Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Crimes/enquêtes

Meurtres et agressions sexuelles toujours en hausse en Afrique du Sud

Un policier fouille un suspect lors d'un raid chez des dealers de drogues à Manenberg, Cape Town, Afrique du Sud le 17 août 2018.

Les meurtres ont encore augmenté en 2019 en Afrique du Sud, l'un des pays les plus violents au monde, selon les statistiques officielles publiées vendredi, avec plus de 21.000 personnes tuées soit 58,4 par jour en moyenne.

Au cours des douze derniers mois, 21.325 personnes ont été tuées, selon des statistiques arrêtées en mars, soit une augmentation de 1,4% par rapport à l'année précédente.

Les meurtres ont régulièrement augmenté en Afrique du Sud au cours des dernières années.

Concernant les agressions sexuelles, 873 cas de plus que l'année dernière ont été signalés, soit une augmentation de 1,7% à 53.293 cas.

Les établissements scolaires deviennent des foyers de violence sexuelle, s'est alarmé le ministre de la police Bheki Cele. Il a souligné que 380 cas de viols ont été signalés dans des écoles, universités, collèges ou garderies.

Les attaques de voitures ont aussi enregistré une forte hausse de 13,3%.

Malgré ces chiffres, le ministre a souligné que les statistiques sur la criminalité pour 2019/2020 reflétaient une baisse d'autres infractions telles que les vols.

"Au cours de la période, il n'y a eu aucun braquage de banque en Afrique du Sud", a relevé M. Cele.

Les vols dans les domiciles ont également enregistré une baisse de 5,8%, tandis que les attaques lors de transferts de fonds ont chuté de 10,4%.

Ces statistiques ne prennent pas en compte les effets du confinement, décrété le 27 mars pour 57 jours stricts avant d'être progressivement assoupi, qui a entraîné un net recul de la criminalité violente.

Toutes les actualités

Afrique du Sud: les braconniers ont tué 448 rhinocéros en 2022

L'Afrique du Sud abrite près de 80% de la population mondiale de rhinocéros.

Le braconnage de rhinocéros en Afrique du Sud, en très légère baisse par rapport à l'année dernière, s'est déplacé des grands parcs nationaux placés sous haute surveillance vers des parcs régionaux et des réserves privées, a relevé le gouvernement lundi.

Au total, 448 rhinocéros ont été tués en 2022 en Afrique du Sud, soit trois de moins qu'en 2021.

Le parc national Kruger, le plus grand du pays, est le seul sur la vingtaine que compte l'Afrique du Sud à avoir été touché par le phénomène en 2022: 124 rhinocéros y ont été braconnés, soit environ 40% de moins que l'année précédente, selon le ministère de l'Environnement dans un communiqué.

Aucun rhinocéros n'a été tué dans un autre parc national du pays. Résultat, selon la ministre de l'Environnement Barbara Creecy, de "la guerre implacable menée par notre redoutable dispositif anti-braconnage ainsi que du programme complet d'écornage" préventif.

La majorité des rhinocéros braconnés l'a été dans les parcs régionaux de la province du KwaZulu-Natal (KZN, sud-est), soit 244 dont 16 dans des réserves privées. La ministre de l'Environnement a exhorté lundi les autorités du KZN à suivre le modèle national "avant qu'il ne soit trop tard".

L'Afrique du Sud abrite près de 80% de la population mondiale de rhinocéros. Le pays est devenu un haut lieu du braconnage, poussé par la demande asiatique, où les cornes sont utilisées en médecine traditionnelle pour leurs supposés effets thérapeutiques ou aphrodisiaques.

Le parc Kruger, très touristique et qui s'étend sur près de 20.000 km² jusqu'à la frontière du Mozambique, a vu sa population de rhinocéros dramatiquement diminuer au cours de la dernière décennie. Le gouvernement a pris ces dernières années des mesures renforcées avec l'appui de la police, du fisc et des agences transfrontalières.

L'autorité publique qui gère les parcs nationaux a annoncé en décembre l'emploi de détecteurs de mensonges sur des employés des parcs nationaux, les braconniers bénéficiant parfois de leur complicité.

Le déclin du braconnage dans le parc Kruger est porteur d'"espoir", a estimé dans un communiqué l'ONG WWF, soulignant toutefois que le trafic transfrontalier dans la région reste "très préoccupant".

Au Sénégal, les rappeurs se mobilisent pour la libération d'un des leurs

Au Sénégal, les rappeurs se mobilisent pour la libération d'un des leurs
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:03:01 0:00

Assassinat d'un journaliste au Cameroun: un influent homme d'affaires arrêté

Martinez Zogo était l'animateur d'une émission quotidienne dans laquelle il dénonçait régulièrement l'affairisme et la corruption au Cameroun.

Un influent homme d'affaires au Cameroun, Jean-Pierre Amougou Belinga, réputé proche de plusieurs ministres et hauts responsables de l'Etat, a été arrêté lundi à Yaoundé, soupçonné d'être impliqué dans le meurtre de Martinez Zogo, un journaliste enlevé récemment puis tué après avoir été torturé.

