Washington autorise la vente de bombes à Ryad pour près d'1,3 milliard de dollars

Le president Barack Obama salue le roi Salman Arabie Saoudite, Antalya, 16 novembre.

Le gouvernement américain a autorisé la vente de bombes et bombes guidées à l'armée de l'air saoudienne pour près d'1,3 milliard de dollars, a annoncé le département d'Etat.

Le Congrès devrait donner son feu vert à cette vente, qui a lieu au moment où des avions de l'Arabie saoudite bombardent les rebelles Houthis au Yémen.

En dépit des critiques sur ces frappes accusées de coûter la vie à de nombreux civils, les Etats-Unis soutiennent leur allié saoudien, également engagé dans la coalition antijihadiste menée par Washington en Irak et en Syrie.

L'arsenal saoudien est faible "en raison de la cadence soutenue des nombreuses opérations de contre-terrorisme" dans lesquelles est engagée l'armée de l'air, a souligné l'agence américaine de coopération militaire (DSCA).

La commande saoudienne comprend 12.000 bombes de 200 à 900 kg, 1.500 "bunker busters" qui peuvent pénétrer des cibles fortifiées ou souterraines et 6.300 bombes guidées de type Paveway II et Paveway III.

En plus de ces bombes, les Saoudiens doivent recevoir des équipements permettant de guider les bombes par satellite.

"La vente proposée accroît la capacité de l'Arabie saoudite à faire face aux menaces actuelles et futures", a souligné la DSCA, assurant que la livraison "encourageait la stabilité dans la région".

Fin octobre, le gouvernement américain avait aussi approuvé la vente de quatre navires de guerre dernier cri à l'Arabie saoudite pour 11 milliards de dollars.

Ryad veut moderniser sa flotte alors que les tensions s'accroissent dans la région, où les navires saoudiens sont notamment confrontés aux bateaux iraniens dans le Golfe, à l'est du pays.

L'Arabie saoudite est actuellement à la tête d'une coalition militaire arabe qui bombarde, depuis mars, les positions des rebelles Houthis au Yémen.

Selon l'ONU, ce conflit a fait quelque 5.000 morts, dont plus de la moitié des civils, depuis le début de cette intervention en soutien au gouvernement yéménite de Khaled Bahah, reconnu par la communauté internationale.