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Hillary Clinton reprend la route, de plus en plus confiante


Hillary Clinton et Donald Trump, avec le cardinal de New York Timothy Dolan, lors d'un dîner caritatif de gala organisée par la fondation Alfred E. Smith dans le Waldorf Astoria à Manhattan, New York, jeudi 20 octobre 2016.

Hillary Clinton et Donald Trump, avec le cardinal de New York Timothy Dolan, lors d'un dîner caritatif de gala organisée par la fondation Alfred E. Smith dans le Waldorf Astoria à Manhattan, New York, jeudi 20 octobre 2016.

Hillary Clinton a repris la route vendredi pour son premier meeting depuis une semaine, de plus en plus confiante d'entrer dans l'Histoire le 8 novembre, en devenant la première présidente des Etats-Unis. Son rival Donald Trump battait, lui, campagne vendredi en Caroline du Nord et en Pennsylvanie.

Après un dîner caritatif de gala jeudi soir à New York, où elle a retrouvé sans plaisir Donald Trump pour un échange imposé de plaisanteries, la démocrate était attendue vendredi après-midi dans l'Ohio (nord), un des Etats-clés où se jouera l'élection. Elle y est au coude à coude avec Donald Trump dans les derniers sondages, alors que jamais aucun républicain n'a gagné la Maison Blanche sans l'Ohio, dans l'histoire récente.

A deux semaines et demie de l'élection, tous les indicateurs semblent au vert pour l'ancienne secrétaire d'Etat de Barack Obama, candidate pourtant très impopulaire.

Elle a dominé le troisième débat présidentiel mercredi, où Donald Trump, encore plus impopulaire qu'elle, a choqué même son propre camp en refusant de s'engager à reconnaître le résultat de l'élection présidentielle: un fait sans précédent dans les annales politiques américaines.

La moyenne des derniers sondages au niveau national donne à Mme Clinton une avance confortable de 6 points, à 45,2% des intentions de vote contre 39,2% pour Donald Trump et 6,4% pour le candidat libertarien Gary Johnson.

Et elle est en tête dans 10 des 13 Etats-clés du scrutin, notamment en Floride, Pennsylvanie, Michigan et Caroline du Nord, Etats sans lesquels une victoire de Donald Trump semble impossible.

Le New York Times lui donne désormais 93% de chances de l'emporter, contre 7% à Donald Trump. Le site spécialisé Five Thirty Eight est à 83,7% contre 16,2%, une hausse spectaculaire depuis trois semaines, quand il estimait les chances de Mme Clinton, affaiblie par une pneumonie, à 54,6%, et celles de Donald Trump à 45,4%.

Le camp Clinton espère désormais une victoire massive le 8 novembre, caressant aussi l'espoir de reprendre le Sénat actuellement dominé par les républicains.

- Mobilisation générale -

Et tous les poids lourds du parti sont mobilisés sur le terrain.

Vendredi, l'ancien président Bill Clinton devait ainsi entamer un voyage en bus de deux jours en Floride.

Jeudi, Barack Obama avait aussi fait le déplacement dans cet Etat du sud-est, où il a accusé Donald Trump de "saper" la démocratie en menaçant de ne pas reconnaître le résultat de l'élection s'il perd. Michelle Obama avait été dépêchée dans l'Arizona (sud-ouest), Etat traditionnellement républicain, mais où Mme Clinton est désormais en tête.

Le vice-président Joe Biden faisait lui campagne dans le New Hampshire (nord-est) et le colistier de Mme Clinton Tim Kaine battait le rappel en Caroline du Nord (est).

Mme Clinton qui depuis début août a tenu presque trois fois moins de meetings que Trump, doit ensuite retrouver Tim Kaine samedi en Pennsylvanie (est). Barack Obama fera campagne pour elle à Las Vegas, et Mme Clinton est attendue lundi dans le New Hampshire (nord-est) avec la sénatrice Elizabeth Warren.

Donald Trump, qui depuis plusieurs jours dénonce une élection qui sera selon lui "truquée" - d'où son refus de s'engager à en reconnaître le résultat sauf s'il gagne - faisait pour sa part campagne vendredi en Caroline du Nord et en Pennsylvanie.

Il apparaît de plus en plus seul. En public, il ne peut plus guère compter que sur le soutien public de son équipe et de l'ancien maire de New York Rudy Giuliani. Même le gouverneur du New Jersey Chris Christie, pourtant chargé d'organiser la transition de Donald Trump s'il l'emporte, a semblé prendre ses distances ces derniers jours, refusant de répondre à une journaliste lui demandant s'il était fier de la campagne Trump.

Le directeur politique national de la campagne Trump, Jim Murphy, a aussi annoncé jeudi soir qu'il "prenait du recul" par rapport à la campagne, selon le site Politico.

Pour autant, Donald Trump continue à affirmer à ses supporteurs toujours aussi enthousiastes dans ses meetings qu'il va "largement" gagner.

Avec AFP

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