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A l'aéroport d'Istanbul, l'un des attentats suicides filmé en direct

Des équipes de secours aident un blessé à l'extérieur de l'aéroport d'Istanbul, Turquie, le 28 juin 2016.

Les caméras de surveillance de l'aéroport, selon des vidéos reprises sur les réseaux sociaux, ont filmé en direct au moins deux des trois explosions déclenchées par les assaillants.

Blessé par un policier turc, le kamikaze s'effondre à terre, se contorsionne et actionne sa charge d'explosifs. Cette fois, l'attentat suicide a été filmé par une caméra dans l'aéroport d'Istanbul, un détail inédit qui s'ajoute à l'horreur des témoignages de cette triple attaque.

Sur une autre vidéo, une énorme boule de feu envahit l'image et des dizaines de personnes terrifiées courent dans tous les sens, paniquées.

Une fusillade puis le suicide

Selon les autorités, des explosions ont d'abord eu lieu à l'entrée du terminal des vols internationaux vers 22H00 (19H00 GMT). Trois assaillants ont mitraillé des passagers ainsi que des policiers en faction, une fusillade a éclaté puis les kamikazes se sont fait sauter.

"J'attendais mon vol pour Tokyo et soudain plein de gens se sont enfuis et je les ai suivis. J'ai entendu des coups de feu et c'était la panique", a expliqué à l'AFP une Japonaise, Yumi Koyi.

D'autres passagers se sont retrouvés face à face avec l'un des tueurs. "Je m'approchais de la douane, l'un des assaillants a commencé à courir, il a ouvert sa veste, il y avait à peine cinq ou six mètres entre nous", a raconté un Turc, Veysel Alay, au quotidien Milliyet.

"Nous venons de quitter l'aéroport. Ma femme a été blessée pendant l'attaque. Nous étions face à face avec le tueur pendant qu'il tirait", a expliqué un journaliste irakien, Steven Nabil.

Le couple rentrait à New York après sa lune de miel et a échappé aux tueurs en se dissimulant dans le placard d'un salon de coiffure, selon son récit sur Twitter.

D'autres ont eu le temps de détailler les vêtements des assaillants. "Il avait une écharpe rose, une veste courte et avait caché un fusil (dessous). Il l'a sorti et a commencé à tirer sur les gens. Il marchait comme un prophète", a raconté à l'AFP une Somalienne, Oftah Mohammed Abdullah.

Cette jeune femme était avec sa soeur quand les tirs ont commencé. "Ma soeur s'est mise à courir et je me suis jetée à terre et j'y suis restée jusqu'à ce qu'il arrête de tirer. Depuis, je suis sans nouvelles de ma soeur", a-t-elle ajouté.

Elle n'est pas la seule dans ce cas. "J'ai été blessé au pied alors que je m'échappais après avoir entendu deux tirs. Mon père a lui aussi été blessé. C'était terrible, l'aéroport s'est soudainement transformé en champ de bataille", a raconté Ayse Ozkan, un Turc, au quotidien Milliyet. Il ignore où son père se trouve.

Une scène "surréaliste"

"C'était juste la panique. Les gens couraient, hurlaient. Je ne comprenais pas ce qui se passait. Au début, j'ai pensé que c'était une bagarre ou quelque chose comme ça. Je n'avais aucune idée de ce qui se passait", a expliqué à l'AFP le Letton Rihards Kalnin.

S'ensuit, selon ce témoin, une scène "surréaliste": "Pendant que nous étions cachés, quelqu'un nous montrait une vidéo sur son téléphone sur ce qui était en train de se passer 200 mètres plus loin !"

Les télévisions du monde entier ont montré en boucle ces images prises par des téléphones portables et aussitôt mises sur les réseaux sociaux, comme cela s'était déjà produit lors des attentats à l'aéroport de Bruxelles et à Paris.

"Des gens ont eu de véritables crises de panique. On est resté caché pendant environ deux heures et finalement on nous a dit qu'on pouvait sortir. Dans l'aéroport il y avait du sang et des débris partout. C'était juste le chaos, c'était horrible", a encore raconté la Sud-Africaine Judy Favish.

Avec AFP

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Roland-Garros: un possible 8e de finale entre Azarenka et S. Williams

La Biélorusse Victoria Azarenka (D) et l'Américaine Serena Williams (G) après leur match de demi-finales en simple féminin du tournoi de tennis américain 2020 à l'USTA Billie Jean King National Tennis Center, le sept 2020; New York/Danielle Parhizkaran-USA TODAY Sports

L'Américaine Serena Williams, en quête d'un 24e titre du Grand Chelem à Roland-Garros, et la Biélorusse Victoria Azarenka, de retour au premier plan, pourraient se retrouver en huitièmes de finale à Paris, où le tirage au sort a été effectué jeudi.

Placées dans le même quart de tableau, les deux trentenaires (38 ans pour Williams, 31 pour Azarenka) auront trois tours à franchir pour s'offrir une revanche de la dernière demi-finale de l'US Open, remportée par Azarenka (1-6, 6-3, 6-3). Sa première victoire en Grand Chelem, après 10 échecs, face à l'ancienne reine incontestée du circuit, moins dominatrice depuis 2018.

