), les Munichois ont alors vu leurs adversaires se montrer beaucoup plus entreprenants qu'en première période.

Les joueurs de Peter Bosz ont d'abord réduit le score par Sven Bender, puis sont passés tout près de se relancer complètement dans la finale, mais Volland et Kai Havertz, la nouvelle pépite du football allemand, étaient trop courts pour reprendre le centre de Moussa Diaby.

Insuffisant pour faire trembler les Munichois qui ont parachevé leur succès par un doublé de Lewandowski à la 89e minute, son 51e but cette saison, le meilleur total en Europe.

- 25e victoire en 26 matches -

A Berlin samedi, difficile de se souvenir de la victoire de Leverkusen (2-1) obtenue à Munich fin novembre 2019. Une éternité en foot. Depuis, il y a eu le limogeage de Niko Kovac, son remplacement par Flick et la résurrection du grand Bayern.

Et puis des victoires à la chaîne: les coéquipiers de Manuel Neuer n'ont plus perdu depuis le 7 décembre, remportant 25 de leurs 26 derniers matches officiels (une défaite en amical en janvier). L'interruption de deux mois du foot en Allemagne pour cause de crise sanitaire liée au Covid-19 n'a en rien enrayé la mécanique.

Désormais, les Munichois peuvent avoir la tête à la Ligue des champions, reportée en août à cause de la Covid-19. Une première étape les attend début août avec le 8e de finale retour contre Chelsea, les Bavarois ayant survolé le match aller 3-0 en terre londonienne début mars.

Vu sa dynamique du moment, Munich fait figure de favori pour remporter la compétition-reine du football européen. Avec toutefois une grosse interrogation: comment l'équipe va-t-elle gérer les cinq semaines sans match officiel jusqu'au match retour contre Chelsea, alors que l'Angleterre, l'Espagne et l'Italie seront encore dans le rythme avec des championnats se terminant dans les prochaines semaines.

En 2013, le Bayern possédait dans ses rangs le duo "Robbery" -Arjen Robben et Frank Ribéry- pour tout emporter sur son passage. Dans sa forme actuelle, Lewandowski ne demande qu'une seule chose: leur succéder dans la légende munichoise.

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Le partenariat avec l'Afrique, priorité de la présidence française de l'UE

Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian assiste à une réunion avec son homologue algérien à Alger le 12 mars 2020.

La France va faire du "renforcement du partenariat euroafricain" une des priorités de sa présidence de l'UE au premier semestre 2022, de la relance de l'économie à la lutte contre le terrorisme, a assuré mardi le chef de la diplomatie française.

"Le renforcement du partenariat euroafricain est une priorité de la France et cette priorité sera au cœur de notre présidence (de l'UE)", a déclaré Jean-Yves Le Drian lors d'une réunion des ministres des Affaires étrangères des pays de l'Union européenne et de l'Union africaine (UA) à Kigali.

Cette réunion visait à préparer le prochain sommet UE-UA, qui se tiendra en février à Bruxelles, plus de quatre ans après celui d'Abidjan en 2017.

"Nous avons un intérêt commun à continuer à transformer les interdépendances qui existent entre nos sociétés et nos économies en autant de solidarités pour bâtir l'avenir ensemble", a relevé le ministre français.

"Un avenir dont nous voulons être les acteurs et que nous ne voulons voir personne d'autre écrire à notre place, un avenir qui respecte (...) les souverainetés de chacun", a-t-il insisté dans une apparente allusion à d'autres acteurs majeurs en Afrique, de la Chine à la Russie en passant par la Turquie.

La France est notamment vent debout contre le projet des autorités maliennes de transition de recourir aux services du groupe de sécurité russe Wagner, soupçonné par les Occidentaux de se rémunérer sur les ressources des pays d'accueil et de servir les intérêts du Kremlin.

"Ce partenariat (euroafricain) doit faire l'objet d'une orientation politique nette et assumée au prochain sommet UE-UA dans des projets concrets et ambitieux", au service d'une "relance euroafricaine durable", a insisté Jean-Yves Le Drian.

Le ministre a notamment cité "le secteur de la santé, en créant des hubs régionaux de production du vaccin (anti-Covid) en Afrique et en renforçant les systèmes de santé partout sur le continent".

Le Rwanda va devenir le 3e pays en Afrique à produire des vaccins anti-Covid après l'Afrique du Sud et le Sénégal, selon un accord conclu mardi à Kigali avec l'entreprise allemande BioNTech.

