Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Médias

Un Algérien écope de 3 ans de prison pour des caricatures anti-pouvoir

Portraits de détenus algériens exposés, dont Walid Kechida -un partisan du mouvement de protestation Hirak en Algérie- devant l'ambassade d'Algérie à Paris, le 12 août 2020.

Un jeune internaute algérien a été condamné lundi à une lourde peine de prison pour avoir publié sur Facebook des "mèmes" moquant les autorités et la religion, dans un climat de répression accrue de la liberté d'expression sur le net en Algérie.

"Walid Kechida est condamné malheureusement à trois ans de prison ferme assorti d'une amende", a déclaré à l'AFP Kaci Tansaout, coordinateur du Comité national de libération des détenus (CNLD), une association de soutien aux prisonniers d'opinion en Algérie.

"L'heure est très grave au moment où on s'attendait à sa libération aujourd'hui, voire même à une relaxe. Maintenant, on doit tous se mobiliser aux côtés des avocats" en vue du "procès en appel", a estimé M. Tansaout.

Ce verdict sévère, assorti d'une amende de 500.000 dinars (3.000 euros), a été confirmé à l'AFP par l'un des avocats, Me Moumen Chadi.

Le parquet de Sétif (nord-est) avait requis cinq ans de prison contre M. Kechida, 25 ans, accusé d'"offense au président", "aux préceptes de l'islam" et d'"outrage à corps constitué".

Le militant, connu de la jeunesse de Sétif, est en détention provisoire depuis plus de huit mois.

Il lui est reproché d'avoir publié des "mèmes" -des images détournées de façon humoristique sur les réseaux sociaux- touchant aux autorités, notamment au président Abdelmadjid Tebboune, et à la religion.

Ses illustrations virales, moquant de nombreux sujets, étaient diffusées sur le groupe Facebook "Hirak Memes", dont M. Kechida était l'administrateur.

"Le pouvoir maintient sa feuille de route autoritaire et décide un autre coup de force en prévision des législatives, le durcissement des peines en est le signal", a dénoncé sur Twitter Saïd Salhi, vice-président de la Ligue algérienne des droits de l'Homme (LADDH).

Des législatives sont prévues courant 2021 en Algérie, et le président Tebboune -en convalescence après avoir été soigné du coronavirus pendant deux mois en Allemagne- a fait de l'élaboration de la nouvelle loi électorale en vue de ce scrutin une priorité.

"Le gouvernement algérien poursuit sa vengeance contre les militants du Hirak", le mouvement de contestation populaire, a réagi sur Twitter Ahmed Benchemsi, un responsable régional de Human Rights Watch (HRW).

Grève de la faim

Plus de 90 personnes sont actuellement emprisonnées en Algérie en lien avec les protestations du Hirak et/ou les libertés individuelles. Des poursuites fondées dans au moins 90% des cas sur des publications sur les réseaux sociaux critiques envers les autorités, selon le CNLD.

Surveillance des contenus, poursuites judiciaires et censure des médias électroniques: si le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Ammar Belhimer, estime qu'il "n’existe pas de prisonniers d’opinion en Algérie", des ONG de défense des droits humains jugent quant à elles que l'étau se resserre sur internet.

Le cas de Walid Kechida est ainsi devenu emblématique. De nombreux internautes réclament sa libération, relayant son portrait cheveux mi-longs avec des lunettes de soleil ou reprenant les slogans "Free Kechida" (Kechida libre) et "Le mème n'est pas un crime".

Des affaires en justice similaires à celle de M. Kechida se sont multipliées en 2020.

Mustapha Bendjama, rédacteur en chef du quotidien Le Provincial basé à Annaba (nord-est), est actuellement poursuivi dans quatre affaires, toutes en lien avec ses publications sur les réseaux sociaux.

Il est notamment accusé "d'atteinte à l'intérêt national" pour des messages sur Facebook faisant référence aux autorités, notamment à la police et à l'armée.

Relaxé dans une autre affaire en novembre, il dénonce un acharnement judiciaire. Les autorités "multiplient les affaires en justice pour augmenter les chances de condamnation", a-t-il déclaré a l'AFP.

A Alger, trois détenus sont en grève de la faim depuis plus d'une semaine pour dénoncer la prolongation de leur mandat de dépôt.

Mohamed Tadjadit, Noureddine Khimoud et Abdelhak Ben Rahmani, poursuivis dans la même affaire, sont en détention provisoire à la prison d'El Harrach depuis plus de quatre mois.

Dix accusations pèsent sur eux, dont atteinte à l'unité nationale, incitation à attroupement non armé, offense au président de la République ou encore diffusion de fausses nouvelles, selon le CNLD.

