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Affrontements meurtriers dans le nord de la Centrafrique


Des combattants de la Séléka assis dans une camionnette dans la ville de Goya, en République centrafricaine, le 11 juin 2014.

Des affrontements ont éclaté mercredi soir à Ndele, dans le nord de la Centrafrique, entre deux groupes armés issus de l'ex-rébellion de la Séléka à dominante musulmane, faisant "plusieurs morts" civils et combattants.

Les groupes armés Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC) et Mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC) ont combattu durant "une heure" mercredi, selon le porte-parole de la mission de l'ONU en Centrafrique (Minusca), Vladimir Monteiro.

"La Minusca a envoyé des patrouilles dans la ville" dans la soirée et "la situation s'est calmée depuis", a-t-il indiqué à l'AFP.

Ndele est l'une des bases du FPRC, dont l'influence s'étend sur une large partie du nord-est du pays, tandis que le MPC est établi dans le nord-ouest, le long de la frontière avec le Tchad.

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Selon des sources sur place, "plusieurs civils et combattants" ont perdu la vie durant les combats, sans qu'il soit possible de déterminer un bilan précis.

"Il y a eu des mésententes entre nos éléments de la brigade mixte" composée de membres des deux groupes armés, a affirmé une source au FPRC.

La même source a souligné que "ces mésententes entre arabes et rungas (deux groupes ethniques respectivement associés au MPC et FPRC) ont dégénéré en affrontements mais la situation s'est calmée depuis".

Mi-avril, ces deux groupes armés d'ordinaire alliés avaient tenu une réunion à Kaga-Bandoro (nord) "pour mettre en place une coordination militaire", selon une source au FPRC à l'époque.

Les deux groupes avaient menacé de "descendre sur Bangui" après des affrontements dans le quartier musulman de Bangui, le PK5, au début du mois d'avril.

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En Centrafrique, l'Etat ne contrôle qu'une maigre partie du territoire. Les groupes armés s'affrontent dans les provinces pour le contrôle des ressources, notamment les diamants, l'or et le bétail.

Des tentatives de médiation sont toutefois en cours, notamment de la part de l'Union africaine (UA), qui promeut une feuille de route pour la paix. Un groupe de facilitateurs a rencontré ces derniers mois la quinzaine de groupes armés qui sèment la violence dans les provinces du pays.

Avec AFP

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