Jean-Yves Le Drian a aussi évoqué des projets dans le numérique - pour soutenir des start-up africaines notamment - "l'aide de la Banque européenne d'investissements dans les infrastructures de l'énergie ou l'agriculture" ou encore la formation des jeunes, enjeu clé du continent, et la "montée en puissance des mobilités universitaires en Afrique".

La sécurité sera aussi au centre des préoccupations, avec "une menace terroriste qui évolue au Sahel, qui s'étend vers le Golfe de Guinée, qui frappe aussi le Mozambique", a souligné le ministre, en rappelant l'engagement des Européens au sein du groupe de forces spéciales Takuba au Mali.

La France est aussi favorable au lancement d'une "initiative euroafricaine pour renforcer la sécurité maritime dans le Golfe de Guinée", a-t-il précisé.

Le chef de la diplomatie de l'UE, Josep Borrell, a aussi plaidé pour plus de solidarité européenne - au-delà des efforts déjà accomplis - concernant les livraisons de vaccins anti-Covid à l'Afrique.

"Il faut rendre l'investissement moins risqué et plus attractif" en Afrique, a-t-il également insisté. "Nous voulons investir dans des infrastructures qualitatives", a-t-il dit.

Le vice-Premier ministre congolais et président du Conseil exécutif de l'UA, Christophe Apala Lutundula, a insisté sur la nécessité de "construire un véritable partenariat de peuples d'Europe et d'Afrique".

"L'Union européenne est le plus grand partenaire commercial de l'Afrique. Il est important que ces liens soient renforcés pour créer de la valeur ajoutée et de l’emploi", a-t-il insisté, en rappelant que l’Afrique avait "la population la plus jeune du monde".

Leur homologue hongrois, Peter Szijjarto, a insisté lui sur la nécessité de contenir les migrations vers l'Europe. "Il faut permettre aux Africains de rester chez eux et non les encourager à quitter leur maison", a-t-il lancé.

Agressions sexuelles: le parquet réclame 8 ans de prison contre Koffi Olomidé

Le chanteur congolais originaire de la RDC, Koffi Olomidé, se produit sur la scène du festival de musique urbaine d'Anoumabo (Femua) à Abidjan, début septembre 2021. Il est entouré des chanteurs de son groupe et de ses danseuses. (Photo AFP / Kambou)

Huit ans de prison ferme ont été requis lundi contre la star de la rumba congolaise Koffi Olomidé, jugé devant la cour d'appel de Versailles, en région parisienne, pour agressions sexuelles et séquestration de quatre de ses anciennes danseuses

Huit ans de prison ferme ont été requis lundi contre la star de la rumba congolaise Koffi Olomidé, jugé devant la cour d'appel de Versailles, en région parisienne, pour agressions sexuelles et séquestration de quatre de ses anciennes danseuses lors de tournées en France, des accusations dont il s'est vivement défendu.

A 65 ans, le chanteur franco-congolais à la renommée internationale s'est pour la première fois expliqué en public sur les charges qui pèsent sur lui, alors qu'il n'avait pas assisté à son premier procès en 2019.

Il avait été condamné en première instance à deux ans de prison avec sursis pour "atteinte sexuelle" sur l'une des jeunes femmes, déclarée mineure au moment des faits, et relaxé pour l'essentiel des autres charges. Le ministère public, qui avait requis sept ans d'emprisonnement ferme, avait fait appel.

Lundi, l'accusation a demandé de revenir sur le "naufrage" du premier jugement et de reconnaître coupable cet "homme puissant", star internationale qui vit désormais en France.

Les quatre plaignantes, assises au premier rang, ont déposé plainte entre 2007 et 2013, accusant Koffi Olomidé de les avoir enfermées dans un pavillon gardé près de Paris, lors de ses tournées françaises entre 2002 et 2006, et de les avoir forcées à avoir des relations sexuelles avec lui, de façon régulière pour certaines.

Depuis, aucune n'est retournée au Congo par "peur" des conséquences face à une star qu'elles surnommaient avant l'affaire le "président".

A la barre, Koffi Olomidé - pull clair sous une grande veste marron - balaie l'accusation de séquestration, assurant qu'elles "allaient sur les Champs-Elysées" et que parfois "elles demandaient qu'on les accompagne", alors qu'elles ont affirmé à l'instruction qu'elles étaient escortées contre leur gré.

- "Droit de regard" -

Le chanteur a cependant reconnu qu'il avait un "droit de regard" sur leurs sorties, plaidant qu'il devait vérifier qu'elles ne cherchaient pas à rester en France à l'issue de la tournée.

