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Affaire Al-Khelaïfi : Quelles répercussions sur l'image du PSG ?

Le president Paris de Paris Saint-Germain et patron de beIN Media à Paris, France, 17 mai 2013.

Si sur le terrain, l'image du PSG est au top avec Neymar, les affaires judiciaires visant son président Nasser Al-Khelaïfi, impliqué en tant que patron de beIN Media, posent question quant aux conséquences qu'elles pourraient avoir sur la marque Paris SG.

Le dirigeant qatarien est mis en cause par la justice suisse pour "corruption" et également visé par une enquête de la Fifa, alors que le club parisien est lui la cible d'une enquête de l'UEFA sur le fair-play financier.

C'est grave? Concernant l'enquête de la Fifa, un bon connaisseur du fonctionnement de l'instance internationale a confié à l'AFP "douter que la commission d'éthique agisse" contre Nasser Al-Khelaifi.

Et de source proche du PSG, on plaide auprès de l'AFP que les récents développements n'ont "pas d'impact" sur le club. "C'est une enquête en cours, Nasser Al-Khelaïfi est (cité) en tant que président de beIN Media. Cela n'a pas de lien avec le PSG, il n'y a donc pas de panique chez les sponsors, ni au club d'ailleurs".

Le PSG doit quand même augmenter ses revenus et équilibrer son budget après les transferts records de Neymar et Mbappé cet été (plus de 400 M EUR dépensés) pour éviter une sanction de l'UEFA au titre du fair-play financier. Et, pour cela, son image de marque est son plus grand atout.

Or, "NAK" est soupçonné par la justice suisse de "corruption privée" dans l'attribution des droits médias de plusieurs Coupes du monde, notamment au moyen, selon la police italienne cette fois, d'une villa en Sardaigne. Celle-ci aurait été mise à disposition de Jérôme Valcke, ancien N.2 de la Fifa, également mis en cause dans cette affaire.

Valcke assure avoir "payé la location" selon son avocat, et l'entourage du Qatarien a plaidé auprès de l'AFP que "les droits télé en cause ne concernent que la zone Moyen-Orient/Maghreb, or dans ces pays là, beIN Media n'a aucune concurrence. Pourquoi Nasser Al-Khelaïfi aurait voulu corrompre certains protagonistes alors qu'il n'avait pas de concurrent?".

- 'Jamais une bonne nouvelle' -

Reste qu'"en soi, ce n'est jamais une bonne nouvelle pour les entreprises qui sont liées à une personne inquiétée dans une affaire mais, comme dans le cas d'Uli Hoeness (président du Bayern Munich) où c'était un problème fiscal personnel, ce n'est pas un problème qui est lié à l'activité du club, donc cela ne touche pas réellement leur valeur", renchérit auprès de l'AFP Vincent Chaudel, expert de l'économie du sport pour le cabinet Wavestone.

Le PSG, qui a généré un chiffre d'affaires estimé à 520,9 millions d'euros en 2015-16 par le cabinet Deloitte, espère une augmentation de 20 à 40% de ses revenus à court et moyen terme pour éviter une sanction de l'UEFA via notamment le levier "sponsoring".

Mais Nike et la compagnie aérienne Fly Emirates, les deux partenaires principaux du PSG à hauteur de 40 M EUR selon les estimations de la presse, ne risquent-ils pas de profiter de la situation pour négocier une potentielle revalorisation de contrats en position de force?

"Lionel Messi (égérie du concurrent Adidas, NDLR) ne va pas basculer chez Nike à court terme et Cristiano Ronaldo ne vas pas quitter le Real Madrid (équipé par Adidas, NDLR) à court terme, donc la meilleure option pour Nike dans les années à venir c'est que Neymar soit Ballon d'Or dans un +club Nike+, c'est-à-dire le PSG. Nike, son intérêt est de valoriser (son contrat)", estime Vincent Chaudel.

"Fly Emirates est dans une position où ils savent qu'aujourd'hui le sponsor maillot du PSG vaut plus que 25 M EUR par an en valeur intrinsèque. Dorénavant, on est sur un club candidat à la Ligue des champions, et ces clubs-là aujourd'hui vendent leur +sponsoring maillot+ entre 50 et 80 M EUR", ajoute-t-il.

