Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Afrique

Niger: Mattis défend l'opération ratée, ouvre une enquête

Jim Mattis, le Pentagone, le Oct. 19 octobre 2017

Le ministre américain de la Défense, Jim Mattis, a défendu jeudi l'opération qui a couté la vie à quatre soldats des Forces spéciales au Niger, tout en reconnaissant ne pas disposer de toutes les informations sur les circonstances de l'embuscade.

"Nous sommes très fiers de nos soldats", a affirmé l'ancien général des Marines interrogé par la presse sur ces faits au début d'un entretien avec son homologue israélien, Avigdor Lieberman.

Une enquête a été ouverte mais "nous n'avons pas encore toutes les informations" pour en tirer les conséquences, a-t-il ajouté.

M. Mattis a souligné que les Etats-Unis avaient déployé un millier de soldats dans la zone pour lutter contre les mouvements islamistes tandis que la France en maintient 4.000 depuis plusieurs années.

"Ils ont perdu beaucoup plus de soldats" que les Etats-Unis, a-t-il fait remarquer.

La situation en Afrique est "souvent dangereuse", a-t-il souligné. "Si nous avons des soldats là-bas et pas des volontaires du Peace Corps, c'est bien pour une raison: nous sommes armés et le danger auquel nos troupes sont confrontées pendant ces opérations anti-terroristes est bien réel".

Une patrouille conjointe américano-nigérienne opérant dans la région de Tillabéri, à la frontière avec le Mali, était tombée le 4 octobre dans un guet-apens tendu par des "terroristes" à bord d'une dizaine de véhicules et une vingtaine de motos.

L'armée française avait envoyé une patrouille de Mirage-2000 à leur rescousse mais elle n'avait pu bombarder les islamistes en raison de l'imbrication des forces au sol.

Quatre militaires américains avaient été tués et deux autres blessés dans cette embuscade qui avait également fait quatre morts et huit blessés côté nigérien.

La France avait évacué les blessés par hélicoptère et M. Mattis a révélé jeudi que les morts avaient été évacués par un appareil loué par les Etats-Unis après coup, un détail qui reçoit un écho important aux Etats-Unis où la règle est de ne jamais laisser un soldat américain blessé ou tué avant de quitter une zone de combat.

Au cours d'un point de presse au Pentagone, le général Kenneth McKenzie, un des responsables de l'état-major, a estimé que la patrouille n'avait aucune raison de s'attendre à une embuscade de cette ampleur.

"Au cours des six derniers mois, nous avons mené 29 patrouilles dans cette zone sans affrontement quelconque", a-t-il expliqué.

Avec AFP

See all News Updates of the Day

La Cour suprême ougandaise valide la suppression de la limite d'âge pour la présidence

Le président ougandais Yoweri Museveni à la réunion annuelle du Forum économique mondial (WEF) à Davos, en Suisse, le 24 janvier 2019.

"Le président du parlement ne devrait en aucun cas transmettre une loi au président en sachant parfaitement qu'elle contient certaines provisions allant à l'encontre de la constitution", a-t-elle déclaré.

Le texte adopté fin 2017 réintroduit une limite au nombre de mandats présidentiels, qui avait été supprimée en 2005. Mais cette limite, fixée à deux mandats de cinq ans, n'entrera en vigueur qu'après la prochaine élection, ce qui pourrait permettre à M. Museveni de se présenter à nouveau à deux reprises.

M. Museveni n'en est pas à son coup d'essai. En 2005, la Constitution avait été modifiée pour supprimer la limitation à deux mandats présidentiels, lui permettant ainsi de briguer ses troisième, quatrième et cinquième mandats.

M. Museveni est le seul président que la plupart des Ougandais connaissent, dans un pays où un habitant sur deux a moins de 16 ans. La jeunesse ougandaise a récemment montré sa soif de changement en soutenant l'ex-chanteur devenu député Robert Kyagulanyi, alias Bobi Wine, dans ses déboires contre le pouvoir.

