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Ajournement du tirage au sort concernant une élection locale aux USA

Machine à voter à écran tactile au Centre gouvernemental du comté de Fairfax, en Virginie, aux Etats-Unis.

La saga de l'élection de la 94ème circonscription de l'Etat de Virginie continue, avec le report du tirage au sort qui devait départager mercredi les deux candidats arrivés à égalité, avec 11.608 voix chacun.

L'enjeu est immense pour les démocrates de Virginie, et suivi par les états-majors des partis nationaux. Si la candidate démocrate l'emporte, les républicains perdront pour la première fois depuis 17 ans leur majorité à la chambre des délégués, une assemblée qui vote les lois locales pour cet Etat de 8,4 millions d'habitants qui jouxte Washington.

Initialement, à la suite du scrutin du 7 novembre, le républicain David Yancey a obtenu dix voix de plus que la démocrate, Shelly Simonds. Mais un nouveau dépouillement a été ordonné, à la suite duquel la démocrate s'est retrouvée, la semaine dernière, en tête... d'une voix.

Coup de tonnerre, le lendemain, les républicains ont contesté un bulletin ambigu devant le tribunal compétent. Les bulles de chaque candidat y étaient coloriées par l'électeur, mais la bulle de la démocrate était barrée d'un coup de stylo. Initialement, le bulletin avait été éliminé, mais le juge a finalement accepté qu'il compte pour une voix républicaine, ce qui mettait chaque candidat à 11.608 voix.

Conséquence, un tirage au sort devait avoir lieu mercredi pour déterminer le vainqueur.

C'était sans compter une nouvelle action en justice de la démocrate Shelly Simonds, qui va demander au tribunal d'éliminer le bulletin contesté et de rétablir sa victoire.

"Le tirage au sort est un acte de dernier recours", a déclaré mardi le président de la commission électorale de Virginie, James Alcorn. "Toute question importante relative à l'élection ou au dépouillement doit être résolue avant le tirage au sort".

Le suspense se poursuivra donc en Virginie pendant quelques jours. En cas de victoire de la démocrate, une autre saga suivra. Les démocrates disposaient dans la précédente assemblée de 34 sièges contre 66 républicains. Ils ont déjà conquis 15 circonscriptions. Avec Shelly Simonds, ils en obtiendraient 50, à égalité avec les 50 républicains... forçant les partis à partager le pouvoir localement.

Avec Afp

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Le Rapport Mueller finalement livré au public

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Rapport Mueller : les démocrates ne lâchent toujours pas

Le président de la commission judiciaire de la Chambre, Jerrold Nadler, le 4 avril 2019, à Capitol Hill.

Un dirigeant démocrate du Congrès américain, Jerry Nadler, a affirmé jeudi que le rapport du procureur Robert Mueller démontrait que le président américain Donald Trump avait fait obstruction à l'enquête russe.

"Même dans sa version incomplète, le rapport Mueller met en évidence des preuves inquiétantes montrant que le président Trump a fait entrave à la justice", écrit M. Nadler, chef de la puissante commission judiciaire de la Chambre des représentants, qui a le pouvoir de lancer des enquêtes parlementaires.

"Il revient désormais au Congrès de tenir le président pour responsable de ses actions", a ajouté M. Nadler.

Après 22 mois d'enquête sur l'ingérence russe dans l'élection présidentielle américaine de 2016 et les soupçons de collusion entre l'équipe du républicain Donald Trump et Moscou, le procureur spécial Robert Mueller a conclu qu'il n'y avait pas eu entente entre ces derniers.

Il ne l'a en revanche pas blanchi des soupçons d'entrave à la justice, dans son rapport publié jeudi après avoir été expurgé des informations confidentielles.

C'est sur ce dernier point que les démocrates ont surtout réagi, plus de deux heures après la publication du compte-rendu de l'enquête.

"Une chose est claire", ont affirmé les chefs démocrates du Congrès Nancy Pelosi et Chuck Schumer: "Le rapport Mueller semble contredire la conclusion" du ministre de la Justice Bill Barr, selon lequel il n'y a pas matière à poursuivre Donald Trump pour entrave à la justice.

Les démocrates ont demandé au procureur Mueller de témoigner devant la Chambre des représentants d'ici le 23 mai. Bill Barr a déclaré qu'il ne s'y opposerait pas.

Alors que Donald Trump crie victoire, s'estimant totalement exonéré, les démocrates du Congrès semblent ainsi vouloir maintenir le cap de leurs enquêtes parlementaires.

Mais les chefs écartent encore la perspective d'une procédure de destitution, ou "impeachment", qui serait pour l'instant vouée à l'échec compte tenu de la majorité républicaine au Sénat et du soutien solide au président dans son camp.

Du côté des candidats démocrates à la présidentielle de novembre 2020, les réactions ont été plus diffuses dans les premières heures.

Certains prétendants à la Maison Blanche comme Bernie Sanders n'avaient toujours pas réagi publiquement plusieurs heures après la publication du rapport. Mais le sénateur indépendant a en revanche tweeté sur le problème de dette des étudiants et sur la Corée du Nord.

Le département d'Etat américain se dit toujours «prêt à dialoguer» avec Pyongyang

Le département d'Etat américain se dit toujours «prêt à dialoguer» avec Pyongyang
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Trump exulte à la publication du rapport de l'enquête russe

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Le département d'Etat se dit toujours "prêt à dialoguer" avec Pyongyang

Le président des États-Unis, Donald Trump, serre la main du dirigeant nord-coréen Kim Jong Un lors de leurs premières rencontres au resort de Capella sur l'île de Sentosa, le 12 juin 2018 à Singapour.

Le département d'Etat américain s'est dit jeudi toujours prêt à coopérer avec la Corée du Nord, alors que Pyongyang a demandé un peu plus tôt le retrait du secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo des discussions sur le nucléaire.

"Les Etats-Unis restent prêts à dialoguer avec la Corée du Nord dans le cadre de négociations constructives", a déclaré un porte-parole du département d'Etat.

Ce porte-parole a précisé que les Etats-Unis étaient au courant de la demande de Pyongyang d'écarter M. Pompeo, mais ne l'a pas directement commentée.

Accusant le chef de la diplomatie américaine de manquer de prudence et de maturité, un haut responsable du ministère nord-coréen des Affaires étrangères a demandé la désignation d'un nouvel interlocuteur américain.

"Je crains que si M. Pompeo participe encore aux discussions, l'atmosphère sera mauvaise et les discussions vont à nouveau s'engluer", a déclaré le directeur général du département des Affaires américaines au ministère nord-coréen des Affaires étrangères Kwon Jong Gun, selon l'agence KCNA.

Le secrétaire d'Etat américain s'est rendu quatre fois en Corée du Nord en 2018 et, s'il a espéré pouvoir conclure un accord avec la Corée du Nord, il s'est montré ferme sur son exigence de dénucléarisation complète avant tout allégement des sanctions américaines à l'encontre du régime reclus.

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