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Un ministre veut des "mesures urgentes" face au flux de migrants en Algérie

Abdelkader Messahel, ministre algérien des affaires africaines et maghrébines, à Alger, en Algérie, le 8 mai 2017.

Le gouvernement algérien doit prendre "des mesures urgentes" face au "flux en Algérie de migrants subsahariens", a estimé lundi le ministre algérien des Affaires étrangères Abdelkader Messahel, au lendemain de déclarations polémiques d'un haut dirigeant, associant migrants et criminalité.

"Ces mesures sont devenues urgentes parce que derrière ce flux massif en Algérie de migrants subsahariens il y a des réseaux très organisés qui entretiennent et facilitent ce trafic humain", a estimé M. Messahel, dans des déclarations aux médias algériens, diffusées par la radio algérienne publique.

"L'Algérie est devenue une destination" pour les migrants et "notre obligation en tant qu'Etat c'est d'abord de sauvegarder la souveraineté et la sécurité nationale, c'est notre droit", a-t-il ajouté.

Il n'a pas explicitement précisé si ces mesures viseraient les migrants eux-mêmes ou les réseaux de passeurs.

Selon des propos rapportés par l'agence officielle APS, il a également qualifié de "menace pour la sécurité nationale" l'existence "d'une mafia organisée, comprenant des Algériens, qui encadre les opérations de migration clandestine vers l'Algérie".

Mais il a aussi rappelé que l'Algérie avait déjà organisé, en accord avec le Niger et le Mali, des opérations de reconduction de leurs ressortissants.

Samedi, Ahmed Ouyahia, directeur de cabinet du président Abdelaziz Bouteflika, avait affirmé que "ces étrangers en situation irrégulières amènent le crime, la drogue et plusieurs autres fléaux" en Algérie suscitant l'indignation de défenseurs des droits de l'Homme et d'internautes.

Interrogé sur ces réactions, M. Messahel, sans s'exprimer sur les propos de M. Ouyahia, a estimé que "l'Algérie n'a pas à recevoir de leçons", selon l'APS.

Les déclarations de MM. Messahel et Ouyahia tranchent avec l'intention annoncée du nouveau gouvernement, formé fin mai, d'élaborer une loi sur le droit d'asile.

La presse a fait état d'un projet de recensement et de délivrance de permis de travail dans les secteurs manquant de main d'oeuvre tels que les travaux publics, l'agriculture ou la pêche.

L'Algérie ne dispose pas de législation sur les réfugiés. Les migrants en situation irrégulière - essentiellement des Subsahariens estimés à environ 100.000 par les ONG - y vivent hors de tout cadre juridique et dans des conditions souvent très difficiles.

Les migrants subsahariens ont été fin juin visés par une campagne sur les réseaux sociaux, où a fleuri le hashtag "Non aux Africains en Algérie", suscitant une vive opposition sur internet et dans la presse.

Avec AFP

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Un groupe armé attaque un village dans l'ouest

La mairie d’Alindao, à 400 km au sud-est de Bangui, Centrafrique, 29 novembre 2018. (VOA/ Felix Yepassis-Zembrou)

Des éléments du groupe armé Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) ont attaqué lundi le village de Lokoti, dans l'ouest du pays, où ils ont incendié des véhicules et pris en otage onze personnes, a appris mercredi l'AFP de la gendarmerie locale.

"Ils sont entrés dans le village, ont incendié deux camions ainsi qu'une moto", a indiqué à l'AFP une source à la gendarmerie de Bouar, ville située à environ 70 km de Lokoti.

Onze personnes ont été prises en otage par les éléments du FDPC, les autres villageois ont réussi à prendre la fuite, a précisé cette source.

"Les casques bleus sont dans une phase d'action et de recherche dans la zone", a indiqué mercredi à la presse le porte-parole de la MINUSCA (mission des Nations unies pour la stabilisation de la Centrafrique) Vladimir Monteiro.

Début avril, une opération militaire avait été lancée par la Minusca dans la zone contre ce groupe implanté localement, mais sans influence nationale.

L'ONU reprochait au groupe armé d'avoir érigé des barricades sur la route nationale 1, la seule permettant d'approvisionner Bangui depuis le Cameroun, et volé une dizaine de pick-up.

Le Premier ministre centrafricain, Firmin Ngrebada, avait alors "appelé à la raison" le FPDC. " (Nous) n'avons pas signé un accord de paix pour revenir à la guerre", avait-il déclaré.

Après la signature d'un accord de paix début février entre Bangui et 14 groupes armés, dont le FDPC, ce dernier avait érigé des barricades en signe de mécontentement vis-à-vis des autorités qui, selon lui, n'avaient "pas respecté" l'accord dans la formation du gouvernement.

Un nouveau round de négociations avait eu lieu mi-mars en Ethiopie, et un nouveau gouvernement avait été nommé le 22 mars.

Si le leader du groupe, Abdoulaye Miskine, avait décliné le poste ministériel qui lui était destiné, l'un de ses proches avait été nommé "conseiller spécial" à la Primature et l'autre préfet de la Nana-Mambéré, région de l'ouest.

L'accord de Khartoum, soutenu par tous les partenaires de Bangui et préparé depuis 2017 par l'Union africaine, est le huitième signé depuis le début de la crise marquée par le renversement en mars 2013 du président François Bozizé.

Riche en ressources naturelles, la Centrafrique est déchirée par la guerre, qui a forcé près d'un quart des 4,5 millions d'habitants à fuir leur domicile.

Ghassan Salamé espère une avancée dans ses contacts avec les belligérants lybiens

Le nouvel émissaire de l'ONU pour la Libye, Ghassan Salamé, à gauche, lors d’une conférence de presse aux côtés du Premier ministre du gouvernement libyen de l’accord national (GNA) Fayej Seraj, et ministre des affaires étrangères Taher Siala à Tripoli, L

L'envoyé spécial des Nations unies pour la Libye, Ghassan Salamé, a dit mercredi à Rome espérer que les contacts qu'il a pu avoir avec les belligérants sur le terrain "portent leurs fruits" avant le ramadan.

"J'espère que les contacts que nous avons rétablis avec les deux belligérants puissent porter leurs fruits avant le début du ramadan", a déclaré M. Salamé lors d'un point de presse à l'issue d'une rencontre avec le ministre italien des Affaires étrangères Enzo Moavero Milanesi.

Le ramadan, période de jeûne pour les musulmans, débute cette année le 5 mai au soir.

M. Salamé n'a pas caché les difficultés qu'il reste à résoudre avant que le processus de stabilisation de ce pays en proie au chaos depuis 2011 puisse reprendre avec quelque chance de réussite.

Tout était prêt pour la conférence nationale, prévue mi-avril et censée préparer le terrain à des élections en Libye, avant que le maréchal Khalifa Haftar ne lance son offensive contre la capitale Tripoli, a affirmé l'envoyé de l'Onu.

Elle est aujourd'hui en suspens, mais pas annulée, a-t-il ajouté, précisant toutefois qu'il fallait aussi "un fort soutien de la part de la communauté internationale". Or, a-t-il déploré, celle-ci est divisée, notamment au niveau du Conseil de sécurité de l'Onu, qui n'est pas parvenu à se mettre d'accord sur un projet de résolution sur la Libye.

Sur le terrain, les combats s'enlisaient près de trois semaines après le début de l'offensive de Khalifa Haftar contre Tripoli, siège du gouvernement reconnu par la communauté internationale.

Production record de coton de plus de 700.000 tonnes

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51 morts dans des inondations en Afrique du Sud

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Au Soudan, les militaires veulent négocier avec les leaders de la contestation

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