M. Kyagulanyi a été une des principales figures de proue de la résistance à la suppression de la limite d'âge pour la présidence. Le député d'opposition avait été arrêté et inculpé de trahison à la suite du caillassage du convoi de M. Museveni en marge d'une élection législative partielle à Arua (nord) le 14 août 2018.

Dans les échauffourées qui avaient suivi ce jour-là à Arua, la police avait ouvert le feu et tué le chauffeur de M. Kyagulanyi.

Le 20 février, le parti au pouvoir en Ouganda a annoncé avoir approuvé la candidature du président Yoweri Museveni pour la présidentielle de 2021, lors de laquelle il briguera un sixième mandat.

L'ex-président de la Cour suprême du Nigeria jugé coupable de corruption

Le président Muhammadu Buhari inaugure le nouvel immeuble de l'Agence de lutte contre la corruption et les crimes financiers (EFCC) à Abuja, 15 mai 2018. (Twitter/EFCC Nigeria)

L'ancien président de la Cour suprême du Nigeria a été reconnu coupable jeudi de corruption et condamné à dix ans de suspension par le Tribunal du code de conduite (CCT), dans un procès aux motivations politiques, selon l'opposition.

Walter Onnoghen, qui était le plus haut magistrat du pays, avait été suspendu de ses fonctions environ un mois avant les élections présidentielle et législatives du 23 février, par le président Muhammadu Buhari.

Une décision qui avait provoqué la colère de l'opposition et du monde de la justice, qui avaient dénoncé une dérive autoritaire et un "coup d'Etat contre l'appareil judiciaire" - la révocation du président de la Cour suprême nécessitant selon la loi un vote avec une majorité des deux tiers au Sénat.

Walter Onnoghen avait plaidé non coupable des six chefs d'accusation qui pèsent contre lui, notamment pour des affaires de fraude et de corruption.

"L'accusé a clairement enfreint le Code de conduite des fonctionnaires et il est donc reconnu coupable et il lui est interdit d'exercer des fonctions publiques pendant 10 ans", a déclaré Danladi Umar, président du tribunal de déontologie du pays, le Tribunal du Code de conduite, qui statue sur les affaires impliquant des agents publics.

Le juge a également ordonné que l'argent découvert sur des comptes bancaires de M. Onnoghen, en devises étrangères et non déclarés, soit confisqué par le gouvernement.

Walter Onnoghen avait démissionné de la présidence de la Cour suprême plus tôt dans le mois.

Muhammadu Buhari avait été élu en 2015 sur la promesse d'éradiquer la corruption, ce "cancer" qui gangrène le premier producteur de pétrole du continent africain.

Il avait fait part de sa frustration, après que la Cour suprême eut invalidé des condamnations pour corruption, dont certaines concernaient des hommes politiques de l'opposition.

Mais la Cour suprême est aussi l'organe judiciaire chargé de trancher les éventuels litige électoraux, et M. Buhari avait placé à sa tête, en remplacement de Walter Onnoghen, un homme du nord du Nigeria, son fief.

Les détracteurs du chef de l'Etat voient dans les accusations contre M. Onnoghen une chasse aux sorcières menée contre les opposants du parti au pouvoir et de Muhamadu Buhari, réélu en février pour un second mandat.

Son adversaire malheureux, Atiku Abubakar, avait dénoncé une "parodie d'élection".

Deuil national décrété après un naufrage en RDC

Le président de la RDC, Felix Tshisekedi, arrive le 16 avril 2019 dans un centre de traitement Ebola de l'hôpital général de Beni.

Treize personnes sont mortes et 114 sont portées disparues après le naufrage d'une embarcation sur le lac Kivu dans l'est de la RDC où le président Félix Tshisekedi a décrété une journée de deuil national, a indiqué jeudi la présidence.

"Le président de la République a décrété un jour de deuil national (vendredi) à la suite du naufrage d'un bateau" dont le bilan est de 13 morts et de "114 personnes qui manquent à l'appel", indique la présidence congolaise dans un communiqué.

