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Burkina Faso : l'armée fait des propositions pour la charte de la transition


Regard vers le bas, le lieutenant-colonel Isaac Zida parle au cours d'une conférence de presse tenue le 3 novembre 2014 à Ouagadougou, Burkina Faso.

Regard vers le bas, le lieutenant-colonel Isaac Zida parle au cours d'une conférence de presse tenue le 3 novembre 2014 à Ouagadougou, Burkina Faso.

La charte est élaborée par une commission réunissant depuis jeudi des représentants de l'opposition, de la société civile, des chefs religieux et traditionnels.

Un responsable associatif qui a requis l'anonymat a confirmé que l’armée a envoyé propositions aux travaux de l'élaboration de ladite charte. « Il y a des choses discutables… Comme les modalités de la transition doivent être acceptées par tous, il faut en discuter", a dit la source citée par l’AFP.

La société civile et les partis de l’opposition contestent l’autorité du Zida qui a pris les commandes du après avoir été désigné par de hauts gradés. Zida est donc l’homme fort du Burkina Faso la démission le 31 octobre du président Blaise Compaoré, chassé par la rue après 27 ans de pouvoir.

L'armée, l'opposition, la société civile, les chefs religieux et traditionnels, ainsi que le camp Compaoré, ont convenu mercredi que la transition serait dirigée par une personnalité civile de "consensus" et durerait un an. Des élections présidentielles et législatives doivent se tenir d'ici novembre 2015.

Des pressions sont faites sur Zida pour laisser le pouvoir aux civils. La question a été mercredi avec les émissaires de l’Union Africaine et de la région de l’Afrique de l’Ouest. Elle a aussi été discutée au sommet de la Cedeao tenu jeudi à Accra, capitale du Ghana.

Mais Zida se montre jusque-là insensible, disant que l’ultimatum de 15 jours donné par l’Union Africaine n’engageait que l’Union africaine.

L’officier aux commandes du Burkina Faso a même indiqué qu’il n’avait « pas peur des sanctions ».

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