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Le président turc accueille son allié saoudien à bras ouverts


Le président turc Recep Tayyip Erdogan donne un discours à Ankara le 16 mars 2016.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan donne un discours à Ankara le 16 mars 2016.

Le roi Salmane d'Arabie saoudite est arrivé à Ankara pour continuer les discussions avec le président turc Recep Tayyip Erdogan sur la guerre en Syrie et la lutte contre le groupe Etat islamique.

Le président turc a accueilli son principal allié dans la crise syrienne, pour des entretiens bilatéraux puis un sommet de l'Organisation de la coopération islamique (OCI).

Geste exceptionnel, l'homme fort de Turquie s'est lui-même déplacé à l'aéroport d'Ankara pour accueillir le souverain saoudien, qu'il a salué par une accolade au pied de la passerelle de son avion, et son immense délégation.

Les deux dirigeants doivent s'entretenir mardi dans le complexe présidentiel turc, avec à leur menu la guerre en Syrie et la lutte contre le groupe Etat islamique (EI).

La délégation saoudienne, forte de plus de 300 personnes, a élu domicile dans un palace de la capitale turque dont une large partie a été "privatisée" pour l'occasion, a rapporté la presse locale.

Des vitres blindées y ont été installées dans la suite de 450 m2 réservée au roi Salmane, ont précisé les médias turcs, ajoutant que quelque 500 voitures de luxe avaient été réservées pour ses déplacements à Ankara et Istanbul.

La Turquie et l'Arabie saoudite, toutes deux hostiles au président syrien Bachar al-Assad et à ses deux principaux soutiens, l'Iran et la Russie, sont devenues ces derniers mois de proches alliés.

Quatre chasseurs F-15 saoudiens sont déployés depuis février sur la base d'Incirlik, dans le sud de la Turquie, pour participer à la campagne de frappes aériennes contre l'EI en Syrie et en Irak.

L'Arabie saoudite faisait déjà partie de la coalition internationale antijihadiste dirigée par les Etats-Unis mais elle avait détourné son attention de cette mission au cours des derniers mois afin de se consacrer à la guerre chez son voisin yéménite.

Les pays musulmans ont ouvert dimanche à Istanbul, frappé depuis le début de l'année par deux attentats-suicides attribués à l'EI, leur rencontre annuelle, qui doit être dominée par le terrorisme et la question palestinienne.

La conférence se déroule sous haute sécurité dans le centre d'Istanbul. Les Etats-Unis ont d'ailleurs mis en garde ce week-end contre des "menaces crédibles" d'attentats à Istanbul et dans la station balnéaire d'Antalya (sud).

Cette 13e conférence annuelle des 57 pays membres de l'OCI s'est ouverte par une rencontre de hauts responsables. Une réunion des ministres des Affaires étrangères est prévue mardi et mercredi. Puis une trentaine de chefs d'Etat et de gouvernement participeront jeudi et vendredi au sommet que présidera le chef de l'Etat turc.

Le sommet doit adopter une résolution sur le conflit palestinien et soutiendra les efforts internationaux de relance d'un "processus politique collectif".

Avec AFP

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