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Pétition pour le retrait de la nouvelle constitution au Tchad


Des jeunes et des artistes se mobilisent pour dire non à la modification de la constitution au Tchad, N’Djamena, 27 avril 2018. (VOA/André Kodmadjingar)
Des jeunes et des artistes se mobilisent pour dire non à la modification de la constitution au Tchad, N’Djamena, 27 avril 2018. (VOA/André Kodmadjingar)

Au Tchad la nouvelle la constitution consacrant la 4ème République continue d’alimenter les débats dans la scène politique.

Le président de l’Union des Démocrates pour le Développement et le progrès Max Kemkoye lance une pétition politique et citoyenne pour exiger le retrait de cette constitution et les ordonnances subséquentes. Une initiative soutenue par plusieurs acteurs politiques.

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Entrée en vigueur le 4 mai 2018, la nouvelle constitution selon président de l’Union des Démocrates pour le Développement et le progrès, menace la vie juridique et le fonctionnement des associations, des organisations syndicales, de presse et des parties politiques.

Pour Max Kemkoye, signer cette pétition, c’est "rejeter cette loi fondamentale qui oppose les tchadiens dans leur diversités culturelles".

Pour le promoteur du mouvement les transformateurs, le docteur Succès Masra, cette initiative citoyenne du chef du parti Union des Démocrates pour le Développement et le progrès met en garde "contre les hautes autorités du pays".

Car dit-il, "on ne peut écrire une constitution pour un mandat électif".

François Djékombé, un jeune tchadien qui vient de lancer son parti politique dénommé Union Sacrée pour la République, a déclaré qu’il sera le premier à signer cette pétition quand bien même son parti est le premier à être légalisé sous la 4e république.

Béral Mbaikoubou, député à l’assemblée nationale, soutient cette initiative : "cette constitution est une somme de contradiction totale".

Au mois de mai 2018, le Parlement du Tchad a adopté une nouvelle Constitution par 132 voix pour et deux contre.

Seuls deux députés de l'opposition étaient présents dans l'hémicycle, la majorité ayant boycotté le scrutin pour protester contre l'adoption du projet de révision constitutionnelle par voie parlementaire. L'opposition, des organisations de la société civile et l'Église catholique avaient demandé qu'il soit adopté par référendum.

Le texte est issu des résolutions d'un forum rassemblant les forces politiques, religieuses et sociales du pays, tenu en mars mais boycotté par l'opposition et une partie de la société civile.

Il renforce les pouvoirs du président tchadien Idriss Déby Itno avec la mise en place d'un régime présidentiel intégral.

Au Tchad, dirigé depuis 1990 par le président Déby, des élections législatives, repoussées depuis 2015, devraient avoir lieu avant la fin de l'année.

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