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Droits humains

Algérie: un défenseur des droits humains pro-Hirak écroué

Près de 300 personnes sont actuellement emprisonnées en Algérie en lien avec le Hirak. (AFP)

Le défenseur des droits humains, Zaki Hannache, connu pour son engagement en faveur du mouvement de protestation du Hirak, a été écroué jeudi en Algérie pour "apologie d'actes terroristes" et "diffusion de fausses informations", a indiqué une association de défense des détenus.

Zaki Hannache a été "placé sous mandat de dépôt" par un juge d'instruction du tribunal de Sidi Mhamed à Alger, selon le Comité national pour la libération des détenus (CNLD).

Son placement en détention provisoire intervient deux jours après le troisième anniversaire du soulèvement populaire du Hirak, déclenché le 22 février 2019 et qui avait poussé le président Abdelaziz Bouteflika à la démission deux mois plus tard.

Ce militant très actif sur les réseaux sociaux et engagé pour la libération des détenus d'opinion est poursuivi notamment pour "apologie du terrorisme, atteinte à l'intégrité et l'unité nationale et publication de fausses nouvelles", selon le CNLD.

Ce lanceur d'alerte avait été arrêté le 18 février, son domicile perquisitionné et son téléphone portable confisqué, selon cette même source.

Près de 300 personnes sont actuellement emprisonnées en Algérie en lien avec le Hirak, mouvement à l'arrêt depuis la mi-mai 2021, ou avec des revendications concernant les libertés individuelles, selon cette association.

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Plainte à l'ONU de militants sahraouis contre le Maroc pour "détention arbitraire"

Début juin, quatre plaintes ont été déposées contre le Maroc devant le Comité des Nations unies contre la torture, concernant quatre activistes sahraouis.

Dix-huit indépendantistes sahraouis, incarcérés au Maroc pour l'assassinat de membres des forces de l'ordre en 2010 dans l'affaire dite de Gdeim Izik, ont déposé une plainte contre le royaume auprès de l'ONU pour "détention arbitraire", a indiqué vendredi un groupe de soutien.

Cette affaire tient son nom du camp où avaient été tués en novembre 2010 onze policiers et gendarmes marocains près de Laâyoune, la capitale du Sahara occidental administré par Rabat depuis la fin de la colonisation espagnole.

"Les prisonniers de Gdeim Izik déposent une plainte contre le Maroc auprès du Groupe de travail sur la détention arbitraire des Nations unies alléguant des actes de torture et de répression politique", précise un communiqué du groupe de soutien de Genève pour la protection et la promotion des droits humains au Sahara occidental.

Le groupe ajoute que "les Sahraouis qui militent en faveur de l'autodétermination sont soumis à des pratiques discriminatoires et ont été condamnés à de longues peines d'emprisonnement sur la base d'aveux entachés de torture".

Ces activistes indépendantistes font partie d'un groupe de 23 Sahraouis condamnés à des peines allant de deux ans de prison à la perpétuité dans le cadre de l'affaire de Gdeim Izik.

Début juin, quatre plaintes ont été déposées contre le Maroc devant le Comité des Nations unies contre la torture, concernant quatre activistes sahraouis, dont trois condamnés dans l'affaire de Gdeim Izik "gravement torturés", avaient annoncé des ONG.

La coordination des familles des victimes du camp de Gdeim Izik a, elle, dénoncé dans un communiqué "une dangereuse tentative de galvauder les faits, transformant les criminels en victimes".

Le conflit du Sahara occidental -vaste territoire désertique riche en phosphates et aux eaux très poissonneuses- oppose depuis des décennies le Maroc aux indépendantistes sahraouis du Front Polisario, soutenus par l'Algérie.

Tandis que Rabat prône un statut d'autonomie sous souveraineté marocaine, le Polisario réclame un référendum d'autodétermination, prévu par l'ONU lors de la signature en 1991 d'un cessez-le-feu, mais qui ne s'est jamais concrétisé.

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