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L’ex-chauffeur de d’Osama bin Laden écope de cinq ans de prison


Cinq ans et demi de prison pour Salim Hamdan, l'ex-chauffeur d'Osama bin Laden, tel est le verdict du jury militaire dans le procès de Hamdan, à Guantanamo Bay, Cuba. L'intéressé était accusé « d'appui matériel au terrorisme. »

Compte tenu du temps qu'il a déjà passé en détention, Hamdan pourrait être libre dans cinq mois. Le procureur avait requis une peine de trente ans de prison pour Hamdan. Toutefois, la thèse du complot n'a pas été retenue contre lui. Il peut maintenant se pourvoir en appel devant un autre jury militaire, puis devant un tribunal civil américain. Mais Salim Hamdan est considéré comme « un combattant ennemi », de sorte qu'il pourrait être maintenu en détention quelle que soit l'issue de ses recours en appel.

Pour la Maison Blanche, Hamdan a bénéficié d'un procès équitable, la comparution devant une commission militaire constitue « une procédure juste et appropriée. » C'était le premier procès de suspects de terrorisme à Guantanamo.

Au cours des audiences, qui se sont échelonnées sur deux semaines, le parquet a fait valoir que Hamdan a livré des armes et aidé à protéger bin Laden. Ses avocats, eux, ont dit que c'est un homme simple, qui cherchait seulement à gagner sa vie et qu'il n'appartenait pas au réseau al-Qaida. Le procureur avait fait valoir que deux missiles sol-air avaient été retrouvés dans le véhicule de Hamdan lors de sa capture en Afghanistan, à la fin 2001.

Depuis sa création en 2002, le centre de détention de Guantanamo Bay, Cuba, est la cible de vives critiques. Quelque 265 personnes, capturées dans le cadre de la lutte des Etats Unis contre le terrorisme, sont actuellement détenues dans cette prison. Dans la plupart des cas, aucune charge n'a officiellement été retenue contre ces prisonniers.

Que pensent les organisations de défense des droits de l'homme du procès de Hamdan? Pour Stacy Sullivan, porte-parole de Human Rights Watch, qui assistait à l'audience, les groupes de défense des droits fondamentaux ne pensent pas que Hamdan avait une chance de bénéficier d'un procès équitable. Les commissions militaires, dit-elle, n'offrent pas les garanties nécessaires à la tenue d'un procès en bonne et due forme.

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