Martinez Zogo était le directeur général de la radio privée Amplitude FM, et animateur vedette d'une émission quotidienne, Embouteillage, dans laquelle il dénonçait régulièrement l'affairisme et la corruption dans ce pays d'Afrique centrale dirigé d'une main de fer depuis plus de 40 ans par un même homme, le président Paul Biya, et son tout puissant parti.

M. Amougou Belinga a été "interpellé (...) aux aurores" à son domicile de Yaoundé, et "se trouve actuellement dans les locaux du Secrétariat d'Etat à la Défense (SED)", l'institution à la tête de la gendarmerie, a annoncé le groupe de médias L'Anecdote, dont M. Belinga est propriétaire.

"M. Amougou Belinga a été arrêté très tôt ce matin, il est cité comme suspect dans l'assassinat de Martinez Zogo", a de son côté indiqué à l'AFP Denis Omgba Bomba, directeur de l'Observatoire national des médias, organe rattaché au ministère de la Communication.

Deux de ses proches ont également été arrêtés lundi matin, selon M. Omgba Bomba: Bruno Bidjang, journaliste de la chaîne de télévision Vision 4 appartenant à l'homme d'affaires, ainsi que le colonel à la retraite Raymond Etoundi Nsoe, beau-père de M. Amougou Belinga et ex-commandant de la garde présidentielle, l'unité d'élite chargée de la protection de la présidence et du chef de l'Etat.

"Importants sévices"

Un haut responsable de la gendarmerie, qui a requis l'anonymat, a confirmé à l'AFP ces arrestations, précisant que M. Amougou Belinga "est détenu depuis 3H du matin à la légion de gendarmerie du Centre", à Yaoundé. "Les gendarmes l'ont arrêté à son domicile en pleine nuit", a-t-il précisé.

Martinez Zogo dénonçait en particulièrement au micro de son émission Embouteillage de présumées affaires de corruption dans lesquelles il mettait régulièrement nommément en cause M. Amougou Belinga, propriétaire de nombreux groupes d'entreprises dans les domaines de la banque, des finances, de l'assurance, de l'immobilier et des médias, dont le quotidien L’Anecdote, les télévisions Vision 4 et Télésud ainsi que la radio Satellite FM, tous réputés en faveur du pouvoir.

Enlevé le 17 janvier par des inconnus dans la banlieue de la capitale devant un poste de gendarmerie, Arsène Salomon Mbani Zogo, dit "Martinez", 50 ans, avait été retrouvé mort cinq jours plus tard. "Son corps a manifestement subi d'importants sévices", avait annoncé le gouvernement.

Le gouvernement, qui met d'ordinaire des jours voire des semaines à communiquer sur de telles affaires, avait très rapidement dénoncé un "crime odieux" et annoncé, le 2 février, l'arrestation de "plusieurs personnes", "fortement suspectées" d'être impliquées dans cet assassinat qui a déclenché une vague d'indignation dans le pays et à l'étranger.

Ministres

"Il s'agit d'une procédure qui suit son cours, nous savons que les enquêteurs font leur travail", lit-on dans le communiqué du groupe L'Anecdote qui ne dit pas dans le cadre de quelle enquête son propriétaire a été interpellé.

Vendredi soir, dans un communiqué, l'organisation internationale Reporters sans Frontières (RSF) avait dénoncé un "crime d'Etat", "dans une ambiance de guerre de succession, voire de déstabilisation majeure du régime du président Paul Biya", qui aura 90 ans dans sept jours.

RSF mettait en cause nommément et directement M. Amougou Belinga dans l'enlèvement, les actes de torture et le meurtre de Martinez Zogo, en citant le procès-verbal d'audition de très hauts responsables de l'appareil de sécurité arrêtés, et dont l'organisation assure avoir lu une copie.

RSF cite aussi un ministre important dans les responsabilités ayant conduit à la mort de Martinez Zogo, ainsi que "d'autres personnalités importantes, dont plusieurs ministres proches de Jean-Pierre Amougou Belinga, (qui) pourraient avoir été mises au courant", en s'appuyant toujours sur le PV d'audition.

Dans une tribune publiée jeudi par le journal français Le Monde, une vingtaine de personnalités camerounaises, notamment l'écrivaine Calixthe Beyala, ou l'intellectuel Achille Mbembe, ont fait part de leur "vives préoccupations face à la tournure violente du débat public".

Elles ont déploré notamment que, depuis la découverte du corps du journaliste, "aucune information officielle n'a été donnée par les autorités sur le déroulement de l'enquête", dénonçant une "longue tradition de banalisation de l'impunité et d'acceptation de l'atrocité visant à faire peur et à détourner les citoyens de leur devoir de veille sur la qualité de la gestion des affaires publiques".

Soudan du Sud: 21 morts lors d'une attaque, à la veille de la visite du pape

Le pape François est attendu vendredi dans le plus jeune Etat du monde pour un "pèlerinage de paix".