Dans la moitié de tableau la plus relevée, la rescapée pourrait être opposée à l'Ukrainienne Elina Svitolina, tête de série N.3, en quarts de finale. Si la logique est respectée, l'élue de ce quart de tableau affrontera pour une place en finale la Roumaine Simona Halep, tête de série N.1 en l'absence de l'Australienne Ashleigh Barty, lauréate de l'édition 2019 qui a préféré ne pas faire le déplacement dans le contexte sanitaire actuel.

Sans Naomi Osaka, N.3 mondiale et vainqueur début septembre à l'US Open, l'autre moitié de tableau semble très ouverte. Surtout si Karolina Pliskova, tête de série N.2, ne se remet pas correctement de sa blessure à la cuisse gauche qui l'a obligée à déclarer forfait en finale à Rome.

L'Afrique demande davantage de solidarité financière internationale face au coronavirus

Négociations à la Bourse du Zimbabwe à Harare, le 24 avril 2008 sur les prix des produits de base, la croissance économique, les initiatives d'allégement de la dette, les politiques économiques favorables au marché et les marchés boursiers d'Afrique. (AP/Tsvangirayi Mukwazhi)

Plusieurs chefs d'Etat africains ont réclamé jeudi à l'ONU une plus grande solidarité internationale face à la pandémie de Covid-19, dont l'annulation de leur dette publique et un soutien du Fonds monétaire international.

"Face à l’urgence actuelle, nos États ont besoin d'un soutien financier à la hauteur de la crise économique qu’ils connaissent", a déclaré le président nigérien Mahamadou Issoufou, intervenant à distance à la 75e Assemblée générale de l'ONU pour cause de Covid.

"Un simple moratoire sur la dette ne suffira pas au regard des défis qui doivent être relevés. Il faut annuler purement et simplement la dette", a-t-il souligné, reprenant une demande formulée dès mardi par son homologue de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi.

Mi-avril, les pays du G20 ont suspendu jusqu'à la fin 2020 les remboursements de la dette des pays les plus pauvres, confrontés à une fuite de capitaux et des chutes de recettes fiscales en raison de la pandémie.

L'Union africaine appelle à étendre ce moratoire sur l'année 2021 afin d'aider à relancer l'économie du continent.

L'Afrique est l'un des continents les moins touchés par le virus, avec quelque 1,8 million de cas recensés et 34.500 décès, mais elle subit comme les autres les effets de la récession mondiale provoquée par la pandémie.

Le président ivoirien Alassane Ouattara a déploré "le soutien insuffisant" des grandes économies et "sans commune mesure avec les montants dégagés individuellement" par ces pays. "La pandémie pourrait effacer plus d’une décennie de croissance économique et de progrès sociaux réalisés par le continent africain", a-t-il averti.

Alasssane Ouattara a plaidé pour le recours aux droits de tirage spéciaux (DTS), sorte de monnaie créée par le FMI, qui permettent de rembourser des obligations auprès du Fonds ou d'ajuster des réserves monétaires.

- "Choc inédit" -

"Il faut aller plus loin et agir sans plus tarder", a-t-il insisté en virtuel à la tribune de l'ONU en rappelant que le mécanisme des DTS a "fait preuve d'efficacité lors de la crise financière mondiale de 2008-2009".

"Les pays africains ont besoin de solutions pérennes, notamment de liquidités et d'investissements, afin de résister au choc inédit subi par nos populations", a-t-il martelé.

Les besoins financiers de l'Afrique sont évaluées à 100 milliards de dollars par an sur trois ans, soit 300 milliards de dollars, a noté le président ivoirien.

La procédure des DTS a été utilisée trois fois depuis leur création en 1969. Au total, ces "distributions" de DTS ont représenté 204 milliards de dollars.

Nombre d'économistes, dont l'ancien patron du FMI Dominique Strauss-Khan, plaident aussi pour le recours aux DTS. Le ministre français des Finances Bruno Le Maire a aussi soutenu en avril "l'idée de DTS à hauteur de 500 milliards de dollars".

"Le monde doit enfin entendre l'appel des Africains à l'annulation de la dette publique de leur pays", a également souligné Alassane Ouattara.

Le président du Burkina Faso Marc Christian Kaboré, dont le pays est l'un des plus touchés par la menace jihadiste au Sahel, a aussi lancé un appel pour "une annulation pure et simple" de la dette.

"La pandémie de Covid-19 est une crise mulidimensionnelle qui risque d'anéantir tous les efforts de développement dans de nombreux pays, surtout ceux touchés par les conflits", a-t-il souligné.

Même tonalité chez le président de la République du Congo:"il importe d'intensifier la solidarité internationale (..) afin d'éradiquer cette pandémie", a lancé Denis Sassou Nguesso.

VOA Correspondant: 75e assemblée générale de l’ONU

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La 75ème édition de l’Assemblée générale de l’ONU se poursuit

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