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Le vice-ministre de l'Education inculpé pour agression en Afrique du Sud


Mduduzi Manana est accusé de s'en être violemment pris à deux femmes dans une boîte de nuit de Johannesburg. Il a été inculpé jeudi pour agression avant d'être libéré sous caution.

"Il a comparu devant la justice aujourd'hui (jeudi) après s'être rendu à la police ce matin", annoncé le ministre de la Police, Fikile Mbalula, lors d'une conférence de presse.

M. Manana a été formellement inculpé de deux charges d'agression et libéré contre une caution de 5.000 rands (320 euros), ont rapporté plusieurs médias sud-africains. Sa prochaine comparution devant la justice a été fixée au 13 septembre.

Une femme l'avait accusé cette semaine de l'avoir rouée de coups de pied et de poing, elle et sa cousine, à la sortie d'une boîte de nuit de Johannesburg, dimanche au petit matin.

Le vice-ministre n'a pas nié les faits et a présenté ses excuses, reconnaissant que malgré "des provocations extrêmes", il aurait dû "faire preuve de retenue".

Le ministre de la Police a indiqué que son collègue du gouvernement ne bénéficierait d'aucun traitement de faveur.

"La loi va suivre son cours (...). Je peux vous assurer qu'il ne sera pas traité avec des gants. Nous ne sommes pas dans une république bananière", a-t-il lancé.

"C'est très décevant car on attend des gens comme lui qu'ils agissent comme des ambassadeurs de la protection des femmes contre les violences", a-t-il ajouté.

Les violences aux femmes sont un fléau en Afrique du Sud: toutes les huit heures, une femme y meurt sous les coups d'un proche, et une femme sur cinq y subit au moins une agression violente dans sa vie, selon des statistiques officielles.

Avec AFP

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