- Les précédents du Bayern et du Barça -

Les précédents laissent par ailleurs à penser que même un hypothétique changement à la présidence n'aurait pas d'impact sur les négociations. "L'affaire qui a emmené Uli Hoeness en prison, cela n'a pas empêché le Bayern de renouveler ses contrats publicitaires, d'attirer des joueurs ou de gagner des compétitions", souligne encore Vincent Chaudel.

Le président du Bayern Munich avait été condamné en 2014 à trois ans et demi de prison ferme pour avoir fraudé le fisc à hauteur de 28,5 M EUR, et pourtant le club allemand a réussi entretemps à devenir le 2e club européen à générer les plus importants revenus commerciaux (342,6 M EUR l'an dernier selon Deloitte).

De la même manière, les mises en examen pour escroquerie de Sandro Rosell et Josep Maria Bartomeu, ancien et actuel président du FC Barcelone, dans le cadre du transfert de Neymar en provenance de Santos, n'ont eu aucune incidence dans la réalisation des contrats XXL avec le groupe japonais Rakuten (estimé à 55 M EUR par an) et l'équipementier Nike (au moins 150 M EUR par saison à partir de 2018).

De quoi rassurer les supporters parisiens?

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NBA - Golden State reprend la main, Houston en playoffs

Stephen Curry, Oakland, Californie, le 10 mars 2019

Le double-champion NBA Golden State a repris les commandes de la conférence Ouest grâce à sa victoire face à Détroit, dimanche, tandis que Houston a validé son ticket pour les playoffs en s'imposant face à La Nouvelle-Orléans.

Golden State et Denver jouent au chat et à la souris en tête de la conférence Ouest: après avoir brièvement abandonné aux Nuggets leur siège de leader samedi, les Warriors ont retrouvé le haut du classement à la faveur de leur succès contre les Pistons (121-114).

Stephen Curry, de retour dans l'effectif des Warriors après un match de repos, a inscrit 26 points, et son acolyte Klay Thompson en a ajouté 24.

Grâce à la lourde défaite de Denver à Indiana (124-88) les Warriors affichent seuls le meilleur bilan de la conférence Ouest avec 50 victoires et 23 défaites.

De son côté, Houston a assuré sa place en playoffs en venant à bout de La Nouvelle-Orléans 113 à 90.

Les Rockets, troisièmes de la conférence Ouest avec 47 victoires et 27 défaites, sont certains de terminer à l'une des huit premières places du classement, qualificatives pour les playoffs.

Les coéquipiers de James Harden atteignent ce stade de la compétition pour la septième année consécutive.

"On a été professionnels dès le début du match", s'est félicité Harden, qui n'a passé que 29 minutes sur le parquet, mais inscrit 28 points.

"Il y a eu des matches où on s'est relâchés, face à un adversaire moins fort, et on s'est fait rattraper. Ce soir, on a fait du bon boulot du début à la fin en prenant les choses en main", a ajouté le barbu le plus célèbre de la NBA, qui affiche une moyenne de 36,4 points par match cette saison.

Meilleure équipe de la saison régulière en 2017-2018, Houston avait atteint la finale de la conférence Ouest, s'inclinant face au futur champion NBA Golden State.

Les Los Angeles Clipers ont fait un pas supplémentaire vers les playoffs en disposant de New York 124 à 113 grâce à Lou Williams (29 pts), Danilo Gallinari (26 pts) et Montrez Harrell (24 pts). Après une série de cinq victoires consécutives, ils grimpent à la 5e place à l'Ouest (44v-30d).

Dans la conférence Est, rien ne va plus pour Boston qui a subi une quatrième défaite de suite face à San Antonio (115-96).

Les Spurs ont étouffé les Celtics grâce aux 48 points et 13 rebonds du pivot LaMarcus Alridge.

Boston (43v-31d), 5e à l'Est, n'est toujours pas officiellement qualifié pour les playoffs, tandis que San Antonio (43v-31d) reste 8e à l'Ouest.

