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Alger poursuit ses consultations régionales sur le conflit en Libye


Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, à une réunion sur la Libye à la mission française aux Nations Unies en marge de l'Assemblée générale des Nations Unies à New York, le 24 septembre 2018.

Alger a poursuivi lundi ses consultations régionales sur la crise libyenne en recevant le chef de la diplomatie émiratie cheikh Abdallah ben Zayed Al-Nahyane.

Le ministre émirati s'est entretenu avec son homologue algérien Sabri Boukadoum et le Premier ministre Abdelaziz Djerad et devait rencontrer le président Abdelmadjid Tebboune en fin d'aprèd-midi.

Selon un communiqué du ministère algérien des Affaires étrangères, cette visite doit permettre d'évoquer la situation en Libye et "les efforts consentis par l'Algérie et les parties prenantes internationales afin de trouver un règlement politique mettant un terme à la crise".

Aucun détail n'a filtré de l'entretien entre M. Boukadoum et le ministre émirati.

L'Algérie, qui partage près de 1.000 km de frontière avec la Libye, multiplie les consultations pour tenter d'œuvrer au règlement politique d'un conflit qui menace la stabilité régionale.

Dans ce cadre, Alger a accueilli jeudi une réunion des pays voisins de la Libye à la suite du sommet international de Berlin. Lors de ce dernier, les principaux pays concernés par le conflit se sont engagés à œuvrer au renforcement du cessez-le-feu en vigueur depuis le 12 janvier, en cessant notamment de violer l'embargo sur les livraisons d'armes.

Les dirigeants algériens ont reçu dimanche le président turc Recep Tayyip Ergogan, dont le pays a autorisé récemment l'envoi de militaires en Libye, qui a estimé que la crise ne pouvait être résolue par des "moyens militaires".

Plongée dans le chaos depuis la chute de Mouammar Kadhafi en 2011, la Libye est aujourd'hui déchirée entre le gouvernement d'union (GNA), reconnu par l'ONU et basé à Tripoli, et un pouvoir incarné par l'homme fort de l'est, le maréchal Khalifa Haftar.

Ce dernier est soutenu notamment par les Emirats arabes unis, l'Egypte et la Russie, tandis que l'Algérie est soucieuse de rester à "équidistance" des deux belligérants et rejette "toute ingérence étrangère".

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