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Accord sur le Brexit: la France ne "sacrifiera" pas ses pêcheurs

Le président français Emmanuel Macron lors d'une une conférence de presse à l'issue du sommet de l'Union européenne, Bruxelles, 15 décembre 2017.

La France ne sacrifiera pas les intérêts de ses pêcheurs dans les négociations pour trouver un accord avec les Britanniques sur le Brexit, a déclaré jeudi le secrétaire d'Etat français aux Affaires européennes, Clément Beaune, lors d'une visite à La Haye.

"Nos pêcheurs ne seront pas la variable d'ajustement du Brexit, ils n'ont pas à faire les frais des choix des Britanniques", a-t-il déclaré devant des journalistes à l'issue d'un déjeuner de travail avec le chef de la diplomatie néerlandaise, Stef Blok.

La pêche est l'un des principaux points de blocage entre Londres et Bruxelles depuis le début des négociations en mars. La question est particulièrement sensible pour une poignée d'Etats membres comme la France, les Pays-Bas, la Belgique, l'Irlande et le Danemark.

Le négociateur européen sur le Brexit, Michel Barnier, a demandé jeudi aux Etats membres de trouver un compromis entre eux sur la pêche dans les négociations commerciales avec le Royaume-Uni, qui atteignent leur stade le plus délicat.

Un accord "reste possible", a estimé M. Beaune, mais celui-ci ne se fera "pas à n'importe quel prix et certainement pas en sacrifiant les intérêts de nos pêcheurs".

"Un mauvais accord serait le pire des scénarios. Et donc nous nous préparons à un scénario sans accord et nous n'accepterons pas de mauvais compromis", a-t-il ajouté.

De son côté, Stef Blok a estimé qu'il n'était "pas trop tard pour trouver un accord", même si "le temps s'écoule".

"Pour avoir du succès pour nos pêcheurs, pour tout le monde, il est énormément important que la France, les Pays-Bas, tout l'Europe, reste unie", a-t-il déclaré.

Le Brexit sera l'un des principaux thèmes du sommet européen des 15 et 16 octobre, que le Premier ministre britannique Boris Johnson considère comme la date limite pour conclure un accord.

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Belgique: des étudiants crient leur ras-le-bol de l'isolement et de la précarité

Des policiers belges contrôlant un chauffeur à la frontière belgo-néerlandaise lors du confinement du imposé par le gouvernement belge pour tenter de ralentir la propagation du COVID-19.

Plusieurs centaines d'étudiants ont manifesté lundi à Bruxelles pour interpeller les autorités sur leur situation d'isolement et de précarité avec la crise sanitaire, a constaté l'AFP.

Le rassemblement se tenait alors que le Premier ministre belge Alexander De Croo a exclu vendredi tout assouplissement des restrictions anti-Covid en vigueur, maintenant notamment les cours entièrement à distance dans l'enseignement supérieur (sauf rares exceptions comme pour des travaux pratiques en sciences).

Valérie Glatigny, ministre de l'Enseignement supérieur en Belgique francophone --ce domaine est une compétence des communautés linguistiques--, plaidait pour un retour partiel dans les amphithéâtres ce mois-ci, "à hauteur de 20%" selon son cabinet.

"Avoir 21 ans en 2021, c'est être seul et avoir faim", "On est là pour reprendre en présentiel et pour un peu plus d'oseille", ont scandé les manifestants.

Réunis à l'appel notamment de la Fédération des étudiants francophones (FEF) et de l'Union syndicale étudiante (affiliée au syndicat socialiste FGTB), ils étaient "entre 200 et 300" près du siège historique de l'Université libre de Bruxelles (ULB), selon un décompte de la police.

Nell, 19 ans, a expliqué à l'AFP être "fatiguée" de devoir suivre ses cours en ligne dans une colocation dont la connexion internet "rame" parce qu'elle est trop sollicitée.

"Si ça recommence comme ça l'année prochaine, je ne pourrai pas continuer et je ne sais pas ce que je ferai", a lâché cette étudiante de première année.

Beaucoup ont déploré la disparition de leur petit job dans les cafés ou restaurants, qui ont dû de nouveau fermer il y a quatre mois en pleine deuxième vague de la pandémie.

Selon une étude récente de la FEF, environ un tiers des étudiants belges francophones ont récemment perdu leur source de revenu et éprouvent désormais des difficultés à payer leurs études.

"On se retrouve réduits à une précarité assez dangereuse", a regretté Slim, 25 ans, étudiant en théâtre au Conservatoire royal de Bruxelles.

Il s'est dit "inquiet" sur l'avenir de son secteur, alors que les salles de spectacles sont actuellement fermées, sans perspective de réouverture.

La Fédération Wallonie-Bruxelles (communauté francophone) a assuré avoir mobilisé depuis le début de la crise sanitaire, il y a un an, près de 13 millions d'euros d'aides supplémentaires pour les étudiants (soutien au paiement d'un loyer, d'une connexion internet, aide alimentaire etc).

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