Au Mali, des activistes protestent contre l’arrestation d’un professeur de lycée, d’un journaliste et de quatre directeurs de journaux. Les autorités leur reprochent d’avoir reproduit, dans leurs colonnes, un essai satirique intitulé « La maîtresse du président » et portant sur les exploits sexuels d’un président fictif. D’après la PANA, ils sont accusés « d’offense au chef de l’Etat. » Les défenseurs des médias estiment que ces arrestations constituent une menace à la démocratie au Mali, une affaire surprenante dans un pays cité comme modèle en matière de protection des libertés civiques.
L'affaire a débuté avec la publication, dans le journal Info-Matin, sous la plume de Seydina Oumar Diarra, de l’article incriminé. Après l’interpellation de ce journaliste, les autres journaux ont décidé de publier, à leur tour, l’article en question pour montrer qu’il ne contenait rien d’offensif, a expliqué Makan Koné, président de la Maison de la presse à Bamako. Du coup, leurs directeurs de publication ont été interpellés pour « complicité d’offense au chef de l’Etat. »