Milwaukee (55v-19d) a conforté sa place de leader de la conférence Est en s'imposant facilement face à Cleveland, 127 à 105.

Giannis Antetokounmpo, favori pour le titre de meilleur joueur de la saison ("MVP"), a terminé la rencontre avec 26 points, 10 rebonds et 7 passes décisives.

Le "Greek Freak" n'a pas semblé gêné par sa récente entorse à la cheville droite, qui l'avait tenu éloigné des parquets pendant deux matches en début de semaine.

Les Bucks comptent désormais quatre matches d'avance sur Toronto (51v-23d), qui s'est fait surprendre à la dernière seconde par Charlotte (115-114).

Les Hornets se sont imposés grâce à un "buzzer beater" miraculeux de Jeremy Lamb, un panier marqué depuis sa moitié du terrain.

- Résultats du Championnat nord-américain de basket-ball (NBA) après les matches disputés dimanche:

Boston - San Antonio 96 - 115

LA Lakers - Sacramento 111 - 106

La Nouvelle-Orleans - Houston 90 - 113

Toronto - Charlotte 114 - 115

Golden State - Detroit 121 - 114

Indiana - Denver 124 - 88

Milwaukee - Cleveland 127 - 105

New York - LA Clippers 113 - 124

Avec AFP

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L'ONU critique l'IAAF à propos du taux de testostérone des athlètes

Caster Semenya après avoir décroché la médaille d’or à la finale du 800 m féminin des Jeux du Commonwealth sur la Gold Coast, 13 avril 2018.

Le Conseil des droits de l'Homme de l'ONU a critiqué le nouveau règlement de la Fédération internationale d'athlétisme (IAAF) visant à réguler le taux de testostérone des athlètes féminines et a apporté un soutien unanime à la championne sud-africaine Caster Semenya.

Dans une rare intrusion dans le monde du sport, l'organe de l'ONU a affirmé que le règlement de l'IAAF "pourrait ne pas être compatible avec les normes et règles internationales relatives aux droits de l'Homme".

Une résolution présentée par l'Afrique du Sud demande aux Etats à "veiller à ce que les associations et instances sportives (...) s'abstiennent d'élaborer et d'adopter des politiques et des pratiques qui forcent, contraignent ou obligent par d'autres moyens de pression les athlètes des catégories féminines à subir des traitements médicaux inutiles, humiliants et préjudiciables pour participer aux épreuves féminines des compétitions sportives".

Le texte a été adopté jeudi soir par consensus par les 47 membres du Conseil, qui n'a toutefois aucun pouvoir de contrainte.

La Fédération internationale d'athlétisme impose aux femmes "hyperandrogènes" ou à celles avec des "différences de développement sexuel" (DSD) de faire baisser, avec des médicaments, leur taux de testostérone pour participer aux épreuves internationales du 400 m au mile (1609 m).

La Fédération argumente que si des athlètes ont des niveaux de testostérone masculins, il est nécessaire de "préserver l'équité de la compétition féminine" et donc de demander à ces athlètes de "réduire leur taux de testostérone avant une compétition internationale".

Triple championne du monde (2009, 2011, 2017) et double championne olympique du 800 m (2012, 2016), Caster Semenya assure être "incontestablement une femme" et a saisi le Tribunal arbitral du sport (TAS) à Lausanne pour faire annuler le règlement de l'IAAF.

Le TAS, juridiction suprême en matière sportive, doit rendre sa décision à la fin avril.

Le Conseil a également appelé la Haut-Commissaire aux droits de l'Homme, Michelle Bachelet, à "établir un rapport sur la convergence de la discrimination raciale et de la discrimination fondée sur le genre dans le sport".

L'ambassadrice d'Afrique du Sud à l'ONU à Genève, Nozipho Joyce Mxakato-Diseko, a déclaré vendredi à l'AFP que l'initiative de l'IAAF équivalait à faire une discrimination sur le genre et sur "des bases raciales".

Pour certains experts scientifiques, priver Caster Semenya de compétition à cause de son taux élevé de testostérone reviendrait à exclure des basketteurs parce qu'ils sont trop grands.

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