Leurs messages et vidéos relayés sur les réseaux sociaux sont là encore en cause.

Toutes les actualités

Les réseaux sociaux ont-ils facilité l’assaut contre le Capitole?

Les réseaux sociaux ont-ils facilité l’assaut contre le Capitole?
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:32 0:00

Foot: Netflix annonce la sortie en février d'un nouveau documentaire sur Pelé

L'attaquant brésilien Pelé, vêtu de son maillot Santos, sourit avant de disputer un match de football amical avec son club contre le club français du "Racing", le 13 juin 1961 à Colombes en France.

Pelé et Netflix ont annoncé jeudi la diffusion en février d'un nouveau documentaire évoquant le parcours du joueur brésilien, de révélation du Mondial-1958 à "héros national pendant une période radicale et turbulente de l'histoire du Brésil".

Ce film sera disponible sur la célèbre plate-forme de contenus vidéo à partir du 23 février prochain. "Je vais bientôt avoir l'opportunité de revivre mes souvenirs. J'ai hâte de regarder ce film", a indiqué Pelé sur les réseaux sociaux, en portugais et en anglais.

Ce film est constitué notamment "de certaines images d'archives rares et de témoignages d'anciens coéquipiers de Pelé au FC Santos et au sein de la Seleçao, en plus de déclarations inédites de proches, de journalistes, d'artistes et d'autres personnalités de cette époque", selon un communiqué de Netflix.

Ses réalisateurs David Tryhorn et Ben Nicholas avaient produit récemment un autre documentaire intitulé "Tout ou rien: la sélection brésilienne" relatant la conquête de la Copa América par la Seleçao en 2019.

Pelé reste à ce jour le seul footballeur à avoir soulevé trois Coupes du monde (Suède-1958, Chili-1962, Mexique-1970). Cette dernière avait été conquise pendant la longue période de dictature militaire au Brésil (1964-1985).

En 2000, il a été nommé joueur du 20e siècle par des experts de la Fifa alors que le public, dans un autre vote, a choisi l'Argentin Diego Maradona.

"J'espère qu'un jour on pourra jouer ensemble au football au ciel", avait réagi le Roi Pelé après le décès du Pibe de Oro en novembre dernier.

Un tribunal prolonge la détention de deux influenceuses en Egypte

L'application TikTok est très populaire auprès des jeunes influenceurs et influenceuses dans le monde. (photo d'illustration-AP)

La justice égyptienne a prolongé jeudi la détention de deux influenceuses accusées de "traite d'êtres humains" pour des vidéos publiées sur l'application TikTok, après les avoir acquittées d'atteinte aux bonnes moeurs, selon un responsable judiciaire.

Un tribunal du Caire a "renouvelé la détention de Mawada al-Adham et Haneen Hossam pour 15 jours dans une affaire de traite d'être humains", a indiqué la même source, sous le couvert de l'anonymat.

Mardi, les deux jeunes femmes, qui avaient été condamnées en juillet à deux ans de prison, avaient été acquittées, ainsi que trois autres personnes, de plusieurs accusations par la cour d'appel du tribunal économique du Caire.

"C'est une seule et même affaire qui repose sur trois chefs d'accusation: publication de photos portant atteinte aux valeurs de la société, atteinte à la sûreté nationale et traite d'êtres humains", a précisé l'avocat de Mme Adham, Me Saber Sokkar.

Leur détention provisoire a été renouvelée "en attendant qu'elles soient déférées à la cour pénale" pour "traite" car "deux autres jeunes femmes sont apparues sur leurs réseaux sociaux", a-t-il ajouté.

Déjà soupçonnée de proxénétisme en avril, l'étudiante Haneen Hossam avait alors été arrêtée après avoir posté sur TikTok une vidéo annonçant à ses quelque 1,3 million d'abonnés que les filles pouvaient gagner de l'argent en travaillant avec elle sur les réseaux sociaux.

En mai 2020, Mawada al-Adham, qui compte deux millions d'abonnés sur Instagram, avait à son tour été arrêtée après avoir publié des vidéos parodiques.

Elles figurent toutes deux parmi la dizaine d'influenceuses qui ont été arrêtées en 2020 pour atteinte aux bonnes moeurs, dans le pays conservateur.

Mike Pompeo a effectué sa premiere visite au siège de la Voix de l’Amérique

Mike Pompeo a effectué sa premiere visite au siège de la Voix de l’Amérique
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:44 0:00

Pourquoi les autorités ougandaises ont coupé l'accès aux réseaux sociaux

Pourquoi les autorités ougandaises ont coupé l'accès aux réseaux sociaux
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:03 0:00

Voir plus

XS
SM
MD
LG