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Vote préliminaire au Sénat sur la confirmation de Kavanaugh

Brett Kavanaugh, avant de témoigner devant le Comité judiciaire du Sénat à Washington, DC, le 27 septembre 2018

La candidature à la Cour suprême du juge Brett Kavanaugh doit être soumise vendredi à un vote préliminaire au Sénat américain, au lendemain des auditions de son accusatrice, sûre "à 100%" d'avoir été agressée dans sa jeunesse, et du magistrat, qui a à nouveau clamé son innocence.

Deux vérités irréconciliables se sont heurtées jeudi lors des auditions lors des auditions devant les sénateurs de la commission judiciaire.

L'accusatrice, Christine Blasey Ford, tout en retenue, et le candidat de Donald Trump à la Cour suprême, tout en indignation, ont été entendus sous serment pendant de longues heures, lors d'une audience de portée historique et d'une intensité rare retransmise sur des millions d'écrans.

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Dans la foulée, la commission judiciaire de la chambre haute du Congrès -composée de 11 républicains et 10 démocrates- prévoit de se prononcer en début de journée vendredi, afin de transmettre sa recommandation pour un vote en séance plénière dans les jours suivants. Les Républicains disposent au Sénat d'une courte majorité de 51 sièges contre 49 pour les démocrates.

"Nous allons voter en matinée (vendredi) et aller de l'avant", a confié à des journalistes le chef des républicains au Sénat, Mitch McConnell.

Plusieurs sénateurs ont fait part de leur indécision dans cette affaire après les auditions de jeudi. Les démocrates ont de leur côté regretté à plusieurs reprises que le FBI n'ait pas pu mener d'enquête sur les accusations de Mme Blasey Ford.

Une partie de la presse estimait aussi prématuré d'organiser un vote en commission vendredi. "La recherche des faits ne donnera peut-être rien. Mais un vote précipité sans efforts supplémentaires pour établir la vérité jettera une ombre" sur la Cour suprême, estime dans un éditorial le quotidien USA Today.

S'il ne risque pas de condamnation, le juge Kavanaugh joue gros à une époque marquée par une prise de conscience des dommages infligées aux femmes par les violences sexuelles, symbolisée par le mouvement #MeToo.

Le président Trump avait fait savoir qu'il pourrait renoncer à son candidat si son accusatrice parvenait à le convaincre. Mais jeudi soir, il lui a réaffirmé son soutien. "Son témoignage était puissant, honnête et captivant", a-t-il tweeté, en appelant le Sénat à passer rapidement au vote.

La chambre haute du Congrès est, selon la constitution, chargée de donner son feu vert pour les postes à vie au sein de la plus haute juridiction des Etats-Unis, arbitre des questions de société les plus épineuses comme le droit à l'avortement, le mariage homosexuel ou la régulation des armes à feu.

- "Rire bruyant"

Christine Blasey Ford, une universitaire de 51 ans, fut la première à remonter le temps pour décrire une soirée de l'été 1982 qui, a-t-elle dit, a "radicalement" changé sa vie.

Elle n'avait que 15 ans quand elle s'est retrouvée à une soirée improvisée entre lycéens, dans la banlieue de Washington. Alors qu'elle allait aux toilettes, Brett Kavanaugh et son ami Mark Judge, "totalement ivres" l'ont isolée dans une chambre, a-t-elle raconté aux sénateurs avec une émotion difficilement contenue.

Après l'avoir poussée sur un lit, le futur juge se serait jeté sur elle, tentant de la déshabiller tout en la touchant partout sur le corps. "Je croyais qu'il allait me violer", a-t-elle assuré.

Questionnée sur la possibilité qu'elle puisse se tromper d'agresseur, l'universitaire s'est dite "absolument" sûre qu'il s'agissait bien de Brett Kavanaugh. "A 100%".

Un autre souvenir restera "indélébile", a-t-elle ajouté: "Le rire, le rire bruyant des deux" garçons.

- "Détruite à jamais" -

"Je n'ai jamais agressé sexuellement quiconque, ni au lycée, ni à l'université", a rétorqué Brett Kavanaugh, réfutant point par point les accusations de Mme Blasey Ford et soulignant les imprécisions de son témoignage.

