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Accès à coût réduit aux médicaments pour les maladies non-transmissibles au Cameroun


L’hôpital de la convention baptiste du Cameroun, où le programme Novartis est accessible, à Yaoundé, le 23 octobre 2017. (VOA/Emmanuel Jules Ntap)

Au Cameroun, le calvaire pour l’accès aux médicaments s’est considérablement éloigné pour les personnes souffrants des maladies cardiovasculaires, respiratoires, de l’hypertension artérielle, du diabète type 2, et du cancer du sein.

La firme pharmaceutique suisse Novartis, a décidé de mettre à disposition à moindre coût, 15 médicaments de haute qualité, les plus fréquents pour les cas de traitement des maladies non-transmissibles, à la disposition des services de santé de la convention baptiste du Cameroun (CBC).

Avant ce programme, acheter ces médicaments pour se soigner était une gageure pour les malades.

Le coût, très élevé des médicaments généralement prescrits, avait fini par coûter la vie à plusieurs malades. Les statistiques de l’Organisation mondiale de la santé attestent d’ailleurs la tendance meurtrière de ces maladies au Cameroun.

"31 % des décès enregistrés chaque année au Cameroun, sont liés aux maladies chroniques non-transmissibles", selon l'OMS.

Quelques patients camerounais attendent la prise de leurs paramètres médicaux à l’hôpital d'Etoug Ebe à Yaoundé, le 23 octobre 2017. (VOA/Emmanuel Jules Ntap)
Quelques patients camerounais attendent la prise de leurs paramètres médicaux à l’hôpital d'Etoug Ebe à Yaoundé, le 23 octobre 2017. (VOA/Emmanuel Jules Ntap)

Dans les centres de santé de la convention baptiste du Cameroun, une congrégation religieuse détenant également des hôpitaux, une étude a révélé que 40% des visites qui y sont effectuées révèlent l'existence des maladies non-transmissibles chez les patients.

La vulnérabilité financière des patients a finalement trouvé une réponse adéquate grâce au programme Novartis Access.

Gideon Kehfen Wiysenyuy, technicien en pharmacie à l’hôpital d' Etoug Ebe, à Yaoundé, le 23 octobre 2017. (VOA/Emmanuel Jules Ntap)
Gideon Kehfen Wiysenyuy, technicien en pharmacie à l’hôpital d' Etoug Ebe, à Yaoundé, le 23 octobre 2017. (VOA/Emmanuel Jules Ntap)

A Yaoundé, c’est au quartier Etoug Ebe, que se trouve l’hôpital de la CBC, où "chaque jour, sur 100 malades qui achètent les médicaments, 10 ont l’hypertension, 7 ont le diabète", affirme Gideon Kehfen Wiysenyuy, technicien en pharmacie dudit hôpital.

Pour lutter contre les maladies non-transmissibles, un point focal du programme Novartis Access a été également désigné.

La responsable dit mettre un accent particulier "sur la sensibilisation des communautés aux maladies non-transmissibles".

"Chaque mois, nous allons vers les gens en les encourageant à faire les bilans de santé en allant dans les églises ou tout milieu associatif de plus de 20 personnes", explique Corelia Ndasi.

Cordelia Ndasi, point focal du programme Novartis Access à l’hôpital d'Etoug Ebe, à Yaoundé, le 23 octobre 2017. (VOA/Emmanuel Jules Ntap)
Cordelia Ndasi, point focal du programme Novartis Access à l’hôpital d'Etoug Ebe, à Yaoundé, le 23 octobre 2017. (VOA/Emmanuel Jules Ntap)

Mohamadou Mocktar, patient diabétique rencontré à l’hôpital d'Etoug Ebé, explique qu'il "ici depuis le 4 février".

"Je dépense chaque mois 2500 francs CFA. Je suis satisfait du coût des médicaments et j'ai pas envie d’aller ailleurs", raconte-t-il.

En réalité, le programme Novartis Access ambitionne à long terme, l’application des coûts très réduits des médicaments.

"On est en train de travailler avec novartis pour que chaque produit coûte moins de 1000 francs CFA par mois et par patient", confie M. Wiysenyuy à VOA Afrique.

Il est prévu que des centres de santé d'autres confessions religieuses bénéficient aussi du programme Novartis Access.

En ce qui concerne les services de santé de la convention baptiste du Cameroun, le programme Norvastis Access est implémenté dans six villes du Cameroun, dont 4 en zone anglophone.

L'initiative est appréciée par le gouvernement camerounais comme le montre la visite du ministre de la Santé publique, André Mama Fouda, en fin septembre, aux représentants de la firme Novartis.

Emmanuel Jules Ntap, correspondant à Yaoundé

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