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Idriss Déby interrompt son voyage à Marrakech en raison des tensions au Tchad


Le président tchadien et président en exercice de l'Union africaine (UA) Idriss Deby Itno, 20 août 2016.

Le président tchadien et président en exercice de l'Union africaine (UA) Idriss Deby Itno, 20 août 2016.

Le président tchadien et président en exercice de l'Union africaine (UA) a quitté plutôt que prévu les assises de la COP22 à Marrakech en raison des tensions qui prévalent dans son pays.

Idriss Déby Itno est rentré à N'Djamena, rapporte le site de l'hebdomadaire marocain Telquel.

Des observateurs font un lien entre ce retour et la situation tendue au Tchad où l'opposition a convoqué pour jeudi une réunion publique ainsi qu'une journée ville morte pour le 22 novembre.

Le ministre de la Sécurité publique a annoncé mercredi que ce meeting du Front de l'opposition nationale pour l'alternance et le changement (Fonac) était "strictement interdit".

Il s'agit du même scénario déjà vu début août : la répression d'une manifestation interdite s'était soldée par la mort d'un jeune homme, à la veille de l'investiture du président Déby pour un cinquième mandat.

L'opposition dénonce tout autant la situation sociale que le régime de fer d'Idriss Déby, dont elle qualifie la réélection en avril dernier de "hold-up électoral".

Le gouvernement tchadien doit par ailleurs faire face jeudi à une motion de censure à l'Assemblée pour sa gestion de la crise économique et financière dans ce pays pauvre d'environ 12 millions d'habitants frappé par la crise pétrolière.

Face à cette crise, le gouvernement a mis en œuvre en septembre 16 mesures d'austérité.

Des tensions se font également sentir à Miandoum, dans une zone pétrolière du sud du pays, où un conflit foncier a fait en début de semaine sept morts et une soixantaine de blessés, a appris l'AFP auprès du député de la région, Ngarlejy Yorongar.

Des éleveurs sont venus s'installer sur le terrain d'un habitant de Miandoum, a indiqué le député.

Informé par le maire, le sous-préfet est intervenu, "ce qui a suscité la colère de la population qui a vandalisé la maison du maire".

Selon le député, "des jeunes se sont retirés dans la brousse. Le sous-préfet a fait appel aux gendarmes qui ont tiré, faisant sept morts et une soixantaine de blessé". Les sources locales confirment le bilan des morts.

Avec AFP

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