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Droits humains

Libye: indexée par Amnesty, une milice dément des accusations "calomnieuses"

Des membres des forces armées libyennes fidèles au gouvernement basé à Tripoli participent à un défilé de remise des diplômes militaires dans la ville de Misrata, dans le nord-ouest de la Libye, le 3 mars 2022.

L'Autorité de soutien à la stabilité, un important groupe armé financé par le gouvernement libyen, a démenti jeudi les accusations "calomnieuses" portées la veille par l'ONG Amnesty international sur ses présumées violations des droits humains. 

Affirmant "se réserver le droit de poursuivre en justice Amnesty International pour diffamation et calomnie contre l'Etat libyen et ses institutions officielles", le groupe armé a assuré dans un communiqué "veiller avant tout à appliquer la loi libyenne", dans le respect "de la justice et des droits de l'Homme".

Amnesty international avait accusé mercredi cette milice basée à Tripoli de crimes et de graves violations des droits humains en toute impunité.

"L'impunité généralisée encourage la milice de l'Autorité de soutien à la stabilité (SSA), financée par l'Etat, à se livrer à des homicides, des détentions arbitraires, des interceptions suivies par la détention arbitraire de personnes migrantes et réfugiées, des actes de torture, du travail forcé et d'autres violations choquantes des droits humains et crimes relevant du droit international", avait pointé l'ONG.

Démentant ces accusations, la SSA a affirmé disposer en son sein d'un organe de contrôle chargé d'empêcher "tout agissement illégal par ses membres".

Créée par décret de l'ancien chef du gouvernement libyen, Fayez al-Sarraj, en janvier 2021, et placée sous la seule autorité du premier ministre, la SSA est dirigée par "l'un des leaders de milices les plus puissants à Tripoli", Abdel Ghani al-Kikli, aussi appelé Gheniwa, nommé à ce poste "malgré un lourd passé de crimes de droit international et de graves violations", selon l'ONG.

Pour Amnesty, M. Kikli "doit faire l'objet d'une enquête" et, en cas de preuves recevables suffisantes, "être poursuivi dans le cadre d’un procès équitable".

Plongée dans le chaos politique et sécuritaire depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi à la suite d'une révolte populaire appuyée par l'Otan en 2011, la Libye est minée par les divisions et se retrouve depuis début mars avec deux gouvernements rivaux.

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Des centaines de Soudanais ont manifesté contre les militaires au pouvoir

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Ouverture d'une enquête sur les activités de Castel avec des groupes armés centrafricains

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Plainte à l'ONU de militants sahraouis contre le Maroc pour "détention arbitraire"

Début juin, quatre plaintes ont été déposées contre le Maroc devant le Comité des Nations unies contre la torture, concernant quatre activistes sahraouis.

Dix-huit indépendantistes sahraouis, incarcérés au Maroc pour l'assassinat de membres des forces de l'ordre en 2010 dans l'affaire dite de Gdeim Izik, ont déposé une plainte contre le royaume auprès de l'ONU pour "détention arbitraire", a indiqué vendredi un groupe de soutien.

Cette affaire tient son nom du camp où avaient été tués en novembre 2010 onze policiers et gendarmes marocains près de Laâyoune, la capitale du Sahara occidental administré par Rabat depuis la fin de la colonisation espagnole.

"Les prisonniers de Gdeim Izik déposent une plainte contre le Maroc auprès du Groupe de travail sur la détention arbitraire des Nations unies alléguant des actes de torture et de répression politique", précise un communiqué du groupe de soutien de Genève pour la protection et la promotion des droits humains au Sahara occidental.

Le groupe ajoute que "les Sahraouis qui militent en faveur de l'autodétermination sont soumis à des pratiques discriminatoires et ont été condamnés à de longues peines d'emprisonnement sur la base d'aveux entachés de torture".

Ces activistes indépendantistes font partie d'un groupe de 23 Sahraouis condamnés à des peines allant de deux ans de prison à la perpétuité dans le cadre de l'affaire de Gdeim Izik.

Début juin, quatre plaintes ont été déposées contre le Maroc devant le Comité des Nations unies contre la torture, concernant quatre activistes sahraouis, dont trois condamnés dans l'affaire de Gdeim Izik "gravement torturés", avaient annoncé des ONG.

La coordination des familles des victimes du camp de Gdeim Izik a, elle, dénoncé dans un communiqué "une dangereuse tentative de galvauder les faits, transformant les criminels en victimes".

Le conflit du Sahara occidental -vaste territoire désertique riche en phosphates et aux eaux très poissonneuses- oppose depuis des décennies le Maroc aux indépendantistes sahraouis du Front Polisario, soutenus par l'Algérie.

Tandis que Rabat prône un statut d'autonomie sous souveraineté marocaine, le Polisario réclame un référendum d'autodétermination, prévu par l'ONU lors de la signature en 1991 d'un cessez-le-feu, mais qui ne s'est jamais concrétisé.

Seun Kuti annule son concert au Maroc à cause du drame de Melilla


Seun Kuti annule son concert au Maroc à cause du drame de Melilla
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Le chanteur nigérian Seun Kuti annule un concert au Maroc en raison du drame de Melilla

Seun Kuti, fils de la légende de la musique afrobeat Fela Kuti, se produit à "Felabration", un événement annuel rendant hommage à son père, au New Afrika Shrine à Lagos, au Nigeria, aux premières heures du dimanche 20 octobre 2013.

L'artiste nigérian Seun Kuti a annoncé jeudi l'annulation de son concert qui était prévu samedi au festival marocain Jazzablanca, afin de "porter le deuil" des 23 migrants ayant péri en tentant de rallier l'enclave espagnole de Melilla au Maroc.

"C'est avec une grande tristesse que je vous annonce l'annulation de notre voyage au Maroc ce weekend pour Jazzablanca", a indiqué Seun Kuti, fils du légendaire précurseur de l'Afrobeat Fela Kuti, dans une vidéo postée sur son compte Instagram.

"Il m'est impossible en toute bonne conscience de monter sur scène et de passer du bon temps alors que tant d'Africains ont perdu la vie. Nous devons porter leur deuil", a ajouté l'artiste en référence aux 23 migrants qui ont perdu la vie vendredi en tentant de traverser vers l'enclave espagnole de Melilla depuis le Maroc.

Il s'agit du bilan le plus meurtrier jamais enregistré lors des nombreuses tentatives de migrants subsahariens de pénétrer à Melilla et dans l'enclave espagnole voisine de Ceuta, qui constituent les seules frontières terrestres de l'UE avec le continent africain.

L'ONU a accusé le Maroc et l'Espagne d'avoir eu recours à "un usage excessif de la force" contre ces migrants.

Les organisateurs du Jazzablanca, prévu du 1er au 3 juillet à Casablanca, ont confirmé l'annulation du concert de M. Kuti à l'AFP.

"C'est une décision personnelle de l'artiste", ont-ils commenté.

Le légendaire Gilberto Gil, Mulatu Astatke, le père de l'éthio-jazz ou Asaf Avidan, figure du folk-rock israélien, sont au programme de la 15e édition de ce festival.

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