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Toujours pas de rentrée scolaire au Tchad


La date prévue pour la rentrée académique est dépassée de deux mois mais les étudiants n’ont toujours pas repris le chemin des universités et autres institutions d’enseignement supérieur au Tchad.

Les établissements d’enseignements publics sont restés toujours fermés suite à la grève lancée par la plateforme de revendication syndicale.

Les 1ères victimes de ce débrayage sont les élèves et étudiants qui ne regagnent pas les classes et les amphis. Au lycée Félix Eboué les responsables nous ont confirmé que les inscriptions sont suspendues. Car les parents n’ont pas gagné et donc il est difficile pour eux d’inscrire leurs progénitures.

Au Lycée d’Enseignement Technique les portes de l’administration et des salles de classes sont hermétiquement fermées. Cette situation ouvre la voie aux rumeurs qui circulent selon lesquelles, l’année scolaire et académique 2016 - 2017 seront blanchies si les cours ne reprennent pas d’ici mi-novembre. Le secrétaire général du ministère de l’éducation nationale Laurent Dihoulné réfute cette allégation.

Une salle de classe vide au Lycée Félix Eboué, à N’Djamena, Tchad, 3 novembre 2016. VOA/ André Kodmadjingar

Une salle de classe vide au Lycée Félix Eboué, à N’Djamena, Tchad, 3 novembre 2016. VOA/ André Kodmadjingar

"Notre souci aujourd’hui est de sauver la rentrée scolaire. Nous ne parlons pas encore en termes de l’année scolaire mais (nous voulons, Ndlr) que les cours puissent reprendre sur l’ensemble du territoire national. C’est à partir des progressions qu’on peut évaluer et parler de l’année scolaire. Nous avons des stratégies que nous avons adoptées. Nous attendons que les partenaires lèvent leur mort d’ordre de grève pour que nous puissions voir ensemble ce qu’il faut faire pour rattraper les heures perdues", indique M. Dihoulné

Pour Jérémie Guirayo, président du Syndicat national des enseignants et chercheurs du supérieur membre de la plateforme de revendication syndicale, même si l’année scolaire est sauvée, il n’en demeure pas moins vrai de sauver l’année académique.

Toutefois M. Dihoulné Laurent secrétaire général du ministère de l’éducation nationale se dit optimiste quant à la reprise des activités scolaire. Il demande par ailleurs aux syndicalistes d’entendre raison et de revenir à des meilleurs sentiments.

Reportage d’André Kodmadjingar à N’Djamena.

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