Les plaignantes avaient raconté pendant l'enquête s'être finalement échappées du logement en juin 2006 avec une corde de drap après avoir endormi les gardes à l'aide de somnifères.

"C'est du cinéma, ça, Madame", a assuré à la barre le chanteur, de son nom d'origine Antoine Agbepa Mumba. "Le retour au Congo était imminent, elles savaient qu'on allait repartir au Congo", elles voulaient donc rester en France à tout prix, a-t-il affirmé.

Dans leur récit au juge d'instruction, les quatre jeunes femmes avaient accusé le chanteur de les faire venir parfois à l'hôtel, parfois en studio d'enregistrement, pour les forcer à avoir des rapports sexuels avec lui.

"C'est faux, c'est tout faux", "à aucun moment je n'étais seul avec ces filles", s'est écrié à la barre M. Olomidé. "Comment vous pouvez faire l'amour dans un studio ? J'hallucine! Il y a des ingénieurs du son, il y a des assistants...", a-t-il lancé.

Il a aussi rejeté les accusations de mauvais traitements, soulignant avoir "des danseuses qui gagnent 600 euros" par tournée.

A la barre, les parties civiles ont déclaré avoir été forcées à subir des relations sexuelles "plusieurs fois" puis "trois fois par semaine" pour l'une ou "trois ou quatre fois dans le mois" pour une autre.

"Je me suis laissé faire, mais je n'avais pas envie", a expliqué l'une d'elles, son avocat Me David Desgranges parlant d'"emprise" du chanteur sur ses troupes.

"Il n'y a absoluement aucun élément matériel accréditant les dires des plaignantes", a estimé dans sa plaidoirie Me Antoine Vey, avocat du chanteur, plaidant la relaxe.

Le jugement a été mis en délibéré au 13 décembre.

Koffi Olomidé a déjà été condamné, en RDC en 2012, pour violence, et avait été expulsé du Kenya en 2016 pour avoir donné un coup de pied à l'une de ses danseuses.

Des travailleurs de première ligne tués pour avoir voulu appliquer les mesures anti-covid

Un caissier sert un client dans un centre commercial de Burbank, en Californie, le samedi 10 avril 2021. (Photo AP/Richard Vogel)

Plusieurs travailleurs essentiels ont déjà payé de leur vie pour avoir voulu faire respecter les mesures anti Covid-19. Ces hommes et ces femmes ne sont pas morts de la pandémie, mais eux aussi en ont été des victimes. Ils avaient quitté leur domicile un matin mais n'étaient plus rentrés chez eux.

A travers le monde, des travailleurs de première ligne ont été insultés, brutalisés, voire tués pour avoir tenté d'appliquer des règles destinées à protéger le public contre la propagation du coronavirus.

Une enquête de novembre 2020 de l'Université du Massachusetts menée auprès des travailleurs dans six États américains a révélé que ceux qui travaillaient dans le commerce de détail et l'hôtellerie étaient ceux qui devaient faire face à la plus grande résistance aux masques et à la distanciation sociale.

Les travailleurs à bas salaire ont été les plus exposées aux personnes refusant de se conformer aux mesures anti coronavirus.

Une employée d’épicerie tuée en Georgie

Laquitta Willis, 41 ans, caissière dans une épicerie du comté de Dekalb en Géorgie, a été tuée en juin 2021 après une dispute sur le port du masque avec un client, Victor Lee Tucker, 30 ans.

Le suspect serait entré chez Big Bear sans son cache-nez. Une vive discussion s’en serait suivie entre l’homme et Mme Willis, une employée qui travaillait dans l'épicerie depuis près d'une décennie et gardait méticuleusement son comptoir propre pendant la pandémie, selon plusieurs témoignages.

Après être parti sans rien acheter, le suspect serait revenu dans l’épicerie avec une arme et aurait fait feu sur la femme. Après avoir tiré sur Mme Willis, le suspect a fait feu sur un policier qui travaillait à la sécurité de l’épicerie.

Victor Lee Tucker fait face à des accusations de meurtre et voies de fait.

Un employé de Family Dollar tué dans le Michigan

Calvin Munerlyn habitait à Flint, dans le Michigan, où tout le monde le connaissait sous le nom de "Duper", un surnom hérité de sa mère.

L'homme, étant grand, était facilement intimidant à première vue. Mais il suffisait de quelques instants en sa présence pour être conquis par son charme.

Il travaillait de jour comme agent de sécurité chez Family Dollar, une chaîne de magasins bon prix. En hiver, il travaillait de nuit dans un centre de réchauffement géré par Catholic Charities, une organisation communautaire à but non lucratif.

