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Une épidémie d’Ebola déclarée dans le Nord-Kivu en RDC


Des travailleurs de la santé avec un équipement de protection contre Ebola dans un centre de traitement à Bikoro, RDC, 13 mai 2018.

Les autorités congolaises ont confirmé une nouvelle épidémie d’Ebola dans la province du Nord-Kivu où plusieurs personnes ont été affectées avec des cas de décès.

Le "virus Ebola (est) confirmé en province du Nord-Kivu, territoire de Beni, agglomération de Mangina", a écrit le gouverneur du Nord-Kivu, Julien Paluku, sur son compte Twitter.

"Le ministère de la Santé vient de l’annoncer après confirmation des analyses à l’INRB (Institut national des recherches biomédicales)", précise M. Paluku en appelant au calme et à la prudence.

>> Lire aussi : Après Ebola, une "fièvre" touche l'est de la RDC

L’épidémie a éclaté à peine une semaine après celle qui a frappé l‘ouest du pays, dans la province de l’Equateur.

"A ce stade, rien n'indique que ces deux épidémies, séparées de plus de 2.500 km, soient liées", écrit dans un communiqué le ministre, le docteur Oly Ilunga Kalenga, au sujet de la fièvre hémorragique qui menace désormais l'est du pays. La précédente épidémie avait touché le nord-ouest.

Dans un communiqué lundi soir, le ministère de la Santé évoquait "25 cas de fièvre" dans la région de Béni (Nord Kivu), sans évoquer de décès.

"Des échantillons ont été prélevés et sont en cours d'envoi vers Kinshasa pour être analysés par l'Institut national de recherche biomédicale", précise le ministère dans son communiqué.

"Une équipe d'investigation de la Direction générale de lutte contre la maladie (DGLM), composée de trois experts, dont deux épidémiologistes et un biologiste, arrivera à Béni dès ce mardi 31 juillet 2018", ajoute le communiqué.

"Le ministère invite la population dans les zones concernées à rester calme, vigilante et à respecter les mesures d'hygiène, en particulier le lavage régulier des mains", conclut le communiqué.

Un médecin sur place a parlé de "15 décès sur 26 cas": "Les malades viennent avec des vomissements, des selles liquides, des hémorragies nasales et des vomissements de sang. Nous n'avons pas d'intrants pour les soigner et le personnel est exposé à la contamination", a déclaré à l'AFP le docteur Alain Musondolya en poste dans la commune rurale de Mangina, à 30 km au sud-ouest de Béni.

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