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Accord entre sept pays européens, les migrants du Sea-Watch vont débarquer

Un membre de la Croix-rouge accueille un migrant à Pozzallo, Italie, le 8 novembre 2017.

Le chef du gouvernement italien, Giuseppe Conte, a annoncé mercredi qu'un accord de répartition avec six autres pays européens allait permettre de faire débarquer en Italie "dans les prochaines heures" les 47 migrants bloqués depuis 12 jours sur le Sea-Watch 3.

"Le Luxembourg est venu se rajouter à la liste des pays amis qui ont répondu à notre invitation (de prendre des migrants, ndlr). Maintenant nous sommes sept pays. Dans les prochaines heures, les opérations de débarquements vont commencer", a déclaré M. Conte devant la presse à Milan (nord).

Les sept pays concernés sont l'Italie, la France, l'Allemagne, le Portugal, Malte, la Roumanie et le Luxembourg, selon les médias italiens.

Le Sea-Watch 3, affrété par l'ONG allemande Sea-Watch et battant pavillon néerlandais, se trouve actuellement au large de Syracuse, dans le sud-est de la Sicile, où il a été autorisé à venir s'abriter du mauvais temps.

Une réunion a eu lieu à la préfecture de Syracuse mercredi matin probablement pour organiser le débarquement, selon les médias.

Comme lors du débarquement début janvier à Malte d'autres migrants secourus par le Sea-Watch 3 et restés bloqués plus de deux semaines en mer, il est probable que le navire restera au large et confiera les migrants à des vedettes des autorités qui les porteront à terre.

Lundi soir, lors d'un sommet de sept pays européens du Sud à Nicosie, le président français Emmanuel Macron avait annoncé que la France était prête "pour un partage de la prise en charge" des 47 migrants.

Le ministre italien de l'Intérieur Matteo Salvini avait pour sa part assuré que les migrants ne pourraient mettre pied à terre en Italie que s'ils partaient ensuite vers l'Allemagne, le pays de l'ONG, ou les Pays-Bas, le pavillon du navire.

Avec AFP

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Les serviettes hygiéniques bientôt gratuites en Ecosse, une première

La première ministre écossaise Nicola Sturgeon au Parlement à Édimbourg, le 17 septembre 2020 (Reuters)

Les députés écossais ont voté mardi en faveur d'un accès gratuit aux protections périodiques afin de lutter contre la précarité menstruelle, une première dans le monde.

La Première ministre écossaise Nicola Sturgeon a fait part de sa "fierté d'avoir voté pour cette loi révolutionnaire, qui fait de l'Écosse le premier pays au monde à fournir des protections périodiques gratuites à toutes celles qui en ont besoin".

Les 121 membres du parlement local d'Holyrood ont tous approuvé ce texte qui vise à introduire dans la loi le droit d'accéder gratuitement à des serviettes hygiéniques.

Les écoles, lycées et universités devront mettre à disposition gratuitement une gamme de protections périodiques dans leurs toilettes. Le gouvernement écossais pourra aussi obliger des organismes publics à fournir gratuitement ces produits.

La députée travailliste Monica Lennon est à l'origine de la proposition de loi. Sa campagne avait été soutenue par une large coalition de syndicats, d'organisations féministes et d'associations caritatives.

"C'est un jour de fierté pour l'Ecosse et un signal au monde qu'il est possible de mettre en place un accès universel gratuit aux protections périodiques", a-t-elle souligné.

France: vives réactions après le démantèlement violent par la police d'un campement de migrants

Des gendarmes français évacuent les migrants de leur camp de fortune près de l'autoroute A1 à Saint-Denis près de Paris, France, le 17 novembre 2020.

Des responsables au sein de la gauche en France mais aussi de syndicats et d'associations d'aide aux migrants ont dénoncé vivement mardi le démantèlement violent par la police lundi soir à Paris d'un campement de migrants, en majorité afghans et en errance, fustigeant une "dérive liberticide".

