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À peine commencés, les pourparlers piétinent à Tunis

Le parlement tunisien à Tunis 26 août 2016.

Une délégation parlementaire libyenne a annoncé la "suspension" de sa participation aux pourparlers entamés dimanche à Tunis sous l'égide de l'ONU, tandis que des "consultations internes" devaient se poursuivre mardi.

Les pourparlers de Tunis réunissent d'un côté des représentants du Parlement élu en 2014 et basé dans l'est du pays, de l'autre des membres du Conseil d'Etat basé à Tripoli et formé en grande partie par des ex-membres du Congrès général national (CGN, ex-Parlement) issu des élections de 2012.

Les deux camps sont appelés à rédiger des amendements à l'accord interlibyen signé fin 2015 à Skhirat, au Maroc. Issu de cet accord, le gouvernement d'union (GNA) dirigé par Fayez al-Sarraj n'est pas parvenu à faire l'unanimité en Libye.

Même s'il a réussi à étendre son influence dans la capitale et quelques villes de l'ouest libyen, le GNA peine à imposer son autorité sur de larges pans du pays. Le Parlement élu basé à l'est et qui soutient le controversé maréchal Khalifa Haftar refuse de lui accorder sa confiance.

Lundi soir, le président de la délégation du Parlement de l'est du pays, Abdessalem Nassia, a accusé ses rivaux de revenir sur des sujets de discorde déjà réglés par le passé, annonçant la suspension de sa participation aux négociations jusqu'à l'obtention de propositions écrites de ses rivaux.

Plus tard, le Conseil d'Etat a assuré dans un communiqué que ce n'était pas à lui mais au Parlement qui conteste l'accord de Skhirat de rédiger des propositions.

Au milieu de ce dialogue de sourds, la mission de l'ONU en Libye (Manul) a indiqué dans un communiqué que la réunion de lundi avait été "ajournée", estimant que "beaucoup restait à faire". Les deux camps continueront mardi "de tenir des réunions et des consultations internes", a-t-elle ajouté.

Le point de discorde porte notamment sur l'article 8 de l'accord de Skhirat qui donne notamment au GNA le pouvoir de nommer le chef des armées.

Lors d'une première session de pourparlers en septembre, les deux parties rivales s'étaient entendues sur la formation d'un Conseil présidentiel de trois membres et d'un nouveau gouvernement.

Les nouvelles discussions devraient porter sur les mécanismes de choix et les prérogatives de ces deux autorités ainsi que celles du Parlement et du Conseil d'Etat.

Avec AFP

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Un groupe armé attaque un village dans l'ouest

La mairie d’Alindao, à 400 km au sud-est de Bangui, Centrafrique, 29 novembre 2018. (VOA/ Felix Yepassis-Zembrou)

Des éléments du groupe armé Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) ont attaqué lundi le village de Lokoti, dans l'ouest du pays, où ils ont incendié des véhicules et pris en otage onze personnes, a appris mercredi l'AFP de la gendarmerie locale.

"Ils sont entrés dans le village, ont incendié deux camions ainsi qu'une moto", a indiqué à l'AFP une source à la gendarmerie de Bouar, ville située à environ 70 km de Lokoti.

Onze personnes ont été prises en otage par les éléments du FDPC, les autres villageois ont réussi à prendre la fuite, a précisé cette source.

"Les casques bleus sont dans une phase d'action et de recherche dans la zone", a indiqué mercredi à la presse le porte-parole de la MINUSCA (mission des Nations unies pour la stabilisation de la Centrafrique) Vladimir Monteiro.

Début avril, une opération militaire avait été lancée par la Minusca dans la zone contre ce groupe implanté localement, mais sans influence nationale.

L'ONU reprochait au groupe armé d'avoir érigé des barricades sur la route nationale 1, la seule permettant d'approvisionner Bangui depuis le Cameroun, et volé une dizaine de pick-up.

Le Premier ministre centrafricain, Firmin Ngrebada, avait alors "appelé à la raison" le FPDC. " (Nous) n'avons pas signé un accord de paix pour revenir à la guerre", avait-il déclaré.

Après la signature d'un accord de paix début février entre Bangui et 14 groupes armés, dont le FDPC, ce dernier avait érigé des barricades en signe de mécontentement vis-à-vis des autorités qui, selon lui, n'avaient "pas respecté" l'accord dans la formation du gouvernement.

Un nouveau round de négociations avait eu lieu mi-mars en Ethiopie, et un nouveau gouvernement avait été nommé le 22 mars.

Si le leader du groupe, Abdoulaye Miskine, avait décliné le poste ministériel qui lui était destiné, l'un de ses proches avait été nommé "conseiller spécial" à la Primature et l'autre préfet de la Nana-Mambéré, région de l'ouest.

L'accord de Khartoum, soutenu par tous les partenaires de Bangui et préparé depuis 2017 par l'Union africaine, est le huitième signé depuis le début de la crise marquée par le renversement en mars 2013 du président François Bozizé.

Riche en ressources naturelles, la Centrafrique est déchirée par la guerre, qui a forcé près d'un quart des 4,5 millions d'habitants à fuir leur domicile.

Ghassan Salamé espère une avancée dans ses contacts avec les belligérants lybiens

Le nouvel émissaire de l'ONU pour la Libye, Ghassan Salamé, à gauche, lors d’une conférence de presse aux côtés du Premier ministre du gouvernement libyen de l’accord national (GNA) Fayej Seraj, et ministre des affaires étrangères Taher Siala à Tripoli, L

L'envoyé spécial des Nations unies pour la Libye, Ghassan Salamé, a dit mercredi à Rome espérer que les contacts qu'il a pu avoir avec les belligérants sur le terrain "portent leurs fruits" avant le ramadan.

"J'espère que les contacts que nous avons rétablis avec les deux belligérants puissent porter leurs fruits avant le début du ramadan", a déclaré M. Salamé lors d'un point de presse à l'issue d'une rencontre avec le ministre italien des Affaires étrangères Enzo Moavero Milanesi.

Le ramadan, période de jeûne pour les musulmans, débute cette année le 5 mai au soir.

M. Salamé n'a pas caché les difficultés qu'il reste à résoudre avant que le processus de stabilisation de ce pays en proie au chaos depuis 2011 puisse reprendre avec quelque chance de réussite.

Tout était prêt pour la conférence nationale, prévue mi-avril et censée préparer le terrain à des élections en Libye, avant que le maréchal Khalifa Haftar ne lance son offensive contre la capitale Tripoli, a affirmé l'envoyé de l'Onu.

Elle est aujourd'hui en suspens, mais pas annulée, a-t-il ajouté, précisant toutefois qu'il fallait aussi "un fort soutien de la part de la communauté internationale". Or, a-t-il déploré, celle-ci est divisée, notamment au niveau du Conseil de sécurité de l'Onu, qui n'est pas parvenu à se mettre d'accord sur un projet de résolution sur la Libye.

Sur le terrain, les combats s'enlisaient près de trois semaines après le début de l'offensive de Khalifa Haftar contre Tripoli, siège du gouvernement reconnu par la communauté internationale.

Production record de coton de plus de 700.000 tonnes

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51 morts dans des inondations en Afrique du Sud

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Au Soudan, les militaires veulent négocier avec les leaders de la contestation

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