Au moins 21 personnes ont été tuées lors d'une attaque armée jeudi au Soudan du Sud, à la veille de la visite du pape François dans ce pays déchiré par des années de conflit, ont annoncé les autorités locales.

Le souverain pontife, accompagné de Justin Welby, l'archevêque de Canterbury, chef spirituel de l'Eglise anglicane, et de Iain Greenshields, personnalité la plus importante de l'Eglise d'Ecosse, est attendu vendredi dans le plus jeune Etat du monde pour un "pèlerinage de paix".

Le Soudan du Sud s'apprête à accueillir le pape à son tour
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:38 0:00

Les chefs religieux vont tenter de promouvoir la réconciliation et le pardon dans un pays majoritairement chrétien encore confronté à une violence armée chronique à la suite d'une sanglante guerre civile, qui a fait 380.000 morts et des millions de déplacés entre 2013 et 2018.

Des éleveurs armés ont tué jeudi 21 civils lors d'une attaque dans le comté de Kajo-Keji, dans le sud du pays, ont indiqué jeudi dans un communiqué les responsables du comté, condamnant "de la manière la plus forte possible l'attaque (...) et le massacre de civils innocents dans un acte de vengeance barbare".

Justin Welby, l'archevêque de Canterbury, s'est dit "horrifié" par cette attaque. "C'est une histoire trop souvent entendue à travers le Soudan du Sud. J'appelle à nouveau à une voie différente: pour que le Soudan du Sud se rassemble en faveur d'une paix juste", a-t-il posté sur Twitter jeudi.

Le Soudan du Sud a obtenu son indépendance en 2011 après des décennies de lutte avec le Soudan, à majorité musulmane. Le pays a plongé en 2013 dans une guerre civile dévastatrice de cinq ans opposant Salva Kiir à Riek Machar. Les armées des deux camps sont accusées de crimes de guerre.

La Mission des Nations Unies au Soudan du Sud (MINUSS), les États-Unis et d'autres missions étrangères ont fait part cette semaine de leur inquiétude quant à une possible résurgence des combats dans la région du Nil supérieur.

Dans cette région du nord du pays, des milliers de civils ont cherché ces derniers mois protection dans les bases de l'ONU, fuyant les violences armées.

Assassinat du journaliste Martinez Zogo: "plusieurs arrestations" au Cameroun

Martinez Zogo était le directeur général de la radio privée Amplitude FM, et animateur vedette d'une émission quotidienne, Embouteillage, dans laquelle il dénonçait régulièrement l'affairisme et la corruption dans ce pays d'Afrique centrale

Plusieurs personnes ont été arrêtées au Cameroun, "fortement suspectées" d'être impliquées dans le meurtre d'un journaliste enlevé puis "assassiné" après avoir été manifestement torturé mi-janvier, a annoncé jeudi la présidence.

Martinez Zogo était le directeur général de la radio privée Amplitude FM, et animateur vedette d'une émission quotidienne, Embouteillage, dans laquelle il dénonçait régulièrement l'affairisme et la corruption dans ce pays d'Afrique centrale dirigé d'une main de fer depuis plus de 40 ans par un même homme, le président Paul Biya, et son tout puissant parti.

Enlevé le 17 janvier par des inconnus dans la banlieue de la capitale Yaoundé devant un poste de gendarmerie, Arsène Salomon Mbani Zogo, dit "Martinez", 50 ans, avait été retrouvé mort cinq jours plus tard. "Son corps a manifestement subi d'importants sévices", avait annoncé le gouvernement.

M. Biya a ordonné "une enquête mixte gendarmerie-police" sur l'"assassinat" de Martinez Zogo et "les investigations ont, à ce jour, permis l'arrestation de plusieurs personnes dont l'implication dans ce crime odieux est fortement suspectée. D'autres restent recherchées", a indiqué jeudi dans un communiqué le ministre d'Etat et secrétaire général à la présidence de la République, Ferdinand Ngoh Ngoh.

"Les auditions en cours et les procédures judiciaires qui s'ensuivront permettront de circonscrire le degré d'implication des uns et des autres et d'établir l'identité de toutes les personnes impliquées", promet-il. Le communiqué ne livre aucun détail supplémentaire. Le meurtre de Martinez Zogo avait suscité une forte émotion au Cameroun mais aussi à l'étranger

Dans un tribune publiée jeudi par le journal français Le Monde, une vingtaine de personnalités camerounaises, notamment l'écrivaine Calixthe Beyala, ou l'intellectuel Achille Mbembe, font part de leur "vives préoccupations face à la tournure violente du débat public".

Elles déplorent notamment que, depuis la découverte du corps du journaliste, "aucune information officielle n'a été donnée par les autorités sur le déroulement de l'enquête", dénonçant une "longue tradition de banalisation de l'impunité et d'acceptation de l'atrocité visant à faire peur et à détourner les citoyens de leur devoir de veille sur la qualité de la gestion des affaires publiques".

Voir plus

XS
SM
MD
LG