Le 1er mai 2020, pendant son service chez Family Dollar, Calvin Munerlyn conseille à une jeune femme de porter un masque avant d'entrer dans le magasin. La mère de la femme devient furieuse et crache sur l'agent de de sécurité. Ce dernier ordonne à une caissière de ne pas servir la cliente récalcitrante.

Les deux femmes partent en voiture et reviennent environ une vingtaine de minutes plus tard. Elles sont accompagnées par deux hommes, le père et le frère de la jeune femme qui refusait de porter son masque facial.

L'un des hommes sort une arme à feu et tire une balle dans la tête du vigile. Il est transporté à l'hôpital, mais juste pour être déclaré mort.Cela ne faisait qu'un peu plus d'un mois depuis que Calvin Munerlyn travaillait chez Family Dollar.

Il avait arrêté de travailler dans des boîtes de nuit pour éviter justement de s'exposer aux risques de confrontations violentes. L'ironie du sort avait voulu qu'il meure dans des circonstances pareilles à Family Dollar, considéré comme un havre de paix comparé aux boîtes de nuit.

La mort de Munerlyn a pesé lourdement sur la communauté. Un drapeau a été hissé au Capitole de l'État du Michigan en sa mémoire et sa famille a accepté la clé de la ville de Flint en son nom. Il a également été nommé à titre posthume Parent de l'année à la Madison Academy High School, où sa fille Cavetta Munerlyn a obtenu une excellente note quelques jours après sa mort.

Un agent de sécurité tué lors d'un match de basket-ball

Martinus "Mitch" Mitchum, un officier de police de l'Université de Tulane, agent de réserve du 2e tribunal municipal, et responsable des inscriptions à l'Athlos Academy of Jefferson Parish, travaillait comme agent de sécurité lors d'un match de basket-ball au lycée George Washington Carver, dans la Nouvelle-Orléans dans la Louisianne lorsqu'il a été abattu.

Mitchum, qui était en uniforme au moment des faits, est intervenu dans une altercation entre John Shallerhorn et un administrateur de l'école parce que Shallerhorn s'était vu refuser l'entrée dans le jeu pour ne pas avoir refusé de porter son masque facial. Mitchum est intervenu pour escorter l'homme hors du bâtiment.

Le suspect, John Shallerhorn, 35 ans, avait alors tiré deux coups de feu. L'un avait touché Mitchum à la poitrine. Emmené au centre médical universitaire par les ambulanciers paramédicaux, Mitchun avait été déclaré mort peu de temps après.

"Cela fait mal parce qu'il était l'un des meilleurs", a déclaré Lyn Clark, un ancien joueur de football à l'école secondaire O. Perry Walker où Mitchum a travaillé de 2006 à 2016. "Ils ont tué quelqu'un qui a aidé tant d'étudiants afro-américains à sortir de là et à devenir quelque chose. Il a toujours tout soutenu. n'importe qui. Tout le monde était pour lui "mon fils" ou "ma fille", a ajouté Clark.

"Nous le taquinions toujours et disions à Mitch que vous avez plus d'enfants que quiconque pour être si jeune. Il m'agaçait parfois comme un petit frère, mais il était si authentique et il n'y avait rien qu'il ne ferait pas pour ces enfants", a déclaré Sheryl Eaglin, l'ancienne collègue de Mitchum.

Originaire de Detroit, dans le Michigan, Mitchum travaillait à la sécurité de l'école lorsqu'il a commencé. Mais il a été transféré à d'autres postes en raison de la façon dont il s'occupait des enfants et de ses autres compétences, selon Tarance Davis, l'ancien directeur sportif de l'école. Mitchum a été chargé des données et des inscriptions des étudiants et est également devenu le directeur des opérations de basket-ball et de football.

"(Mitchum) était un professionnel de la police dévoué qui avait à cœur de servir la communauté de Tulane", ont déclaré des responsables de Tulane dans un communiqué.

Un chauffeur de bus tué dans le Maryland

Frankye Duckett, 49 ans, a été tué en janvier 2021. Il travaillait pour le programme Mobility Link de l'Administration des transports en commun du Maryland (Maryland Transit Administration). Il transportait des personnes à mobilité réduite et des handicapés autour de Baltimore.

Un vendredi soir de janvier 2021, M. Duckett se rend au travail depuis la Pennsylvanie, où il vivait et espérait prendre sa retraite dans quelques années, a rapporté le Baltimore Sun.