Le président Tshisekedi a fait cette annonce dans la région du Kivu où il se trouve depuis dimanche. Le chef de l’État a aussi décidé du port obligatoire de bouées de sauvetage par des passagers voyageant sur le lac Kivu.

Mardi, la présidence congolaise avait avancé dans un tweet le chiffre de "150 disparus", repris par des grands médias et le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres, qui a proposé son aide à la RDC, avait évoqué de "nombreux disparus".

Ce bateau avait embarqué dans la nuit de lundi à mardi "49 adultes et sept enfants", selon le "manifeste" (liste des passagers) établi par le commissaire fluvial de Kalehe, consulté par l'AFP. Cette liste omet souvent des passagers clandestins.

En RDC, les naufrages se soldent souvent par des bilans très lourds en raison de la surcharge et de la vétusté des embarcations, de l'absence de gilets de sauvetage à bord et du fait que beaucoup de passagers ne savent pas nager.

L'émissaire de l'ONU en Libye met en garde contre un "embrasement" généralisé

Le nouvel émissaire de l'ONU pour la Libye, Ghassan Salamé, à gauche, lors d’une conférence de presse aux côtés du Premier ministre du gouvernement libyen de l’accord national (GNA) Fayej Seraj, et ministre des affaires étrangères Taher Siala à Tripoli, L

L'émissaire de l'ONU en Libye, Ghassan Salamé, a mis en garde jeudi contre un "embrasement généralisé" en Libye après le lancement par le maréchal Khalifa Haftar d'une offensive sur Tripoli, "encouragée" selon lui par les divisions internationales.

Dans un entretien exclusif à l'AFP à Tripoli, M. Salamé a également estimé que l'offensive lancée le 4 avril par l'Armée nationale libyenne (ANL, autoproclamée) contre la capitale, siège du gouvernement d'union nationale (GNA) reconnu par la communauté internationale, avait abouti à une "impasse militaire".

A la demande de la présidence allemande, le Conseil de sécurité de l'ONU doit tenir une nouvelle réunion à huis clos ce jeudi à 19H00 GMT pour étudier "le chemin à suivre" en Libye, après qu'un projet de résolution soumis par Londres et réclamant un cessez-le-feu n'a pas recueilli le consensus nécessaire, selon des diplomates.

Depuis la chute en 2011 du régime du dictateur Mouammar Kadhafi après une révolte populaire, la Libye est plongée dans le chaos avec de nombreuses milices qui font la loi et une lutte de pouvoir entre le GNA de Fayez al-Sarraj, à Tripoli, et l'ANL de M. Haftar, l'homme fort de l'est libyen.

La reprise des hostilités entre l'ANL et le GNA risque de plonger le pays dans la guerre civile. Depuis plusieurs jours, l'ANL, même si elle annonce des percées, piétine au sud de la capitale, les lignes de front se situant entre 12 et 50 km de Tripoli.

M. Salamé a indiqué qu'il allait rappeler au Conseil de sécurité jeudi qu'il y avait "une possibilité d'embrasement généralisé". Les pays membres "doivent être beaucoup plus actifs et beaucoup plus unis afin d'endiguer un tel embrasement généralisé".

"Après les tout premiers succès de l'ANL (...), nous observons (aujourd'hui) une impasse militaire", a-t-il dit.

"Divisions internationales"

Selon lui, des "divisions internationales existaient avant l'attaque" et elles ont "encouragé" le maréchal Haftar à se lancer à la conquête de Tripoli.

Depuis le 4 avril, au moins 205 personnes ont été tuées et 913 blessées, selon un dernier bilan de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

L'OMS a indiqué que les équipes médicales et les chirurgiens qu'elle a mobilisés continuaient d'intervenir dans des hôpitaux de campagne installés sur les lignes de front, au sud de Tripoli.

