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Vague de protestations après l’arrestation d’un journaliste burundais à Bujumbura


Des femmes pleurent au deuil d'un homme tué au Burundi, le 22 juillet 2015.

Des femmes pleurent au deuil d'un homme tué au Burundi, le 22 juillet 2015.

Pour Reporters sans Frontières, l’arrestation d’Esdras Ndikumana, correspondant de l'AFP et de RFI au Burundi, constitue une "odieuse agression".

Le journaliste a été arrêté dimanche après l'assassinat à Bujumbura du bras droit du président Pierre Nkurunziza.

Les forces de sécurité gouvernementales l’ont roué de coups alors qu'il prenait des photos sur les lieux de l'attaque à la roquette contre le général Adolphe Nshimirimana, un proche du chef de l'Etat.

Retenu deux heures dans leurs locaux, il a rapporté avoir été violemment frappé au dos, aux jambes et sur la plante des pieds, avant d'être relâché et hospitalisé, selon l’AFP.

La directrice de l'Information de l'AFP Michèle Léridon s'était déclarée dès dimanche "très choquée" par cette agression. "Nous allons demander des explications aux autorités du Burundi ainsi que l'assurance qu'un tel incident ne puisse se reproduire. Notre correspondant doit pouvoir continuer à exercer sa mission d'information en toute sécurité", avait-elle ajouté.

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