Ce jour là, M. Duckett se dispute avec le petit-fils d'une femme âgée qu'il devait transporter. La dispute aurait commencé après que Duckett ait dit au petit-fils de cette dernière qu'il n'était pas autorisé à monter dans le bus sans masque facial. Puis le chauffeur est parti.

Selon des images de sécurité, alors que le bus s'approche d'un arrêt, un homme, qui, selon la police, était le petit-fils, et qui sera connu comme Marquis Poteat, sort d'une voiture et tire sur M. Duckett par la fenêtre avant de s'enfuir dans la voiture. Il sera arrêté en avril et inculpé de meurtre.

Un employé abattu en Allemagne

Le 18 septembre 2021, un employé de 20 ans d'une station service a été tué en Allemagne par un client dont il avait refusé d'encaisser les achats pour non-port de masque.

C'était un étudiant qui travaillait dans une station service. Il avait refusé d'encaisser un client qui souhaitait acheter un pack de bières parce que ce dernier ne portait pas de masque.

Énervé, l'homme de 49 ans est parti en laissant ses bières sur le comptoir. Il est revenu une heure et demie plus tard en portant cette fois un masque mais l'a retiré en passant devant le comptoir pour susciter une réaction du caissier. Après avoir de nouveau reçu l'ordre de porter son masque correctement, le client a sorti un revolver de sa poche et a tiré sur l'étudiant, qui est mort sur le coup.

Le suspect s'est présenté le lendemain au poste de police local. Il a confié qu'il se sentait "acculé" par les mesures relatives à la pandémie de Covid-19 qu'il percevait comme une "atteinte croissante à ses droits" et qu'il n'avait vu "aucune autre issue", a déclaré le procureur Kai Fuhrmann.

La ministre de l'Agriculture Julia Klöckner, originaire de la région, a fait état d'un meurtre "choquant".

Un chauffeur de bus tué en France

En France, Philippe Monguillot, un chauffeur de bus de 59 ans, a été battu à mort le 5 juillet 2020 à Bayonne, dans le sud-ouest, après avoir demandé à quatre passagers de porter des masques faciaux rendus obligatoires à bord des transports publics français en raison du coronavirus. Le chauffeur a été insulté, poussé hors du bus et violemment battu et frappé à la tête.

Quatre personnes avaient été arrêtées mais certaines avaient été relâchées.

En mémoire de son mari, la veuve de Philippe Monguillot, a créé une association portant le nom de son mari, afin de soutenir et d’aider les chauffeurs de bus victimes d’agressions et de violences.

Une sentinelle poignardée

Toujours en France, un agent de sécurité a été agressé à Brest une nuit d'août 2020 par un homme qui voulait entrer dans un bar sans masque.

Après qu'on lui a refusé l'entrée, l'homme est parti avant de revenir une trentaine de minutes plus tard devant le bar, assénant des coups de couteau au visage de la victime. La victime n'a eu la vie sauve que grâce à l'intervention des clients.

La sentinelle a été opérée en urgence pour une grave blessure à l'œil. L'assaillant a été arrêté et présenté à un juge d'instruction. Il était connu des services de police avait admis être l'auteur de l'agression, rapporte Paris Match.

Une infirmière rouée de coups

Le 12 août 2020, une infirmière de 30 ans de l'hôpital de Ville-Evrard, à Neuilly-sur-Marne, a été violemment agressée dans un bus par trois jeunes hommes, dont deux adolescents de 16 ans, à qui elle demandait de porter un masque.

Les agresseurs avaient été présentés à un juge des enfants qui avait aussitôt requis leur placement en détention provisoire pour "violences aggravées".

D'autres agressions

Plusieurs autres employés ont été agressés pour avoir voulu appliquer les mesures contre le coronavirus.

La presse américaine mentionne aussi le cas de deux hommes qui se sont vu refuser l'entrée dans un magasin californien pour avoir refusé de porter des masques. L'un d'eux aurait frappé un employé, lui cassant le bras.

BuzzFeed News rapporte qu'un homme a été inculpé en Pennsylvanie pour avoir frappé un commis de magasin à plusieurs reprises au visage après que ce dernier lui a dit de porter un masque.

"Le meilleur et le pire"

"Le problème avec les pandémies, en particulier le COVID-19, c'est qu'elles font ressortir les extrêmes. Nous avions le meilleur chez les gens et le pire", a déclaré Steven Taylor, auteur du livre 2019 The Psychology of Pandemics et professeur de psychiatrie à l'Université canadienne de la Colombie-Britannique, cité par BuzzFeed News.

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