Plusieurs centaines de migrants et leurs soutiens, qui avaient installé lundi soir des tentes, Place de la République à Paris, pour réclamer des places d'hébergement d'urgence, ont été dispersés lundi soir sans ménagement par les forces de l'ordre, a constaté un journaliste de l'AFP.

Après avoir évacué ce campement informel en arrachant les tentes à des migrants qui se trouvaient parfois encore à l'intérieur, les forces de l'ordre ont ensuite usé de gaz lacrymogènes et de grenades de désencerclement dans les rues du centre de Paris pour disperser les groupes de migrants et de militants associatifs.

"On est là pour montrer qu'on n'a nulle part où aller. On ne veut pas vivre comme des animaux, on est juste venus demander l'asile", a notamment confié lundi soir à l'AFP Murtaza, un Afghan de 20 ans.

Des familles ouvrent leurs portes aux migrants isolés
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"C'est trop violent, on veut juste un toit", a ajouté Shahbuddin, Afghan de 34 ans, en sanglotant après avoir été sorti de sa tente.

La violence du démantèlement de ce campement, où figuraient essentiellement des hommes afghans qui réclamaient un hébergement d'urgence après un précédent démantèlement en banlieue parisienne la semaine dernière, a suscité une vague d'indignation dans le milieu associatif et politique en France, jusque dans les rangs de la majorité.

Dans la nuit, le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a évoqué, sur Twitter, des images "choquantes" et demandé "un rapport circonstancié" au préfet de police de Paris, Didier Lallement.

En fin de matinée mardi, les ministres françaises de la Citoyenneté Marlène Schiappa et du Logement Emmanuelle Wargon ont demandé une prise en charge "sans délai" pour les centaines de migrants de nouveau dans l'errance après ce démantèlement.

"Les deux ministres mobilisent les administrations de l'Etat afin que des solutions de prise en charge soient trouvées sans délai pour les personnes en situation de détresse", ont-elles écrit, dans un communiqué commun.

Auparavant, gauche et écologistes ont dénoncé des "images insupportables" et une "dérive liberticide" après le démantèlement lundi soir du campement.

"Les images sont extrêmement choquantes, on a vu des violences vis-à-vis de réfugiés en situation extrêmement difficile", a critiqué l'eurodéputé écologiste Yannick Jadot sur la radio Europe 1, y voyant l'illustration d'une "dérive liberticide qui est dangereuse".

"Scandaleux"

"J'ai trouvé cela scandaleux, hallucinant, les gens occupent pacifiquement une place avec des tentes, ils ne font de mal à personne, tout simplement parce qu'ils ont un problème de logement, il n'y a pas de solution de relogement et il y a une intervention qui est totalement disproportionnée", a déclaré sur la chaîne France 2, le leader du syndicat CFDT Laurent Berger.

Pour Philippe Martinez, chef du syndicat CGT, "c'est une façon de faire scandaleuse" qui "pose la question de l'accueil des migrants" qui "sont déplacés, chassés". "Quand on les traite comme ça, c'est digne d'un pays qui n'est pas la France", a estimé M. Martinez sur la radio RMC.

Après l'évacuation la semaine dernière d'un camp insalubre géant de migrants près de Paris, plus de 3.000 personnes avaient bénéficié d'une mise à l'abri. Mais selon les associations, entre 500 et un millier d'exilés ont été "laissées sur le carreau" après cette évacuation.

Dans plusieurs vidéos postées depuis lundi soir sur les réseaux sociaux par des militants associatifs et des journalistes, on voit les forces de l'ordre escorter des groupes de migrants jusqu'aux portes nord de Paris, où des distributions alimentaires ont été organisées en pleine nuit.

"Après la violente expulsion (...) les personnes exilées ont erré dans les rues, repoussées par la police jusqu'à Aubervilliers et Saint-Denis", a notamment écrit l'association Utopia56.

Sur la vidéo postée avec ce texte, on voit des grappes de jeunes hommes marcher dans la nuit en tirant un caddie à roulette, portant des affaires dans des baluchons ou des sacs à dos.

La police française démantèle un camp de migrants à Calais

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Fête clandestine en plein 13e arrondissement de Paris

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