L'Organisation internationale pour les migrations (OIM) a elle fait état mercredi de 25.000 déplacés, dont plus de 4.500 en 24 heures, "la plus forte augmentation de déplacements en un jour".

Mercredi, le département des Affaires humanitaires de l'ONU a annoncé le déblocage de deux millions de dollars pour une aide humanitaire d'urgence à destination des civils pris au piège dans les combats "incluant les réfugiés et les migrants vulnérables".

"Irréconciliables"

Jusqu'à présent, le maréchal Haftar ne veut pas entendre parler d'un cessez-le-feu. Et Fayez al-Sarraj refuse tout processus politique en l'absence d'un cessez-le-feu et d'un retrait sur les lignes d'avant le début de l'offensive. "Des positions irréconciliables", selon un diplomate.

Avec le risque d'enlisement dans ce pays pétrolier en proie au chaos, les belligérants vont chercher à se réarmer auprès de leurs soutiens, en dépit de l'embargo sur les armes décrété par l'ONU pour la Libye, craignent des diplomates.

L'ANL veut légitimer son offensive en la présentant comme une guerre contre le "terrorisme". Le GNA a accusé en retour le maréchal Haftar de vouloir "vendre son agression" à la communauté internationale.

Dans une déclaration à la BBC plus tôt cette semaine, M. Salamé avait estimé que l'offensive de Khalifa Haftar "ressemblait davantage à un coup d'Etat qu'à une lutte antiterroriste".

Bissau: vers un retour du chef du PAIGC comme Premier ministre

Les éléphants errent dans les plaines du district de Chobe, en Ouganda, le 19 septembre 2018.

Les nouveaux députés de Guinée-Bissau élus le 10 mars se réunissaient jeudi pour la première fois pour prêter serment, avant la désignation d'un Premier ministre par la formation victorieuse, le PAIGC, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Ce petit pays lusophone d'Afrique de l'Ouest traverse une crise politique depuis le limogeage en août 2015 par le président José Mario Vaz de son Premier ministre Domingos Simoes Pereira, chef du PAIGC (Parti africain pour l'indépendance de la Guinée et du Cap-Vert), dont M. Vaz est également issu.

Le PAIGC, formation qui a conduit le pays à l'indépendance, a remporté une majorité relative de 47 sièges sur 102. Il a ensuite signé un accord avec trois formations totalisant sept sièges, qui lui garantit une majorité pour former le prochain gouvernement, dans ce pays à régime parlementaire.

Le Madem G-15, formé par 15 députés frondeurs du PAIGC, qu'ils ont amputé de sa majorité absolue dans l'Assemblée sortante, et le Parti pour la rénovation sociale (PRS) se partagent les sièges restants, respectivement 27 et 21.

Les 102 nouveaux députés prêtaient serment jeudi dans un hôtel en périphérie de la capitale, Bissau, en raison de travaux de réfection au siège de l'Assemblée nationale, selon les mêmes sources.

La cérémonie se tenait en présence de diplomates étrangers et du président de la Commission de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao), médiatrice dans la crise, Jean-Claude Kassi Brou.

Les députés doivent au cours de cette séance élire le président de l'Assemblée nationale, poste pour lequel le PAIGC a proposé de renouveler pour cinq ans le sortant Cipriano Cassama.

A la fin de la séance, le nouveau président de l'Assemblée nationale enverra au chef de l'Etat le nom du Premier ministre désigné par la majorité parlementaire, selon les textes en vigueur.

Lors d'une réunion lundi, le PAIGC a proposé M. Pereira pour diriger le nouveau gouvernement.

M. Vaz doit dans les 48 heures confirmer ce choix en nommant un nouveau Premier ministre par décret présidentiel, ou demander à la majorité de lui proposer un autre chef de gouvernement.

Une nouvelle cohabitation risque donc de s'installer entre MM. Vaz et Pereira, alors qu'une élection présidentielle doit se tenir dans les prochains mois.

Voir plus

XS
SM
MD
LG