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Nigeria: les élections présidentielle et parlementaire reportées au 28 mars


Un homme brandit une affiche de campagne du président nigerian Goodluck Jonathan à Lagos, Nigeria, le 3 février 2015.

Un homme brandit une affiche de campagne du président nigerian Goodluck Jonathan à Lagos, Nigeria, le 3 février 2015.

Les élections présidentielle et parlementaire au Nigeria, qui devaient se tenir le 14 février, ont été reprogrammées au 28 mars, soit un report de six semaines, a annoncé tard samedi soir la commission électorale à Abuja.

Le président de la Commission électorale nationale indépendante (INEC), Attahiru Jega, a expliqué devant la presse avoir donné suite à une demande des responsables de la sécurité, qui ont jugé "déraisonnable" de maintenir la date des scrutins au 14 février alors que les forces de défense ne seraient pas disponibles pour assurer la sécurité du vote sur l'ensemble du territoire.

Les troupes seront engagées dans des opérations militaires contre le groupe islamiste armé Boko Haram, qui mène depuis six ans des attaques et enlèvements sanglants dans le nord-est du pays.

Le conseiller national à la sécurité du Nigeria, Sambo Dasuki, a demandé un report des élections "de six semaines au moins".

"Il y a un certain nombre de questions qui sont cruciales pour les élections, comme la sécurité qui n'est pas sous le contrôle de l'INEC", a affirmé M. Jega à l'issue de plusieurs rencontres à huis clos avec la classe politique, la société civile et les membres de l'organe électoral.

"Si la sécurité du personnel, des électeurs, des observateurs électoraux et du matériel électoral ne peut pas être garantie, la vie d'innocents jeunes hommes et femmes ainsi que la perspective d'élections libres, justes et crédibles seraient grandement compromises", a-t-il affirmé.

"Par conséquent, la commission a décidé de reporter les élections présidentielle, législatives et sénatoriales au 28 mars", a-t-il déclaré.

Les élections des gouverneurs ont également été repoussées de six semaines, au 11 avril.

Attahiru Jega a assuré que la commission électorale demeurait engagée à organiser "des élections libres, transparentes et crédibles". Il a invité les responsables de la sécurité "à tenir leur promesses et engagements pris envers l'INEC".


VOA/AFP

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