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Débat présidentiel : Trump joue son va-tout, Clinton creuse l’écart


Les derniers préparatifs vont bon train pour le troisième et dernier débat présidentiel mercredi soir entre le candidat républicain Donald Trump et la candidate démocrate Hillary Clinton, au Thomas & Mack Center de l'Université du Nevada, Las Vegas.

Les derniers préparatifs vont bon train pour le troisième et dernier débat présidentiel mercredi soir entre le candidat républicain Donald Trump et la candidate démocrate Hillary Clinton, au Thomas & Mack Center de l'Université du Nevada, Las Vegas.

Donald Trump et Hillary Clinton se retrouvent mercredi soir pour leur troisième et dernier débat présidentiel, le républicain jouant probablement son va-tout alors que son adversaire a creusé l'écart dans les sondages à 20 jours de l'élection.

Trump y arrive affaibli et sur la défensive, après avoir été accusé par plus d'une demi-douzaine de femmes d'attouchements et baisers forcés. Des mensonges, selon lui. Mais ces témoignages sont venus s'ajouter à la diffusion d'un enregistrement désastreux, dans lequel il se vantait en 2005 de pouvoir, en tant que star, faire tout ce qu'il voulait à une femme.

Dans ce climat nauséabond, le site d'informations Breitbart, dont le patron Steve Bannon est actuellement le directeur général de la campagne Trump, a de son côté publié mercredi le témoignage vidéo d'une ancienne journaliste de l'Arkansas, Leslie Millwee, affirmant avoir été victime d'attouchements par Bill Clinton en 1980, quand il était gouverneur de cet Etat du sud.

Sans se prononcer sur ces "allégations", le porte-parole de Mme Clinton Brian Fallon a indiqué qu'il ne "serait pas surpris" que Donald Trump cherche à en parler lors du débat ou dans les prochains jours. Il a dénoncé une "stratégie de la terre brûlée". "S'il a cette stratégie ce soir au débat, ce sera sa perte", a-t-il prédit.

Hillary Clinton arrive au débat dopée par les sondages, à 46,3% des intentions de vote contre 39% pour M. Trump, selon la moyenne des dernières enquêtes d'opinion au niveau national. Elle est aussi confortablement en tête dans la plupart des Etats-clés où se jouera l'élection.

La candidate démocrate ne s'en est pas moins minutieusement préparée au débat de 90 minutes, organisé à l'université du Nevada à Las Vegas. Il sera regardé par des dizaines de millions d'Américains.

Ses stratèges estiment en effet que les deux premiers ont eu un impact déterminant.

C'est après le premier, le 26 septembre, que Trump a commencé à dévisser dans les sondages, après avoir par son attitude confirmé son tempérament imprévisible et sa connaissance approximative des dossiers.

Il affirme désormais ne plus croire ces sondages.

Sa directrice de campagne Kellyanne Conway a eu un conseil pour lui mercredi : "rester concentré". Et elle a renouvelé ses attaques contre Hillary Clinton, une "menteuse reconnue. Elle a menti au Congrès, elle a menti au FBI, elle a menti aux familles de Benghazi. Elle ment et c'est toujours pour un gain politique", a-t-elle déclaré sur MSNBC, dénonçant aussi la "collusion" entre la campagne Clinton et une partie de la presse américaine.

- Pas de poignée de main -

Signe de la tension entre les deux camps, Mme Clinton a demandé à ce que soit modifiée l'entrée des familles dans la salle, pour éviter qu'elles ne se croisent, a implicitement confirmé son porte-parole. Il n'y aurait ainsi pas de poignée de main mercredi soir entre Bill Clinton et Melania Trump.

Trump a à peine allégé son emploi du temps pour se préparer au débat, tenant encore deux meetings mardi dans le Colorado. Il y a vertement critiqué Hillary Clinton, "la personne la plus corrompue à s'être jamais présentée à la présidence". Et il a continué à dénoncer une élection qui selon lui sera truquée.

Le débat qui commence à 18h locales (01hTU jeudi) est modéré par le journaliste de Fox News Chris Wallace, organisé en six séquences de 15 minutes, consacrées notamment à l'économie, l'immigration et la politique étrangère.

La mère d'un informaticien tué lors de l'assaut de Benghazi (Libye), Patricia Smith, très critique d'Hillary Clinton, a été invitée par le camp Trump à y assister, tout comme le demi-frère républicain de Barack Obama, Malik.

Lors du deuxième débat, pour tenter de déstabiliser Mme Clinton, Donald Trump avait déjà invité trois femmes ayant dans le passé accusé Bill Clinton d'agression sexuelle.

La publication par WikiLeaks de messages piratés du compte Gmail du président de l'équipe de campagne Clinton, John Podesta, devrait aussi susciter des questions au débat.

Mais le sénateur républicain Marco Rubio a eu un conseil mercredi pour son camp: n'en parlez pas. "Ces fuites sont un effort par un gouvernement étranger pour interférer avec notre processus électoral, et je ne lui ferai pas ce plaisir (...) Aujourd'hui ce sont les démocrates, demain cela peut-être nous", a-t-il prévenu dans un communiqué.

Avec AFP

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