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Au moins 47 sécessionnistes anglophones extradés du Nigeria vers le Cameroun


Sisiku Ayuk Tabe, président du mouvement séparatiste anglophone au Cameroun, 31 octobre 2017. (Facebook/Sisiku Ayuka Tabe Julius)
Sisiku Ayuk Tabe, président du mouvement séparatiste anglophone au Cameroun, 31 octobre 2017. (Facebook/Sisiku Ayuka Tabe Julius)

Dans une brève déclaration à la presse ce lundi , le porte-parole du gouvernement camerounais a annoncé "qu'un groupe de 47 terroristes en tête desquels M. Ayuk Tabe, sont depuis quelques heures entre les mains de la justice camerounaise".

M. Tchiroma a ajouté que ceux-ci vont répondre de « leurs crimes »

Il s’est en outre félicité de la qualité des relations qu’entretiennent le Cameroun et le Nigeria.

Issa Tchiroma annonce officiellement l'extradition vers le Cameroun de 47 sécessionnistes anglophones, Yaoundé, le 29 janvier 2018
Issa Tchiroma annonce officiellement l'extradition vers le Cameroun de 47 sécessionnistes anglophones, Yaoundé, le 29 janvier 2018

Aucune autre information n’a filtré sur le lieu de détention des "47 sécessionnistes".

Tout comme, le porte-parole du gouvernement n’a donné aucune précision sur la date d’extradition du Nigeria des personnes concernées.

Le ministre camerounais a tout simplement souligné l’engagement du Cameroun et du Nigeria à ne pas faire de leurs deux pays, une base arrière de destabilisation dirigée contre eux.

Depuis le 26 janvier dernier, des sources anonymes ont indiqué l’extradition de M. Ayuk Tabe et ses collaborateurs au Cameroun.

>> Lire aussi : Dix séparatistes camerounais arrêtés à Abuja risquent la torture en cas d'extradition, prévient Amnesty

Le 5 janvier, les séparatistes camerounais avaient tenu une réunion dans un hôtel à Abuja, où ils ont été interpellés par les services de renseignements nigérians, selon leur avocat, Femi Falana.

Sisiku Ayuk Tabe milite pour que les deux régions anglophones du Cameroun se séparent de la partie francophone du pays. Le 1er octobre 2017, le mouvement avait publié un déclaration symbolique d'indépendance de l'Ambazonie, nom donné par les séparatistes à leur projet de pays.

>> Lire aussi : "Veiller à l'ordre républicain", un "devoir" pour Paul Biya

A mesure que le président Paul Biya et les autorités camerounaises ont accru la pression sécuritaire et la répression des manifestations séparatistes, les rangs des sécessionnistes se sont étoffés ces derniers mois, en même temps que se sont multipliés les incidents violents, faisant craindre, selon observateurs et analystes, à l'émergence d'une "insurrection armée" dans la région.

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