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Nouveau massacre à Beni : au moins six personnes tuées malgré les protestations


Une manifestation contre l'assassinat du Col. Mamadou Ndala, le 03 janvier 2013

Une manifestation contre l'assassinat du Col. Mamadou Ndala, le 03 janvier 2013

Les habitants de Beni, dans l’est de la RDC, ont manifesté mardi matin pour protester contre ce nouveau massacre, interrompant brièvement la "ville morte illimitée" appelée par la société civile.

"La manifestation n’a pas duré très longtemps car la police a tiré en l’air pour la disperser", a déclaré à VOA Afrique Didey Miseke, journaliste d’une radio locale.

La foule s’est mise en colère quand elle a appris que les corps de six personnes tuées la nuit précédente, étaient apportés à la morgue au matin.

Les six personnes ont été abattues à Kalongo, un quartier situé près de l’aéroport de Mavivi, par un groupe d’hommes en uniforme militaire armés de machettes et autres armes blanches.

Kizito Bin Hang de l’Association africaine de défense des droits de l’homme (Asadho), a indiqué que l’attaque correspond au mode opératoire du mouvement rebelle ougandais des Forces démocratiques alliées (ADF).

L'administrateur du territoire de Beni, Amisi Kalonda, a lui aussi attribué l’attaque aux ADF. Selon lui, l’armée est intervenue lundi soir et a pourchassé les assaillants qui sont rentrés dans la forêt.

La société civile dénonce l’insuffisance d’actions contre les massacres répétés dans la région de Beni.

Selon M. Hang, la société civile exige aussi que les autorités changent le commandement de l’offensive de l’armée à Beni.

La mission des Nations unies au Congo (Monusco) avait aussi formulé presque les mêmes exigences, accusant les officiers à la tête de l’offensive de l’armée congolaise dans la région de graves crimes.

Le gouvernement n’a pas cédé et depuis, l’armée congolaise mène seule l’offensive contre les groupes armés.

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