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Le FONAC exige la libération de deux leaders de l’opposition au Tchad


Les responsables du FONAC, Saleh Kebzabo (D) et Ahmat Mahamat Al-Habo (G) lors d'une conférence de presse à N'Djamena, Tchad, 10 août 2016. VOA/André Kodmadjingar

Les responsables du FONAC, Saleh Kebzabo (D) et Ahmat Mahamat Al-Habo (G) lors d'une conférence de presse à N'Djamena, Tchad, 10 août 2016. VOA/André Kodmadjingar

L'opposition a demandé la libération de ses chefs de file arrêtés par la police lors d'un rassemblement interdit par le ministère de la sécurité publique.

Le Front de l'opposition nationale pour l'alternance et le changement (Fonac) exige dans un communiqué "la libération immédiate et inconditionnelle des personnes arrêtées et détenues sans fondement, notamment Mahamat Bahr Béchir et Gapili Gondebné", deux présidents de partis d'opposition.

Une trentaine de personnes ont été arrêtées jeudi, selon le coordonnateur du Fonac Saleh Kebzabo, alors que la police a parlé d'une dizaine d'interpellations.

Le ministre de la Sécurité publique avait interdit un meeting de l'opposition prévu jeudi dans un stade.

Les opposants se sont repliés vers le siège de l'UNDR, le parti de M. Kebzabo, avant d'organiser une "mini-parade" dans les rues de N'Djamena vers le stade quadrillé par les forces de sécurité.

"Après 15 minutes, des forces de l'ordre nous ont attaqué avec des jets de gaz lacrymogènes dans la rue, puis le cortège s'est dispersé", avait témoigné jeudi M. Kebzabo, précisant que ces gaz avaient aussi visé une voiture à bord de laquelle se trouvaient trois de ses enfants.

Dans son communiqué, le Fonac "dénonce le comportement démesuré des agents des forces de sécurité et l'usage inapproprié et sans professionnalisme de gaz lacrymogène".

L'opposition se dresse contre le gouvernement et sa gestion de la crise sociale liée à la chute des prix du pétrole, et contre le régime du président Idriss Déby, au pouvoir depuis 1990.

Elle a par ailleurs dénoncé des fraudes dans la réélection en avril dernier pour un cinquième mandat de M. Déby, avec officiellement près de 60% des voix contre 12% à M. Kebzabo.

Avec AFP

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