Visiblement très en colère, parfois submergé par l'émotion, il a estimé que son processus de confirmation était devenu "une honte nationale". "Ma famille et ma réputation ont été détruites à jamais", a-t-il affirmé.

Dénonçant un "coup monté", il a assuré qu'il ne céderait pas aux appels à se retirer. "Vous me vaincrez peut-être lors du vote final, mais vous ne me ferez jamais jeter l'éponge. Jamais"...

Les sénateurs démocrates, qui ont tous loué le "courage" de Mme Blasey Ford, ont passé le juge au gril de leurs questions, sur son amitié avec Mark Judge ou sa consommation d'alcool notamment.

Certes, "j'ai probablement bu trop de bière à l'occasion", a-t-il concédé, mais "je n'ai jamais eu de trou noir".

- "Un enfer" -

Les républicains, uniquement des hommes au sein de la commission, avaient eux délégué la tâche à une procureure spécialisée dans les affaires de violences sexuelles, Rachel Mitchell.

L'objectif était de ne pas reproduire l'effet désastreux d'une précédente audition, en 1991, où une femme, qui accusait de harcèlement sexuel un précédent candidat à la Cour suprême, n'avait été interrogée que par des hommes, sur un ton agressif.

Plusieurs républicains ont toutefois pris la parole lors de l'audition du juge Kavanaugh pour lui apporter leur soutien. "Vous vivez un enfer et vous n'avez pas à vous excuser de quoi que ce soit", lui a notamment lancé Lindsey Graham.

Son image de conservateur, catholique, bon père de famille, a été sérieusement écornée par le témoignage de Mme Blasey Ford et de deux autres femmes sorties de l'ombre dans la foulée pour l'accuser de comportements sexuels inappropriés.

Avec AFP

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Washington et Londres déplorent les décisions de la Cour Constitutionnelle congolaise

Le Président de la Cour constitutionnelle de la République démocratique du Congo, Noël Funga (C), à Kinshasa, le 15 janvier 2019.

Les Etats-Unis, le Royaume-Uni, la Suisse et le Canada, ont déploré vendredi "l'aggravation des tensions politiques en République démocratique du Congo" dues aux "récentes décisions de la Cour constitutionnelle" qui a invalidé l'élection de députés de l'opposition.

"Les récentes décisions de la Cour constitutionnelle, prises en dehors des échéances prescrites par la loi, nuisent à un climat politique apaisé", indique une "déclaration commune" des quatre chefs de mission à Kinshasa.

"Nous regrettons vivement l'incertitude et la méfiance créées par ces décisions", insistent Washington, Londres, Berne et Ottawa.

"Nous condamnons les confrontations récentes et appelons les acteurs politiques du pays à proscrire l'usage de toute forme de violence", ajoute leur déclaration commune.

La Cour constitutionnelle a annulé cette semaine les élections de plus de 30 parlementaires, "la plupart d'entre eux étant des membres de l'opposition", est-il rappelé.

Ces parlementaires sont plus particulièrement membres de la coalition Lamuka de l'opposant Martin Fayulu, qui revendique la victoire à l'élection présidentielle du 30 décembre et refuse de reconnaître l'élection de son ex-allié dans l'opposition, Félix Tshisekedi, proclamé vainqueur de l'élection.

En réaction aux décisions de la Cour constitutionnelle, M. Fayulu a annoncé "la suspension des activités parlementaires de tous les parlementaires de Lamuka (sa coalition) jusqu'à nouvel ordre".

Lamuka a organisé jeudi un sit-in devant la Cour constitutionelle à Kinshasa et prévoit d'autres actions dans tout le pays le dimanche 30 juin, jour de la fête de l'Indépendance.

M. Fayulu a accusé l'actuel chef de l'Etat, Félix Tshisekedi, et son prédécesseur, Joseph Kabila, de "forfaiture" et d'avoir "assassiné l'Etat de droit".

L'Union européenne (UE) ne s'est pas associée à la déclaration commune alors qu'elle a dans le passé signé des prises de position communes sur la RDC avec les quatre pays signataires.

L'UE a sanctionné une quinzaine de personnalités congolaises début 2017 à l'époque où l'ancien président Kabila était encore au pouvoir au-delà de la fin de son mandat constitutionnel.

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