Tir d'un nouveau missile iranien : une "provocation" pour Israël

Un missile balistique près lors du défilé marquant le 37e de l’invasion irakienne en Iran, Téhéran, 22 septembre 2017.

Le ministre israélien de la Défense Avigdor Lieberman a qualifié samedi de "provocation" l'annonce par l'Iran du tir d'un nouveau missile d'une portée de 2.000 km.

"Le missile balistique qu'a tiré l'Iran constitue une provocation à l'égard des Etats-Unis et de ses alliés dont Israël, et un moyen de tester nos réactions", a affirmé le ministre dans un communiqué.

"C'est une preuve supplémentaire de l'ambition de l'Iran à devenir une puissance mondiale pour menacer les pays du Moyen Orient et les Etats démocratiques dans le monde", a-t-il ajouté.

"On peut imaginer ce qui pourrait se passer si l'Iran se dotait de l'arme nucléaire à laquelle ce pays aspire. Il ne faut pas qu'une telle chose se produise."

L'Iran a annoncé samedi avoir testé "avec succès" un nouveau missile d'une portée de 2.000 km au moment où les Etats-Unis dénoncent le programme balistique de Téhéran et menacent de sortir de l'accord nucléaire.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a une nouvelle fois dénoncé cette semaine à la tribune de l'ONU à New York cet accord conclu en 2015 entre les grandes puissances et l'Iran.

Le texte vise à contrôler le caractère civil des activités nucléaires iraniennes en échange d'une levée progressive de sanctions contre Téhéran. Mais M. Netanyahu estime qu'il permet à l'Iran de développer ses programmes nucléaires en s'abritant derrière l'accord.

Le président américain Donald Trump a affirmé mardi que cet accord était "l'une des transactions les pires et les plus biaisées dans lesquelles les Etats-Unis soient jamais entrés".

Selon l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) chargée de contrôler les activités nucléaires iraniennes, Téhéran s'est conformé jusqu'à présent aux termes de l'accord de 2015.